1Vincent Kompany (280 points) Hambourg (Uccle, 10/04/1986)

Kompany for president est un des rares slogans que nous n'avons pas entendu ces derniers mois - sans doute parce que la Belgique est une monarchie. Après deux années marquées par des blessures, à Anderlecht et à Hambourg, le défenseur est enfin de retour. Il remporte à nouveau les duels avant même que ses adversaires ne se rendent compte de ce qui se passe. Sur le terrain, le Bruxellois allie toujours flegme et volonté. En-dehors, le jeune footballeur intelligent se profile comme porte-parole des nouveaux Diables Rouges. Il ne mâche pas ses mots en évoquant les problèmes de société, le danger de l'extrême droite ou la tragédie de l'Afrique, le continent de ses ancêtres. Il laisse libre cours à son émotion en évoquant le décès de sa mère. A 21 ans, Kompany n'est pas seulement un grand footballeur mais aussi un monument en devenir. 50 Cent, son rappeur favori, chante " I know you like my style ". En effet, nous l'aimons.
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Kompany for president est un des rares slogans que nous n'avons pas entendu ces derniers mois - sans doute parce que la Belgique est une monarchie. Après deux années marquées par des blessures, à Anderlecht et à Hambourg, le défenseur est enfin de retour. Il remporte à nouveau les duels avant même que ses adversaires ne se rendent compte de ce qui se passe. Sur le terrain, le Bruxellois allie toujours flegme et volonté. En-dehors, le jeune footballeur intelligent se profile comme porte-parole des nouveaux Diables Rouges. Il ne mâche pas ses mots en évoquant les problèmes de société, le danger de l'extrême droite ou la tragédie de l'Afrique, le continent de ses ancêtres. Il laisse libre cours à son émotion en évoquant le décès de sa mère. A 21 ans, Kompany n'est pas seulement un grand footballeur mais aussi un monument en devenir. 50 Cent, son rappeur favori, chante " I know you like my style ". En effet, nous l'aimons. Moussa au Pays des Merveilles. Le Belge d'origine malienne ressent souvent ce sentiment. Agé de 20 ans, il devient une idole alors qu'il vient à peine de quitter l'âge où l'on chérit les futurs stars. A 17 ans, il comptait déjà 23 matches en équipe fanion du Germinal Beerschot. Il a alors tenté sa chance aux Pays-Bas, à Willem II. Un an plus tard, il rejoignait l'AZ, candidat au titre. Louis van Gaal l'a mué en attaquant travailleur, capable de conserver le ballon et doté d'un bagage technique appréciable. René Vandereycken l'a sélectionné alors qu'il n'avait que 19 ans. Même si la finition reste son point faible, Dembélé a inscrit deux des trois buts de la victoire 3-2 de la Belgique contre la Serbie, en août. Lorsqu'il a marqué l'unique but de l'AZ contre Larissa, en Coupe UEFA, Van Gaal, d'un naturel pourtant critique, n'a eu qu'un mot : " Fantastique ". Le 6 octobre, quand Simons émerge du tunnel des joueurs, au stade Philips, à l'occasion du match contre Willem II, des milliers de supporters du PSV muent la tribune en drapeau belge. " Capitaine Simons, notre lion des Flandres ", lit-on sur une banderole. Le Brabançon est particulièrement apprécié au PSV. Il est le métronome de l'équipe d'Eindhoven comme il était celui du Club Bruges. Sûr à l'interception, il relance le jeu avec soin. Il répond toujours présent. En cinq saisons au Club et en deux ans et demi au PSV, il n'a raté que dix matches. Rarement suspendu, encore plus exceptionnellement blessé, Simons est un modèle de régularité tant avec les Diables Rouges ou lors d'un quart de finale de la Ligue des Champions. A 18 ans, Defour était le petit général de l'entrejeu genkois. Une bonne technique, de l'abattage et une vista