1 NICOLAE STANCIU

L'ADDITION, SVP !
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L'ADDITION, SVP ! Le transfert le plus cher de l'histoire d'Anderlecht, reparti après une saison et demie jalonnée de trop rares exploits, ça fait forcément tache. Pourtant, le Roumain a du talent. Avec des gestes quasiment inédit sur les pelouses belges. Mais ni Weiler, ni Frutos, ni Vanhaezebrouck n'ont trouvé une place à Stanciu. Trop lent, trop précipité, trop imprécis... Et donc trop cher, au bout du compte. Un mariage raté, conclu avec une sacrée note de frais. GROS GROS TRANSFERT Arrivé pour sauver le Standard au bout du mercato estival, le Brésilien s'est surtout distingué pour être l'homme au short le plus large du championnat. Pour le reste, presque pas de buts ou de passes décisives à se mettre sous la dent, alors que Carlinhos était censé reprendre le rôle d'Ishak Belfodil, omniprésent la saison dernière. Sacrifié lors du passage au 4-4-2 de Sa Pinto, on voit mal comment il pourrait encore se dessiner un avenir à Sclessin. MYTHE ET MYTHO Conseiller du président aux émoluments royaux, Big Dan a plutôt raté sa première tentative de reconversion. Après avoir saoulé tout Liège à force de placer " Guardiola " une fois tous les cinq mots, il a fini par tirer la révérence en tentant de sauver sa réputation dans une interview coincée quelque part entre la mégalo- et la mythomanie. Depuis, le géant de Froidchapelle est porté disparu. Et c'est peut-être mieux pour le Standard. DIABLE EN BOÎTE Débarqué chez les Rouches avec un statut d'ex-international belge, et quelques belles années de service réparties entre l'Italie et la Turquie, Cavanda devait chasser rapidement Collins Fai du onze de Sa Pinto. Mais l'ancien Diable rouge s'est plus souvent fait remarquer en dehors du terrain que sur la pelouse, où il a plus souvent tricoté sur son flanc qu'envoyé des centres vers Orlando Sa. Sa pige liégeoise ne devrait ni s'éterniser, ni rester gravée dans les mémoires. PAR ICI LA SORTIE On aurait dû s'en douter. Tout a commencé sous Michel Preud'homme, quand Ethan Horvath a offert un but-gag à David Pollet au beau milieu des play-offs. Ensuite, c'est Guillaume Hubert, incapable de s'imposer au Standard, qui a débarqué pendant l'été. Ivan Leko a hérité du duo, et leurs boulettes à répétition ont provoqué un retour de Ludo Butelle dans les buts et le licenciement de Jan Van Steenberghe, coach des gardiens. Arrive alors Gabulov. Suite au prochain épisode.SANS PRÉLIMINAIRESBasaksehir, ça sonne un peu club turc de seconde zone. L'AEK Athènes, ça fait un peu has been. Et Altach... On ne sait toujours pas trop où c'est. Voilà pour les tombeurs de nos clubs belges, en Coupe d'Europe l'été dernier. Heureusement, il y a eu Anderlecht, Sven Kums libero, la tactique de Frutos contre le Celtic et les branlées contre le PSG. Finalement, la plus belle campagne a été celle de Zulte Waregem. C'est un assez bon résumé. MEMO TECHNIQUE En Espagne, où il avait posé ses gants à Grenade, il ne suscite presque que des moqueries. Il paraît qu'il encaissait beaucoup parce qu'il avait une mauvaise équipe. Depuis son arrivée à Liège, il brille par le nombre incalculable de buts encaissés dans son petit rectangle, là où les gardiens sont censés être les rois. Capable d'écoeurer une équipe sur nonante minutes, mais aussi de se trouer plusieurs fois sur une saison. EMPLOI FICTIF Qui ? Comment ça, vous ne connaissez pas tout le staff des Diables rouges ? Iñaki, c'est le vice-entraîneur des gardiens. L'assistant d'Erwin Lemmens, qui travaille lui-même à Lokeren en plus de son petit job occasionnel avec la sélection. Compliqué, vous dites ? Ca ne le semble pas trop pour l'ami Iñaki. Un homme qui, de l'avis de ceux qui suivent régulièrement les Diables à l'entraînement, ne fait pas grand-chose. Saloperie d'emplois fictifs. Encore un coup des intercommunales. C4 EN DEUX EXEMPLAIRES Il est sympa, Sacha. Poli, posé, juste dans ses analyses et parfait pour servir de consultant à la télévision. Et comme en plus, il jouait avec une belle défense à trois à Malines, il était au top de la hype. Un an, un passage raté au Standard et un retour catastrophique au KaVé plus tard, le Serbe va peut-être pouvoir se consacrer à la télévision. Deux licenciements en quelques mois, il n'y a que Bob Peeters qui est capable de se relever de ça. LE PROFESSIONNEL On est quand même en 2018. Alors, on se dit que le football est assez professionnel, que les décideurs ne peuvent pas se laisser rouler par un homme avec du bagout et un C.V. soigneusement gonflé de quelques exploits accomplis à 90 %. Mais le monde nous étonnera toujours. Les Hongrois, en galère pour trouver un nouveau sélectionneur, se sont sans doute retrouvés sur georgesleekens.be. Où on parle assez peu des résultats de Long Couteau à la CAN avec l'Algérie...