Mal embarquée dans sa poule éliminatoire, la France a redressé la barre en battant deux fois sur le score minimal la Lituanie (0-1, 1-0). Les médias français refusent l'emballement mais affirment qu'en cas de six sur six dans les deux prochaines rencontres (Iles Féroé et une Roumanie en pleine crise au Stade de France), les Bleus ne seraient plus qu'à deux points des Serbes avant le déplacement à Belgrade.
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Mal embarquée dans sa poule éliminatoire, la France a redressé la barre en battant deux fois sur le score minimal la Lituanie (0-1, 1-0). Les médias français refusent l'emballement mais affirment qu'en cas de six sur six dans les deux prochaines rencontres (Iles Féroé et une Roumanie en pleine crise au Stade de France), les Bleus ne seraient plus qu'à deux points des Serbes avant le déplacement à Belgrade. Peu d'enseignements peuvent être tirés de la double confrontation face à la Lituanie si ce n'est que les Baltes semblent être écartés (car trop faibles dans les moments clés) de la course à la phase finale en AfSud même si mathématiquement, ils ne sont pas éliminés. Les deux buts ont été marqués par le même homme, Frank Ribéry, qui a acquis un nouveau statut chez les Bleus, remplaçant Zinédine Zidane dans le c£ur des Français et Thierry Henry dans le rôle de patron. Replacé à gauche alors qu'Henry évoluait en pointe, Ribéry a éclaboussé les deux rencontres, prouvant qu'il était meilleur à gauche qu'à droite. La presse française a donc déjà posé le débat : qui d'Henry et de Ribéry faut-il mettre à gauche quand Nicolas Anelka sera rétabli ? Raymond Domenech, lui, évite de répondre, préférant construire une équipe avec les deux joueurs sur le terrain (soit Henry à gauche et Ribéry à droite, soit Ribéry à gauche et Henry en pointe). D'autres satisfactions peuvent être retirées de la double confrontation : la défense, le talon d'Achille, n'a pas concédé de buts. En l'absence d' Eric Abidal, la paire centrale William Gallas- Sébastien Squillaci a tenu la route. Deuxième satisfaction : le travail incessant de Lassana Diarra qui a non seulement récupéré beaucoup de ballons mais a su donner l'impulsion offensive nécessaire. Il a pris option au poste de milieu défensif pour les cinq prochaines années. Enfin, le coaching de Domenech s'est avéré payant. En Lituanie, il a titularisé Peguy Luyindula qui, tout en gâchant de nombreuses occasions, s'est montré le Français le plus dangereux. Et à Paris, il a fait rentrer André-Pierre Gignac qui a fêté sa première titularisation par une passe décisive et beaucoup de c£ur. MONACO s'est donné un nouveau président, Etienne Franzi. Pendant ce temps, son prédécesseur Jérôme De Bontin règle ses comptes dans la presse. " Monaco est un monde à part, une monarchie absolue avec 7.000 Monégasques qui se jugent les uns les autres en fonction du regard du prince. " LE HAVRE, déjà presque condamné, a eu un dernier sursaut d'orgueil en battant Monaco (0-1). Les Normands restaient sur un bilan de 3 sur 18. CLAUDE PUEL, l'entraîneur de Lyon qui avait reçu les pleins pouvoirs lors de son arrivée, devra composer avec le tandem Aulas-Lacombe pour le prochain recrutement. Davantage prévu dans un rôle de manager que d'entraîneur, il aimerait recruter d'anciens Lillois alors que les dirigeants n'y voient aucun intérêt (à part notre compatriote Eden Hazard, qui était titulaire à Nantes et a cédé sa place à Frau à la 79e). ERIC GERETS n'a toujours pas prolongé son contrat à Marseille. Roland Lamah (Le Mans) a cédé sa place à la 72e à un attaquant alors que Lyon menait 0-3. JUSSIE, le médian brésilien de Bordeaux, s'est blessé pour la troisième fois de la saison (lésion aux ischios). JÉRÉMIE JANOT, le gardien de Saint-Etienne, a fêté son 300e match face à Marseille où Kevin Mirallas a disputé les 90 minutes de la rencontre (défaite 0-3). STéPHANE VANDE VELDE