exceptionnelle : il n'en fallait pas davantage pour qu'on le compare, peut-être prématurément, à Wilfried Van Moer, surtout durant l'été 2006, quand il a troqué son maillot bleu et blanc contre celui des Rouches. Son transfert a fait du bruit car Defour a menacé d'utiliser la fameuse loi de 1978 pour rompre son contrat au Racing. L'Ajax s'intéressait déjà à lui et continue à le suivre. Au Standard, il n'a fallu qu'une saison à Defour pour reprendre le brassard de Conceiçao. Il ne pratique pas la langue de bois. A l'instar de Kompany, il est un porte-parole de la nouvelle génération. Le Standard n'a plus été champion depuis exactement un quart de siècle. En mai 2008, Defour a rendez-vous avec l'histoire. Mudingayi a effectué ses débuts chez les Diables Rouges d' Aimé Anthuenis en avril 2003. Il semblait n'être qu'une étoile filante. A Gand, le médian défensif ne décollait guère du banc. Ce pare-chocs sur lequel les attaques adverses échouaient manquait de talent quand il devait s'impliquer dans le jeu. C'était du moins l'opinion de son entraîneur d'alors, Jan Olde Riekerink. Les Buffalos se sont frotté les mains quand le Torino a offert 250.000 euros pour le Belge né à Kinshasa. Mudingayi a fait du chemin en Italie. Plusieurs grands clubs se sont intéressés à lui. En 2005, un an après son arrivée dans la Botte, il a si- gné à la Lazio. Devenu titulaire en Série A, il devait logiquement l'être en équipe nationale. Il a réenfilé le maillot belge trois ans après sa première sélection. Le Bruxellois d'origine marocaine est un footballeur de l'ancienne école, celle qui produisait des joueurs avec lesquels on pouvait aller à la guerre, comme Gerets, Vandereycken, Ceulemans et Cie. Fellaini est une forteresse dans l'entrejeu. Imposant, dur dans les duels, quasi invincible dans les airs, il récupère les ballons à la chaîne. En outre, il gicle régulièrement vers l'avant et il est redoutable sur les phases arrêtées. Il ne connaît guère de passages à vide. Même quand l'équipe sombre, il est souvent le seul à garder la tête hors de l'eau. Jusqu'il y a un peu moins d'un an, il aurait également pu se produire pour le Maroc mais il a opté pour sa vraie patrie, la Belgique. Reste à savoir s'il jouera encore longtemps dans notre championnat car la Premier League lui fait les yeux doux. Mirallas raffole des premières. Il a marqué lors de son premier match pour Lille, contre le PSG (1-0) et avec l'équipe nationale contre la Serbie (3-2). Le jeune formé par le Standard n'est pourtant pas un voleur de but, même s'il en a le potentiel : il conserve bien le ballon, il a un bon tir et est mobile. Fer de lance des Espoirs lors de l'EURO aux Pays-Bas, il forme avec Dembélé la plus jeune attaque du football international depuis qu'il est passé chez les grands. Placer nos espoirs sur lui dès maintenant serait prématuré mais ce jour viendra. De tout ce top-50, Mpenza est peut-être le seul à avoir déjà imprégné la mémoire collective. Pendant le match inaugural de l'EURO 2000, il a marqué le but décisif contre la Suède, au Heysel. Durant les six années qui ont suivi, il a signé deux belles saisons, une à Schalke 04, l'autre au Standard. Par la suite, à Hambourg, il s'est surtout distingué par ses caprices. Par après, il a mis le cap sur le désert du Qatar et d'Al-Rayyan plus précisément. La saison passée, contre toute attente, Emile est revenu plus fort que jamais, en Premier League ! A Manchester City, sa vitesse et sa mobilité lui permettent de peser sur les défenses adverses quand il n'est pas blessé... La question est reprise dans un quiz : quel Belge a marqué deux buts à l'AC Milan, en quarts de finale de la Ligue des Champions, en 2007 ? Réponse : Daniel