La démission de Gilbert Bodart du poste d'entraîneur de La Louvière, il y a dix jours, n'est pas une bonne affaire pour Bob Cousin et Alexandre Lecomte. Les deux attaquants connaissent Bodart depuis qu'il les a entraînés à Ostende et sont arrivés à La Louvière pendant la trêve hivernale à sa demande. Tous deux étaient sur une voie de garage dans leur club, Cousin à Courtrai, pensionnaire de D2, Lecomte à l'Eendracht Alost, qui milite en D3. Lecomte a signé à Alost quand Bodart y était encore entraîneur. Deux mois plus tard, le club a été relégué, le...

La démission de Gilbert Bodart du poste d'entraîneur de La Louvière, il y a dix jours, n'est pas une bonne affaire pour Bob Cousin et Alexandre Lecomte. Les deux attaquants connaissent Bodart depuis qu'il les a entraînés à Ostende et sont arrivés à La Louvière pendant la trêve hivernale à sa demande. Tous deux étaient sur une voie de garage dans leur club, Cousin à Courtrai, pensionnaire de D2, Lecomte à l'Eendracht Alost, qui milite en D3. Lecomte a signé à Alost quand Bodart y était encore entraîneur. Deux mois plus tard, le club a été relégué, le coach limogé. D'un coup, Lecomte se retrouve à un niveau et dans un environnement qu'il méprise. Il fait tout pour se rendre insupportable, des bagarres avec ses coéquipiers jusqu'à un geste grossier à l'égard de ses supporters. Ce geste lui vaut son licenciement, en octobre 2005. Une semaine plus tard, l'avant français sait qu'il peut rejoindre La louvière. " Bobo m'a appelé ", dit-il. Bobo, c'est Bodart, qui vient tout juste d'être embauché à la place d' Emilio Ferrera. " Il a la mentalité qu'il faut pour réussir dans le Hainaut ", le vante Bodart en janvier, alors que le joueur a mauvaise réputation dans ses clubs précédents. C'est Yvan Buskens, qui travaillait encore pour le manager français Patrick Glanz, à ce moment, qui a transféré Lecomte à Roulers en 2002. Le club reçoit bientôt la visite d'huissiers : il semble que Lecomte ne paie pas le loyer de son appartement et d'autres notes. Même refrain ensuite à Ostende, Mouscron et Alost. Partout, on opère une saisie sur le salaire de Lecomte, qui ne semble pas s'en soucier. A Alost, où son contrat a été réglé, entre autres, par l'avocat Laurent Denis, il demande et obtient un acompte, comme maintenant à La Louvière. Certains pensent qu'il parie, comme Bodart. " Nous lui avons conseillé de ne pas rejoindre La Louvière ", commente le duo de managers Gert Van Eetvelde- Eric Tetaert. " Il avait d'autres possibilités mais, surtout, nous ne voulions pas faire d'affaires avec ce club. La Louvière l'a mis sous pression pour qu'il rompe avec nous. Elle préfère sans doute ne pas avoir de fouineurs. Lors de notre seul contact avec le président Gaone, celui-ci n'a pas pu nous dire combien exactement Lecomte allait gagner. Que faire dans ce cas ? " Van Eetvelde et Tetaert sont aussi les managers de Cousin quand il reçoit un coup de téléphone de David Magri, en décembre 2005, ce même Magri qui prétend ne connaître Pietro Allatta que vaguement mais est pendu à son cou sur des photos. Magri téléphone aussi à Mouscron, auquel Courtrai loue Cousin. Le manager sportif de l'Excelsior, Alain Tirloit, connaît bien Cousin puisqu'il sort avec sa fille. Tirloit, lui-même un ancien agent de joueurs, tente de s'opposer au transfert, selon la rumeur, mais en vain. On demande à Cousin de rompre avec son entourage. Il refuse, Van Eetvelde et Tetaert s'effacent d'eux-mêmes et Cousin enfile le maillot de La Louvière. " Bob est et reste un ami ", affirme le duo de managers. " Il est simplement victime de sa soif de jouer le plus haut possible ".