Juste avant le changement d'entraîneur, le directeur général d'Eupen, Christoph Henkel, avait calculé que pour assurer le maintien, il faudrait au moins trente points. La lanterne rouge en a 21. Elle peut encore gagner les unités nécessaires mais à condition de réussir un neuf sur n...

Juste avant le changement d'entraîneur, le directeur général d'Eupen, Christoph Henkel, avait calculé que pour assurer le maintien, il faudrait au moins trente points. La lanterne rouge en a 21. Elle peut encore gagner les unités nécessaires mais à condition de réussir un neuf sur neuf dans les semaines à venir. Sur base des statistiques de la saison, Eupen n'en est pas capable. Sous la direction de Claude Makélélé, les Pandas ont gagné onze points sur 39, soit 28,2 % des points mis en jeu. Sous la houlette de Jordi Condom, l'AS avait gagné 23,8 % des points. L'aspect positif, c'est que Makélélé a organisé l'équipe et nettement diminué le nombre de buts contre, de 2,7 à 1 par match. Mais le nombre de buts marqués a également diminué, de 1,6 à 0,7 par match. Conclusion : l'Eupen new look est une formation mieux organisée mais pas plus efficace qu'avant et nettement plus ennuyeuse. Ce n'est pas le seul aspect de la philosophie d'Aspire (des combinaisons au sol vers l'avant) qui a disparu. La lutte pour le maintien a pris le pas sur la maturation des talents issus de l'Aspire Academy. Trois footballeurs d'Aspire ont été titularisés, pour la première fois depuis longtemps, contre Zulte Waregem : Eric Ocansey, Silas Gnaka et Diawandou Diagne. À Malines, il y en avait deux (Ocansey et Lazare) mais lors des trois matches précédents, Ocansey était le seul représentant d'Aspire dans le onze de base.