Van Buyten. Le roc de Froidchapelle est bien placé pour comprendre que nul n'est prophète dans son pays. Depuis son éclosion au Standard, il est poursuivi par des doutes quant à ses capacités, doutes essentiellement alimentés par ses prestations en équipe nationale. A Marseille comme à Hambourg, par contre, Big Dan est devenu un défenseur apprécié pour son engagement et son excellent jeu de tête. Transféré au Bayern, il y a brillé la saison passée, en championnat et en Ligue des Champions. Même si l'exercice actuel est moins régulier, il a été repris deux fois dans le onze de la semaine de SportBild et du Kicker. Peu de Belges sont champions quatre mois après un transfert à l'étranger. Nicolas Lombaerts y est parvenu. Le 11 novembre dernier, le Zenit Saint-Pétersbourg a été sacré champion de Russie. C'est la première fois depuis 1995 que le titre échappait à un club moscovite. Les Russes ont découvert Lombaerts à l'EURO des Espoirs, en juin dernier. Le Brugeois restait sur une belle saison à Gand et son EURO fut à l'image de son championnat. Intelligent, le défenseur évolue avec un égal bonheur sur le flanc et dans l'axe. Suite à son transfert, il a été contraint d'interrompre ses études de droit mais il ne doit pas le regretter : son salaire annuel comprend probablement six zéros. Seuls les grands attaquants marquent les yeux fermés. La saison passée, au Beerschot, Sterchele a dévoilé son talent, devenant le meilleur buteur du championnat. Il a également été sélectionné en équipe nationale pour la première fois en mars dernier. Cet été, il semblait sur le point de signer à Anderlecht. Au terme d'un véritable feuilleton, il a atterri à Bruges. Là, il a parfois montré un trait moins plaisant de sa personnalité, son côté provocateur. Même si sa production est un rien inférieure à celle de la saison précédente, il a déjà inscrit quelques buts décisifs pour le Club. Karel Geraerts avait 16 ans à son arrivée au Club. Il a rapidement été repris dans le noyau A. Il a passé trois ans sur le banc, ignoré par Trond Sollied. Loué un semestre à Lokeren, il a rejoint le Standard. C'est là que le blond médian a éclaté. En trois saisons, il n'a pratiquement pas raté de match. Bombardé joueur belge box-to-box, maître de l'entrejeu, il plonge régulièrement devant le but. Il est devenu une valeur sûre de l'équipe nationale. Son retour à Bruges, en juin passé, a suscité l'étonnement général. Le fils perdu a été accueilli avec faste mais l'histoire n'a pas (encore) connu de happy end. Jusqu'à présent, Geraerts n'a toujours pas égalé le niveau atteint au Standard. L'ancien jeune du Germinal avait 18 ans quand il a débarqué à l'Ajax. Il y est devenu un défenseur polyvalent, capable de jouer au c£ur de la défense ou à l'arrière gauche. L'école ajacide l'a marqué de son sceau : il défend avec sobriété, a un excellent jeu de position et une relance soignée. Loué une saison au RKC, il a ensuite conquis ses galons de titulaire à l'Ajax. On n'ose plus imaginer les Diables Rouges sans Vermaelen, du moins quand il n'est pas freiné par des blessures. En 2007, il a été atteint à trois reprises. En septembre, contre l'AZ, il s'est déchiré les ligaments de la cheville. L'Ajax a prolongé son contrat jusqu'en 2012 pendant sa revalidation. Il se réentraîne depuis trois semaines. Pocognoli a formé un duo en or avec Tom Soetaers sur le flanc gauche de Genk, la saison passée. Il a un bon dribble, sait s'infiltrer et délivrer des passes millimétrées. Le jeune Liégeois semblait taillé sur mesure pour le football néerlandais. De fait. Si l'Ajax s'intéressait à lui et c'est l'AZ qui l'a embauché. Il y a retrouvé ses partenaires d'équipes nationales d'âge, Martens