1 VENANZI CHEZ PAUWELS LES PLACES SONT CHÈRES

Début septembre, Bruno Venanzi réussit à faire parler de l'émission de Stéphane Pauwels dans tout le pays. Il faut dire que le président du Standard y va fort en affirmant que lors de la saison dernière, un joueur liégeois a payé son entraîneur pour jouer. Rien que ça. Luzon, Vukomanovic et Riga démentent tour à tour, les soupçons de la presse se tournent (trop facilement ?) vers Legear, mais l'affaire n'arrive jamais devant les tribunaux, faute de témoins. Bref, un bon buzz comme on les aime.
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Début septembre, Bruno Venanzi réussit à faire parler de l'émission de Stéphane Pauwels dans tout le pays. Il faut dire que le président du Standard y va fort en affirmant que lors de la saison dernière, un joueur liégeois a payé son entraîneur pour jouer. Rien que ça. Luzon, Vukomanovic et Riga démentent tour à tour, les soupçons de la presse se tournent (trop facilement ?) vers Legear, mais l'affaire n'arrive jamais devant les tribunaux, faute de témoins. Bref, un bon buzz comme on les aime.Dans les tribunes du stade roi Baudouin, la victoire belge contre l'Italie est anecdotique. Parce qu'au même moment, Paris est victime d'une série d'attentats qui sèment la terreur dans toute l'Europe. Les connexions belges des terroristes sont avérées, et les conséquences sont lourdes : le match des Diables contre l'Espagne est annulé, deux matches de Pro League sont reportés et les mesures de sécurité sont draconiennes. Pour aller voir Anderlecht-OHL deux semaines plus tard, certains ont été fouillés cinq fois.Benito monte au jeu dans les dernières secondes d'un succès sans histoire contre Courtrai. Il lui reste un peu trop d'énergie quand il prend le mégaphone après le coup de sifflet final, et lance un gênant " Alle boeren zijn homo's " (littéralement, tous les fermiers sont des homosexuels), chant buffalo " bon enfant " destiné au rival brugeois. Raman sera suspendu, et Gand présentera ses excuses aux fermiers et aux homosexuels. Et à Bruges, aussi. Mais du bout des lèvres.À la question " des supporters peuvent-ils gagner un match de football ? ", le Standard répond oui. En déplacement, en plus. Fumigènes à l'appui, les fans rouches mettent littéralement le feu au Mambourg pour une interruption qui permettra à Yannick Ferrera de galvaniser ses troupes et au Standard, alors lanterne rouge, de renverser la situation pour lancer sa spirale positive. Les Zèbres sont furieux. Et ils le seraient encore plus s'ils venaient à louper les play-offs pour trois petits points." Mes sincères excuses. Ce n'est rien de personnel, tu le sais bien, mais si un jour tu veux en parler... " Viré de Lokeren après une victoire, Bob Peeters fulmine en lisant ce SMS signé par un Long Couteau qui vient de lui en planter un dans le dos. Après enquête, il s'avérera que Papa Georges n'avait même pas le numéro de Bob. Un petit plaisantin s'est fait passer pour Leekens, histoire de se moquer un peu de Peeters. Un penalty raté au Parc Astrid, c'est presque un running gag. Alors, pour faire le buzz, les Mauves ont donc décidé de placer trois pénos entre les gants d'un Jean-François Gillet devenu star du web grâce à Tielemans, Praet et Okaka. Et pour couronner le tout, Kara a marqué contre son camp à la dernière minute pour offrir un point à Malines. Les Géants Athois, ça ne parlait pas à grand-monde. Enfin, ça, c'était avant la rocambolesque histoire du rachat du club par Nicolas Anelka. Après deux mois de rebondissements incompréhensibles et de forfaits en cascade, Anelka a fini par démentir, expliquant qu'il ne servait que de figure de proue à un mystérieux groupe d'investisseurs invisibles. Tout ça pour ça.Qui veut jouer dans l'Eurostadium ? Anderlecht semblait résolu à s'installer dans la future enceinte nationale, avant de se rappeler qu'il pourrait toujours être intéressant de faire jouer la concurrence et de relancer les plans de l'agrandissement du Parc Astrid. De quoi mettre les plans du stade national en stand-by, et remettre entre parenthèses la participation de la Belgique à l'organisation de l'Euro 2020. Un coup dur. Battu par Westerlo à domicile, le Standard de Yannick Ferrera se retrouve dernier du championnat. On se demande alors dans quelle galère le coach est allé se fourrer. Les Rouches coupent la télé et ne répondent plus aux blagues reçues par sms jusqu'aux victoires contre Charleroi et Anderlecht. Trois mois et un mercato plus tard, le Standard semble armé pour se mêler à la lutte pour l'Europe. Grâce à une glorieuse victoire face à la redoutable sélection israélienne, qui suivait un succès homérique à Andorre, la Belgique s'est installée tout en haut de la hiérarchie mondiale. Le tout sans avoir gagné un titre. Reste à gagner l'Euro pour faire taire les sceptiques, et légitimer ce trône qui a l'air un peu ridicule quand on s'y installe sans couronne.