C'est un mariage connu de tous, ou presque. Une liaison dangereuse, une union cachée, ou plutôt un secret de Polichinelle qui suscite les convoitises, aussi la complaisance et le mutisme. Depuis quelques décennies, l'argent au noir gangrène l'ensemble du football amateur, jusqu'aux plus basses séries provinciales, alors même que certains de ses acteurs le voient comme un atout.

Le 16 mars dernier, une vingtaine d'inspecteurs du SPF Finances choisissent de passer à l'acte et d'opérer une descente à La Neuville, dans les bureaux de l'Olympic Charleroi, entité de D2 amateurs, sur la piste de potentielles caisses noires. Une publicité dont les Dogues se seraient bien passés, alors qu'ils envisagent une fusion avec Châtelet-Farciennes, d'ailleurs mis en cause en 2017 par le RFC Liège sur les mêmes questions, sans pour autant que la plainte des Sang et Marine n'aboutisse. Diligentée par l'auditorat du travail, qui traque le black au sein des divisions inférieures, l'enquête vise plusieurs clubs, notamment du Hainaut.

" Il me semble que l'autre club de La Louvière ne déclare personne ", avait glissé le magistrat carolo Charles-Eric Clesse sur le plateau de La Tribune, deux jours plus tard, faisant référence au club de La Louvière-Centre, qui pourrait donc être la prochaine cible d'un contrôle ONSS. Le 10 mars, déjà, c'est le club de Ciney, en province de Namur, qui avait vu débarquer des contrôleurs dans son enceinte après le coup de sifflet final.

" Je suis convaincu qu'il y a de la fraude partout. Le problème, c'est de le démontrer. Et le processus est très difficile " ", avait ajouté Clesse dans une enquête parue dans Le Vif, jeudi dernier. Cet auditeur du travail de l'arrondissement judiciaire de Charleroi le sait : la tâche s'annonce ardue quand il s'agit de fournir des preuves de cette véritable économie parallèle, débouchant parfois sur du blanchiment d'argent, capable également de transformer l'arroseur en arrosé, notamment lorsque les joueurs qui en bénéficient ne peuvent se retourner contre leur " employeur " ou que les mécènes-présidents des clubs amateurs subissent des braquages, comme nous le révélions déjà dans ces mêmes colonnes, en juin 2017.

" Bien sûr, il y a quelques clubs qui ont échappé à un contrôle. Mais tous les dirigeants savent qu'un jour ou l'autre, quelqu'un frappera à leur porte ", nous avait au passage glissé Benny Mazur, secrétaire de Voetbal Vlaanderen. En vrai, si les contrôles se font plus réguliers, la majorité des bénéficiaires de ce système opaque ne s'inquiètent pas plus que de raison, confortés par l'apathie notoire de certaines instances à ce sujet.

Les joueurs amateurs peuvent ainsi continuer de toucher, sans les déclarer, ni trop se mouiller, des salaires fixes, des primes au point, à la signature, et des services en nature selon les sponsors de leur fanion - de la cuisine ou la salle de bain neuve, à un bel emploi - sans les qualifications requises. Le mal est si profond que seule une longue investigation commune de la part des autorités pourrait le soigner.

C'est un mariage connu de tous, ou presque. Une liaison dangereuse, une union cachée, ou plutôt un secret de Polichinelle qui suscite les convoitises, aussi la complaisance et le mutisme. Depuis quelques décennies, l'argent au noir gangrène l'ensemble du football amateur, jusqu'aux plus basses séries provinciales, alors même que certains de ses acteurs le voient comme un atout. Le 16 mars dernier, une vingtaine d'inspecteurs du SPF Finances choisissent de passer à l'acte et d'opérer une descente à La Neuville, dans les bureaux de l'Olympic Charleroi, entité de D2 amateurs, sur la piste de potentielles caisses noires. Une publicité dont les Dogues se seraient bien passés, alors qu'ils envisagent une fusion avec Châtelet-Farciennes, d'ailleurs mis en cause en 2017 par le RFC Liège sur les mêmes questions, sans pour autant que la plainte des Sang et Marine n'aboutisse. Diligentée par l'auditorat du travail, qui traque le black au sein des divisions inférieures, l'enquête vise plusieurs clubs, notamment du Hainaut. " Il me semble que l'autre club de La Louvière ne déclare personne ", avait glissé le magistrat carolo Charles-Eric Clesse sur le plateau de La Tribune, deux jours plus tard, faisant référence au club de La Louvière-Centre, qui pourrait donc être la prochaine cible d'un contrôle ONSS. Le 10 mars, déjà, c'est le club de Ciney, en province de Namur, qui avait vu débarquer des contrôleurs dans son enceinte après le coup de sifflet final. " Je suis convaincu qu'il y a de la fraude partout. Le problème, c'est de le démontrer. Et le processus est très difficile " ", avait ajouté Clesse dans une enquête parue dans Le Vif, jeudi dernier. Cet auditeur du travail de l'arrondissement judiciaire de Charleroi le sait : la tâche s'annonce ardue quand il s'agit de fournir des preuves de cette véritable économie parallèle, débouchant parfois sur du blanchiment d'argent, capable également de transformer l'arroseur en arrosé, notamment lorsque les joueurs qui en bénéficient ne peuvent se retourner contre leur " employeur " ou que les mécènes-présidents des clubs amateurs subissent des braquages, comme nous le révélions déjà dans ces mêmes colonnes, en juin 2017. " Bien sûr, il y a quelques clubs qui ont échappé à un contrôle. Mais tous les dirigeants savent qu'un jour ou l'autre, quelqu'un frappera à leur porte ", nous avait au passage glissé Benny Mazur, secrétaire de Voetbal Vlaanderen. En vrai, si les contrôles se font plus réguliers, la majorité des bénéficiaires de ce système opaque ne s'inquiètent pas plus que de raison, confortés par l'apathie notoire de certaines instances à ce sujet. Les joueurs amateurs peuvent ainsi continuer de toucher, sans les déclarer, ni trop se mouiller, des salaires fixes, des primes au point, à la signature, et des services en nature selon les sponsors de leur fanion - de la cuisine ou la salle de bain neuve, à un bel emploi - sans les qualifications requises. Le mal est si profond que seule une longue investigation commune de la part des autorités pourrait le soigner.