et Dembélé. Pocognoli poursuit son éclosion sous la houlette de Louis van Gaal. Il est fréquemment avancé d'un cran, dans l'entrejeu, ce qui lui permet de marquer et de se livrer avec moins de retenue qu'à Genk, où il n'avait trouvé le chemin des filets qu'à une seule reprise. De Smet et De Sutter étaient déjà les fers de lance de la brigade noire et verte la saison passée mais le soutien de Gombami et de Iachtchouk leur permet maintenant de se surpasser. Des deux, Stijn De Smet émerge légèrement. A 22 ans, il a déjà disputé plus de cent matches en équipe fanion du Cercle. Ses performances actuelles en font un gibier convoité sur le marché des transferts. Il semble qu'un contrat l'attende au Parc Astrid, au terme de la saison. Selon Glen De Boeck, De Smet n'est pas encore prêt à jouer dans un grand club mais qui, au sein de la direction anderlechtoise, s'est un jour soucié de l'avis de l'ancien entraîneur adjoint ?... Tous les jeunes ne saisissent pas du premier coup l'occasion d'évoluer à l'étranger. Witsel n'a pas bronché quand le Real et Arsenal l'ont approché, peu après son élection au rang de meilleur joueur de l'EURO des - 16 ans. Le mobile joueur devenu polyvalent est resté à Liège pour achever ses études. Un choix sage, puisqu'il est devenu titulaire au Standard au second tour de la saison dernière. Il forme avec Defour et Fellaini le jeune triangle médian du Standard. Il est aussi l'éclaireur de la nouvelle génération formée à l'Académie Robert Louis-Dreyfus. De Mul est tenace. Nanti d'une assurance digne d'un Batave, il fonce. Lors de ses débuts à l'Arena d'Amsterdam, à 17 ans, il n'avait qu'une idée en tête : s'imposer à l'Ajax. Il y est parvenu, après une année de transition à Vitesse. Sa prestation à Arnhem et une autre bonne saison, de retour à l'Ajax, ont charmé le FC Séville, vainqueur par deux fois de la Coupe UEFA. Ses actions tranchantes et ses dribbles menés tambour battant sur le flanc droit lui ont valu un transfert en Espagne. La concurrence y est rude, il devra peut-être accepter d'être prêté ailleurs une saison de plus, mais il est décidé à ne pas quitter Séville avant de s'y être imposé. Le Dinamo Moscou proposait une indemnité de transfert de quatre millions, assortie d'un salaire annuel d'un million d'euros, afin de s'assurer les services du blond ailier pendant la trêve hivernale. Anderlecht a demandé six millions, preuve de sa volonté de conserver son talent. Tout va vite pour Legear, âgé de vingt ans. Il fait partie de la génération en or issue de Liège mais le Standard n'a pas décelé ses possibilités et l'a vu partir, à seize ans, chez son rival bruxellois. Hugo Broos a rapidement accordé sa chance au jeune homme mais celui-ci a dû patienter jusqu'à la saison passée pour être régulièrement titularisé. Frankie Vercauteren appréciait Legear, qui l'a remercié de sa confiance par de belles actions, qui ont fait de lui une des rares éclaircies d'Anderlecht, au premier tour. S'il conserve son niveau au second tour, malgré la concurrence de Chatelle, il pourra bientôt briguer une place de titulaire en équipe nationale. Lundi 26 novembre 2007. FC Malines - Cercle Bruges, le dernier 16e de finale de la Coupe de Belgique, est programmé juste après le week-end car il est retransmis sur Canvas. Quelques semaines plus tôt, Malines a été étrillé 0-4 en championnat. De Sutter a marqué deux buts. Le malinwa est avide de revanche. A 21 h 05, vingt minutes après le coup d'envoi, pourtant, les milliers de spectateurs et les téléspectateurs, encore plus nombreux, voient le panneau d'affichage : 0-4. Buts signés par Tom De Sutter. L'avant de 22 ans adresse un geste comique au banc : " Remplacez-moi ". C'eût été le