Un seul être vous manque et tout est dépeuplé : l'adage est on ne peut plus vrai dans le cadre de DembaBa. Une équipe peut-elle être, à ce point, tributaire d'un seul joueur ? Lorsqu'on est le FC Barcelone, on peut plus facilement compenser la longue indisponibilité d'un joueur comme SamuelEto'o. Mais lorsqu'on s'appelle l'Excelsior Mouscron, et que le noyau - et à fortiori le secteur offensif - n'est pas qualitativement très étoffé, la perte est de taille.
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Un seul être vous manque et tout est dépeuplé : l'adage est on ne peut plus vrai dans le cadre de DembaBa. Une équipe peut-elle être, à ce point, tributaire d'un seul joueur ? Lorsqu'on est le FC Barcelone, on peut plus facilement compenser la longue indisponibilité d'un joueur comme SamuelEto'o. Mais lorsqu'on s'appelle l'Excelsior Mouscron, et que le noyau - et à fortiori le secteur offensif - n'est pas qualitativement très étoffé, la perte est de taille. LE SYSTÈME DE JEUGilVandenbrouck a dû modifier un système de jeu qu'il avait imaginé très tardivement : lors de la deuxième mi-temps du... dernier match de préparation, à Courtrai. C'était 0-0 à la pause et la prestation des Hurlus, disposés en 4-4-2, avait été laborieuse. En deuxième mi-temps, l'entraîneur de l'Excel avait tenté le coup d'aligner trois attaquants : BertinTomou en pointe, AdnanCustovic à droite et Ba à gauche. Mouscron allait inscrire trois buts : tous les trois par... Ba. C'est ce système de jeu en 4-3-3 que Vandenbrouck allait reconduire durant les trois premiers matches de championnat : contre le Cercle Bruges, à La Gantoise et contre Roulers. Avec succès que l'on sait. Depuis la blessure de Ba, Vandenbrouck en est revenu au 4-4-2 en vigueur durant les premiers matches de préparation. Les joueurs ont mis un certain temps à s'y réhabituer. Tomou semblait le plus affecté : ses déviations ne trouvaient plus personne. Custovic, lui, ne pouvait pas être à la fois au départ et à la réception d'un centre. Il totalise, certes, huit buts à son compteur, mais il ne faut pas perdre de vue que cinq d'entre eux ont été inscrits pendant la période où Ba était encore à ses côtés. LE PRESSING OFFENSIFL'absence de Ba n'a pas uniquement eu des répercussions sur l'attaque. Avec un trio d'attaquants, comme en début de saison, l'Excelsior exerçait une pression sur les défenseurs adverses, qui n'osaient pas trop monter. L'entrejeu et la défense étaient, donc, également soulagés. D'autant qu'à ces trois attaquants s'ajoutait souvent KevinHatchi, l'arrière central français dont les montées fréquentes apportaient le surnombre en zone offensive et qui est, lui aussi, sur la touche actuellement. Avec Ba dans un 4-3-3, on avait l'impression que l'Excel pouvait, à tout moment, inscrire un but de plus que l'adversaire. Sans Ba, dans un 4-4-2, les Hurlus doivent surtout éviter d'encaisser le premier but. Le poids du match repose donc davantage sur la défense. Et les joueurs sont vite résignés lorsqu'ils prennent le premier but, surtout en déplacement, parce qu'ils savent qu'ils éprouveront de grosses difficultés à revenir. Ce fut flagrant à Mons après le 1-0 et au Germinal Beerschot après le 3-1. LA SOLUTIONElle est subitement apparue contre Westerlo, voici dix jours, alors que les Hurlus venaient d'encaisser une gifle au Kiel, deux semaines plus tôt : une bonne organisation, beaucoup de concentration et beaucoup d'engagement. Pour la première fois depuis la blessure de Ba, ses partenaires se sont libérés en 4-4-2. Si Vandenbrouck veut revenir à un 4-3-3, la solution pourrait aussi s'appeler AliouneKebe. Le dernier transfuge des Hurlus, arrivé hors condition, a montré de bonnes dispositions lors de ses entrées au jeu. Il est le joueur dont le profil se rapproche le plus de celui de Ba. Mais, pour l'instant, l'entraîneur de Mouscron semble s'en tenir au 4-4-2, d'autant qu' Adolphe Tohoua s'affirme sur le flanc gauche.