1 DENNIS PRAET - DENNIS LES DÉLICES

" Avoir le style maison " : expression utilisée (et souvent galvaudée) au Parc Astrid pour décrire un joueur. Ce dernier doit combiner classe, technique, vista, et intelligence de jeu. Voir Paul Van Himst, Enzo Scifo, Marc Degryse, Pär Zetterberg, etc. Aujourd'hui, les fans mauves ont leur mauve touch du futur : le Justin Bieber de la gonfle a déjà séduit tout son monde. Caviars, jeu en un temps, dribbles courts, et quelques roses, Praet s'est rapidement mis le public en poche. Encore pas mal de tartines et notre Pils League devra malheureusement lui dire adieu. Marc Wilmots devra alors nous ramener, par à-coups, le joyau sur le territoire.
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" Avoir le style maison " : expression utilisée (et souvent galvaudée) au Parc Astrid pour décrire un joueur. Ce dernier doit combiner classe, technique, vista, et intelligence de jeu. Voir Paul Van Himst, Enzo Scifo, Marc Degryse, Pär Zetterberg, etc. Aujourd'hui, les fans mauves ont leur mauve touch du futur : le Justin Bieber de la gonfle a déjà séduit tout son monde. Caviars, jeu en un temps, dribbles courts, et quelques roses, Praet s'est rapidement mis le public en poche. Encore pas mal de tartines et notre Pils League devra malheureusement lui dire adieu. Marc Wilmots devra alors nous ramener, par à-coups, le joyau sur le territoire. La saison dernière le Standard avait salopé sa copie en play-offs 1 et terminé le championnat à une décevante 5e place. Seule éclaircie dans la grisaille, un petit bonhomme d'un mètre 70 arrivé en janvier 2012 sur la pointe des pieds (glacés) en provenance des quartiers de Lagos (Nigeria). Aujourd'hui, Ezekiel est devenu un des biens les plus recherchés du marché mobilier en Belgique. Car le bonhomme va vite, très vite. Trop vite même pour bon nombre de défenseurs du royaume qui rêvent déjà de le voir déguerpir de notre compétition. Mauvaise nouvelle : Imoh a resigné au Standard jusqu'en 2017. Et si c'était ça finalement la meilleure affaire du mercato liégeois ?Le Colombien débarque chez nous en janvier 2012 avec l'étiquette de meilleur buteur de son championnat national. La rudesse hivernale et le jeu européen semblent pourtant l'enfuir pour de bon dans la poudreuse. Mais Carlitos way a la tête dure et va cravacher comme jamais pour terminer 2011/2012 sans seconde ses'. Cette année, Baccalauréat est le sauveur de Blauw en Zwart. Son master devrait être décroché dans des universités étrangères plus prestigieuses, même si son clash avec la direction brugeoise pour obtenir une jolie bourse a fini par payer début janvier.Tout le monde voyait Dennis Praet, premier choix de la draft, en rookie de l'année, et c'est pourtant son poto Massimo qui lui a volé la vedette, l'espace d'un soir du moins. C'était lors de l'importantissime match retour face à Limassol, qui devait ouvrir les portes de la Ligue des Champions. À un quart du terme, JVDB lançait (par dépit ?) dans le grand bain son ado belgo-italien qui n'avait encore pourtant aucune minute au compteur avec l'équipe première. A 7 minutes du terme, c'est lui qui envoya un centre (logique quand on vient de Frameries) en un temps (une denrée rare dans nos contrées) vers Mbokani et le 1-0. Mais Massimo est plus qu'un feu de paille. Ses percussions sur le flanc droit font fureur depuis plusieurs mois. EijiKawashima, YujiOno, MichyBathsuayi, KensukeNagai. Cherchez l'intrus. L'attaquant de 19 ans a beau avoir des consonances nippones, les origines sont congolaises et le technique made in Brussels. Mais c'est à Liège que celui qui aime se la jouer Balotelli (à l'entraînement) s'épanouit. En 90 minutes face à Courtrai, le Mich a montré toute l'étendue de son énorme talent. MarcWilmots likes that. Dans le maelstrom dévastateur gantois, rares sont ceux qui ont su sortir la tête hors de l'eau. Hannes, du haut de ses 19 ans, l'a fait à plusieurs reprises. Et a même été désigné capitaine après que Mboyo s'était pris le chou avec ses supporters. Bonne vision du jeu, habile des deux pieds, cette tête de student de première année en sciences-éco peut déjà annoter à son cv avoir managé, et plutôt bien, une entreprise en crise. C'est la grosse dépense hivernale de Bruges : 3,5 millions pour un arrière gauche- capable de jouer aussi dans l'axe- encore parfait inconnu avant ce début de saison. Des bonnes prestations sous PeterMaes, une convocation chez Willie, ont suffi pour convaincre Bruges de passer à la caisse. Douze mois plus tard, RogerLambrecht a refait le coup " DerrickTshimanga " (back gauche passé à Genk pour 2,5 millions) avec un bonus d'un million. Pas sûr que le jeu en vaut la chandelle...Des cuisses de taureau, une patate de forain, des épaules de bucheron, 1m80 pour 90 kg à la pesée, Junior Malanda, 18 ans (oui, oui), c'est catégorie heavyweight, sans aucune discussion. Le jeune Bruxellois a frappé fort pour ses débuts en D1 avec Zulte Waregem. Son avenir se situe plus que probablement en Premier League (Newcastle ? Fulham ? Everton ?) où il devrait affronter des poids lourds de son envergure." Frère de ", Thorgan sait de quoi il en retourne. Sans cesse comparé à l'Eden, le joueur de Zulte a prouvé, en quelques mois sur le sol belge, qu'il en avait aussi dans les pieds. Propriétaire de Chelsea à la façon fratrie Musonda, le " petit " à Eden (Kylian, le troisième arrive derrière) sait être reconnaissant puisqu'il ira planter le but qui clouera pour de bon le cercueil de Leekens à Bruges. " Bravo frérot ". YannickFerrera l'a souvent répété à qui voulait l'entendre : " Mourinho a tout déclenché chez moi. " Et à regarder de plus près, les similitudes existent : précocité, études en éducation physique, polyglotte, tacticien, origines ibériques, etc. Mais si Yannick est le plus jeune entraîneur de l'histoire de notre D1, évinçant le record de son frère de quelques mois, le Mou a (encore) quelques lignes en plus à son palmarès.... Qui a dit qu'avec GeorgesLeekens, on n'aurait jamais pu gouter aux saveurs du Brésil ? Lors du soap-opéra " Gouden Schoen ", Jorge Leekensao s'est mué en fabuleux acteur de telenovelas lors de retrouvailles larmoyantes avec le président DeKeersmaecker dont le look, par contre, n'a pas encore séduit les ménagères brésiliennes. PAR THOMAS BRICMONT- PHOTOS: IMAGEGLOBE