plus rapide remplacement pour applaudissement de l'histoire, mais aussi, la meilleure preuve du talent et du sens du but de De Sutter, parfaitement dirigé et servi cette saison au Cercle. Il a l'air d'un étudiant mais ne vous y trompez pas : Jan Vertonghen est un dur. A l'Ajax, il doit actuellement pallier la blessure d' Edgar Davids, le pitbull. La blessure de Thomas Vermaelen a augmenté ses occasions de jouer. Vertonghen évolue avec un égal bonheur à l'arrière gauche ou dans l'entrejeu. Il a déjà été une valeur sûre des Diablotins. Depuis mai, il collectionne les sélections en équipe nationale A également. L'ancien jeune du Beerschot possède un bon bagage technique mais il n'hésite pas à mettre le pied quand il le faut. On ne remarque souvent la valeur des gens que quand ils ne sont plus là. Mémé Tchité a été cédé par Anderlecht à Santander en fin de période des transferts, partiellement pour compenser la perte financière essuyée suite à l'élimination de la Ligue des Champions. Le Parc Astrid a cruellement regretté son buteur au premier tour. Le c£ur de Tchité est toujours en Belgique, comme il l'a souligné lors de son retour pour les fêtes. En juin, les pouvoirs publics l'ont prévenu que son dossier de naturalisation était en ordre, hormis quelques détails. Tchité est généralement joker à Santander mais il a déjà inscrit 4 buts et est le meilleur buteur ex-aequo du club. Martens était le capitaine des Espoirs qui se sont qualifiés pour les Jeux Olympiques de Pékin. C'est surtout grâce à cet exploit que les amateurs belges de football le connaissent. Il n'avait encore disputé qu'un seul match en D1 belge, à Anderlecht, en 2004, quand il a rejoint le RKC puis l'AZ. Les observateurs néerlandais le considèrent depuis plusieurs années comme un des plus grands talents à arpenter leurs terrains. Le Flandrien de Bassevelde est gaucher. Fin technicien, il évolue avec brio dans l'entrejeu gauche ou comme distributeur. Victime d'une déchirure des ligaments croisés du genou, il est cependant sur la touche pour plusieurs mois. Après Kompany, Vanden Borre est le deuxième produit du cru à avoir effectué ses débuts à seize ans dans la jeune défense mauve. L'arrière droit n'est pas seulement un solide défenseur, il développe aussi un excellent football. Il ne manque ni de flair ni de technique mais sa nonchalance lui nuit. Il est parfois trop lunatique sur le terrain, trop distrait. Suite à une altercation avec Vercauteren, il a été écarté. Son transfert à la Fiorentina constituait sa seule issue. Libéré, il a été brillant à l'EURO des Espoirs en juin dernier mais il décolle difficilement du banc de la Fiorentina. Génie et folie riment souvent en football. Blondel en est un bel exemple. Le jeune médian, titularisé à Mouscron à 17 ans, alterne les hauts faits techniques et les tacles méchants. Son tempérament constitue sans doute le principal obstacle à l'envolée de sa carrière. Le Club l'a rapatrié, après un passage raté à Tottenham, il y a quatre ans. Depuis la saison dernière, il semble enfin s'imposer. De temps à autre, il bouillonne encore mais la raison commence à prendre le pas. Rarement, un gardien de l'équipe nationale n'aura été sous le feu de la critique comme Stijnen la saison passée : des actions malheureuses sur le terrain, des déclarations désastreuses en-dehors. Le Limbourgeois a fait front, il a conservé son calme dans la tempête et s'est ressaisi cet automne. Il participe bien au jeu, il est fort sur sa ligne et a déjà gagné de nombreux points pour le leader du championnat, qui a pratiquement remporté toutes ses victoires par un but d'écart. Chez les Diables Rouges également, Stijnen semble être le numéro un incontesté. Gand