Face aux chiffres froids d'un 4-1, on peut avoir l'impression qu'Anderlecht a outrageusement dominé Genk et - du coup - garanti son avenir. Mais en fait, il ne s'agit que d'une accalmie dans une saison houleuse.
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Face aux chiffres froids d'un 4-1, on peut avoir l'impression qu'Anderlecht a outrageusement dominé Genk et - du coup - garanti son avenir. Mais en fait, il ne s'agit que d'une accalmie dans une saison houleuse. Après 12 minutes, ce fut déjà 2-0 grâce à une audacieuse volée de Bart Goor et un penalty sur... Christian Wilhelmsson, véritable poison pour les défenseurs. Anderlecht était d'abord capable de maintenir cet avantage, mais devait encaisser un but de raccroc de Kevin Vandenbergh avant de reprendre le large en cinq minutes sur un corner et un coup franc, exploitant parfaitement les points faibles de Genk sur les phases arrêtées. Rendement maximal, donc, pour les Mauves qui capitalisèrent parfaitement sur la faiblesse défensive des Limbourgeois. Et chapeau à Silvio Proto qui sauva au moins deux buts... Au total : pas de mainmise de fer des Mauves, mais de belles perspectives à condition de conserver un tel équilibre dans l'équipe. Car on a apprécié le travail et l'efficacité trouvée par un Bart Goor assez bas sur le terrain (en tout cas bien derrière le créatif Pär Zetterberg) et par l'énergie éternelle du bûcheron Yves Vanderhaeghe. Mais la meilleure surprise fut cependant Nicolas Frutos qui - malgré un terrain dur qui ne l'avantageait pas - démontra qu'il savait tout à la fois peser sur une défense adverse, participer au jeu et être efficace en zone de conclusion. Il nous semble meilleur de la tête offensivement que Jan Koller et plus collectif que Nenad Jestrovic. C'est bon signe, car s'il doit remplacer Jestrovic, c'est Koller qu'il doit faire oublier. Nous croyons à 100 % à la promesse de Roger Vanden Stock de ne pas virer Frankie Vercauteren cette saison et ce, quels que soient les résultats à venir. Cependant (et bien que cela ne fut évidemment pas explicité), il y a un moyen pour la direction anderlechtoise de ne pas manger sa parole : c'est d'accepter le repli de Vercauteren vers le poste de directeur technique si les résultats venaient à ne plus suivre sur le terrain. Exactement comme Michel Preud'homme l'a fait, en son temps, au Standard, laissant la place à Dominique D'Onofrio. Il n'y a pas de DD à Anderlecht, mais on y a sûrement pensé à cette solution... On parle de plus en plus de l'immense amitié qui réunit désormais Anderlecht et le Standard et elle se retrouve même au sein de l'association belge des professionnels de... golf (la Belgian PGA) au sein de laquelle RVDS et Preud'homme font partie du Board of Governors. Une vexation de plus pour le Club Bruges ? Marc Degryse (qui joue pourtant aussi au golf) n'en fait pas partie. Même avant que l'émission Panorama de la chaîne flamande VRT ne traite de la corruption et des matches truqués, tout le monde en avait parlé. Même la presse francophone... qui n'avait pourtant jamais repris la moindre information de Jan Hauspie qui publie régulièrement, dans nos colonnes, des articles sur ce dossier depuis l'été dernier. Allez comprendre. Surtout que l'émission précise bien que notre journaliste a été le premier à aborder ce sujet. Et il persévère en page 22. Une chose est sûre : si La Louvière a été principalement visée dans le reportage, d'autres clubs et entraîneurs n'ont pas été épargnés. Quand on entend par exemple le président du Lierse dire que Paul Put a été licencié parce qu'il a vendu des matches, on reste cloué dans sa chaise en se demandant comment tout ça finira. Et où. Car le reportage est très fort. Il sera heureusement repris par la RTBF ce mercredi dans Questions à la Une. John Baete