a inventé un nouveau slogan : Gillet, la perfection au masculin. La carrière du Liégeois se précipite. Des scouts gantois l'ont repéré à Eupen, pensionnaire de Division Deux, en 2006. Il évoluait au milieu droit dans les Cantons de l'Est. De cette place, il avait marqué seize buts en 32 matches. Georges Leekens le fit reculer d'un cran, à l'arrière droit, avec succès. Offensif, Gillet est un back très moderne. Il arpente son flanc comme s'il possédait quatre poumons. Son talent n'a pas échappé aux responsables de l'équipe nationale et d'Anderlecht. Rejeté par l'entraîneur, renvoyé dans le noyau B puis en amateurs : le chemin de croix de Sonck à Mönchengladbach semblait interminable. Puis, en août, le Club a frappé à la porte du double meilleur buteur (2002 et 2003), Soulier d'Or 2001 du Racing Genk. A Bruges, il tente de retrouver son niveau d'antan : il redescend bien, appelle le ballon, passe son homme et file comme une flèche vers le but. Tout semblait bien se passer puisqu'on pouvait à nouveau admirer son fameux salto puis une blessure aux abdominaux l'a contrarié. Bailly se fait remarquer. Pas seulement par ses coupes de cheveux parfois extravagantes, ou ses tenues roses flashy, mais aussi par ses spectaculaires interventions. Jan Moons, son prédécesseur à Genk, avait remarqué : " Logan préfère envoyer au-dessus de la barre des ballons qu'il suffirait de cueillir ". La sobriété n'est pas son point fort. Sa souplesse et ses réflexes le sont. Ce n'est pas un hasard si on le compare à Jean-Marie Pfaff. Il commet encore des erreurs mais il gagne en maturité et en autorité. Il se fait parfois provocateur, comme à Mons la saison passée, après le cinquième but encaissé, quand il applaudit cyniquement ses défenseurs. La Belgique s'est souvenue du défenseur belgo-turc au début de la saison, lors de la confrontation entre Anderlecht et Fenerbahçe, au tour préliminaire de la Ligue des Champions. Valeur sûre de La Louvière et du Standard à un âge encore tendre, Turaci a signé à Istanbul en 2004. Par la suite, il a surtout fait la une à cause de sa relation d'amour haine avec les Diables Rouges. Il était une valeur sûre des Espoirs belges mais à 22 ans, il a choisi la Turquie. Les deux pays se sont livré une belle bataille procédurière. Quoi qu'il en soit, Turaci est un solide défenseur doté d'une excellente technique, comme il l'a montré lors de ses matches contre Anderlecht. Clement a effectué ses débuts parmi l'élite à un âge que n'a pas encore atteint la majorité de notre top-50. Il avait 22 ans quand il a été promu en D1 avec le Racing Genk. Deux ans plus tard, il a connu une brève aventure à Coventry avant de rejoindre le Club Bruges, dont il est devenu un meuble... de valeur. Il en est à sa neuvième saison dans la Venise du Nord. Malgré quelques fluctuations de forme, cette saison est encore celle du pilier du Club. Fort dans les duels, souvent décisif de la tête, il est une ancre de sérénité pour ses coéquipiers et un battant quand il le faut. Un joueur comme les supporters de Bruges les aiment. On est pour lui ou contre lui. Olivier Deschacht ne laisse personne indifférent. Lors de la grande enquête que nous avons réalisée auprès de nos lecteurs, le blond arrière gauche a été étiqueté " joueur le plus surestimé ". Sa place ici démontre que la rédaction n'est pas du même avis. Deschacht est un défenseur sûr, un véritable clubman comme on en voit peu de nos jours. S'il est si controversé, c'est sans doute à cause de la vie qu'il mène en-dehors des terrains. Deschacht n'en est pas moins un des piliers du champion en titre. Lorsqu'il faut combler des brèches - elles ne manquent pas cette saison, c'est à lui qu'on fait appel. Grégoire serait-il de ceux qui brillent dans un club du subtop mais ne réussissent pas un cran au-dessus ? L'ancien jeune de Seraing et du Club Liège a été brillant à Mouscron comme il l'est actuellement à Gand mais son passage à Anderlecht a constitué un flop. L'avenir nous éclairera mais Grégoire possède des qualités précieuses : il est capable de réaliser une action décisive, il délivre des assists à la pelle et il a aussi le sens du but. S'il parvient à conférer plus de régularité à son jeu, à être plus présent durant la totalité d'un match, il pourra frapper à la porte de l'équipe nationale. En lisant son nom, beaucoup d'entre vous se demanderont : qui est-ce ? Le jeune médian ne s'est pas encore beaucoup montré au public belge. Il a émigré en Belgique alors qu'il était encore gamin. Il a entamé sa carrière footballistique à Visé, alors en Division Deux, mais Anderlecht l'y a repéré et l'a chipé au nez et à la barbe de Lyon, champion de France. Malgré la confiance que lui témoignait Vercauteren, il a été freiné par des blessures. Cette saison, il a donc été loué à Roda JC. Entre-temps, Lamah s'est fait une place dans la nouvelle levée des Espoirs. Huysegems revit ! Le 27 décembre, il est monté sur le terrain de l'Ajax et a offert l'égalisation à Twente. Reste à savoir si le talentueux attaquant entame vraiment une nouvelle page. Ce n'est pas son premier retour. En 2003, à 21 ans, il a quitté le Lierse pour l'AZ. Il avait disputé quelques bonnes saisons aux Pays-Bas mais à son arrivée, Van Gaal le dédaigna. Une année à Feyenoord ne lui valut rien de bon. Jamais il n'a pu sortir son principal atout, réaliser des actions, face au très critique public de Rotterdam. Peut-être y parviendra-t-il à Twente ? Soetaers a débuté à Anderlecht à 18 ans et le Roda JC l'a transféré avant qu'il ait eu l'occasion d'y éclater. Lors de sa quatrième saison à Roda, il a marqué dix buts en 30 joutes. L'Ajax l'a transféré mais ce ne fut pas une réussite. Au bout d'une saison et demie, il a rejoint le Racing Genk. Sa vitesse et son dribble conviennent parfaitement au jeu du vice-champion, qui aime à procéder par les ailes. L'année dernière, il a ajouté une corde à son arc : les coups francs. Lorsqu'il peut armer son tir un rien en-dehors du coin droit, le gardien est généralement battu. Il n'a que 26 ans mais on a l'impression qu'il joue depuis une éternité. Transféré du Cercle à Feyenoord à seize ans, Buffel a été élu meilleur jeune de Rotterdam... avant d'être expédié à l'Excelsior, le satellite de Feyenoord. Elu meilleur joueur de la D2 à deux reprises, il est revenu au Kuip, avec l'intention de s'y imposer. Le Brugeois s'est épanoui, circulant intelligemment entre les lignes et marquant régulièrement. Il a rejoint Glasgow début 2005. Il a bien joué aux Rangers, jusqu'à ce qu'une grave blessure entrave sa carrière. Buffel a retrouvé son intégrité physique depuis des mois mais il n'obtient guère sa chance. L'assistant manager McCoist rêve tout haut d'une équipe qui n'aligne que des Ecossais. Vice champion avec Genk, Vrancken y assure l'équilibre de l'entrejeu avec Wim De Decker, offrant un contrepoids à l'esprit offensif des ailiers. Ce rôle est taillé à sa mesure. Il est dur, il régule le jeu, il excelle à agacer ses adversaires et parfois, il s'infiltre et marque. Son transfert de Gand à Genk constitue donc un succès, même si ses débuts n'ont pas été aisés : il y a quelques années, Vrancken se produisait en effet pour Saint-Trond, l'ennemi juré de Genk. Les supporters ont mis un certain temps à oublier son passé. En début de saison, Harm van Veldhoven a tenu des propos prophétiques : le Germinal Beerschot recelait sans doute le meilleur buteur du championnat : Malki. Le Bruxellois d'origine syrienne occupe actuellement la deuxième place de ce classement, avec neuf buts, et quelques-uns ont été annulés injustement. S'il a une qualité, c'est bien le sens du but. Sinon, il a un bagage footballistique étonnamment maigre. Il est arrivé en Belgique à six ans mais ne s'est affilié à un club, le Scup Jette, en Provinciale, qu'à 15 ans. L'Ajax, Southampton, le Werder Brême... Jelle Van Damme a découvert quelques grands championnats avant de revenir au pays. Même s'il a connu des succès mitigés, il a toujours su conserver la confiance de Vandereycken. Il semble aussi trouver ses marques à Anderlecht. Le Flandrien n'obtiendra jamais le prix de l'esthétique mais il est polyvalent, fort dans les duels, et il fait preuve d'un engagement incroyable, un atout dont le champion en titre a bien besoin. Et puis, n'est-ce pas Lozano qui a déclaré qu'il aurait souhaité être flanqué à chaque match d'un Van Damme ? Haroun, né d'un père originaire du Tchad, a connu des hauts et des bas au Racing Genk, au début de sa jeune carrière. Titulaire de l'équipe des espoirs il y a quelques saisons, il semblait devoir éclore au sein d'une équipe fanion rajeunie mais il n'en fut rien. Il ne s'est imposé qu'au sein de la formation qui, la saison passée, a lutté pour le titre jusqu'en fin de championnat. Haroun ne manque pas d'atouts : il met la pression, il combine, il infiltre, il marque. Entre-temps, il a aussi conquis sa place en équipe nationale. Cette saison, il accuse un contrecoup plutôt inattendu. Il a fait banquette plus souvent qu'à son gré. Le Bruxellois s'accommode mal de sa situation et parle d'un transfert. Il a suivi son frère cadet à Courtrai, à Mouscron et au Standard. Là, leurs chemins se sont quittés. Alors qu'Emile signait à Schalke 04, Mbo rejoignait le Sporting Lisbonne. Il a débarqué à Anderlecht après un détour à Galatasaray puis à Mouscron. Au Parc Astrid, il montre de belles choses, par à-coups. Il y a deux ans, il a marqué sept buts en cinq matches, en début de saison. Cependant, il lutte souvent contre lui-même. Ces derniers temps, il fait souvent banquette mais il demeure un professionnel accompli, qui travaille sans se plaindre. Iachtchouk, un Belge ? En effet. Il est marié à une Belge et naturalisé. Le courtois Oleg a l'esprit de famille. Il est arrivé à Anderlecht à l'âge de 18 ans. Il y est resté dix ans et son c£ur est mauve pour toujours. Poursuivi par les blessures, l'attaquant n'a guère eu l'occasion d'étaler son talent, sa touche de balle et son sens du but. Le rythme d'Ergotelis, en Grèce, lui a mieux convenu, la saison passée. Son corps fragile n'a pas souffert de la moindre blessure. Il est pourtant revenu en Belgique : il avait le mal du pays et il souhaitait que ses filles poursuivent leur scolarité ici. Au Cercle, il a retrouvé Hasi et De Boeck. Il incarne le plaisir de jouer et entraîne le Cercle dans son sillage. Pieroni a été couronné meilleur buteur dès sa première saison en Division Un, en 2003-2004. Il s'est attiré l'intérêt de clubs étrangers. Il a jeté son dévolu sur Auxerre, où il est devenu titulaire, sous la férule de Guy Roux. Nantes l'a transféré en janvier mais n'a trouvé le chemin du but que lors de son premier match. Nantes a été rétrogradé, Pieroni a signé à Lens, où il a retrouvé Roux pour très peu de temps. Même si sa saison n'est pas un long fleuve tranquille, le Belge d'origine italienne a conservé la confiance de René Vandereycken. Pieroni a marqué son dernier but en équipe nationale le 21 novembre, lors du match Azerbaïdjan - Belgique (0-1). Le 4 mai, le destin a encore frappé Thomas Chatelle. Il s'est déchiré les ligaments croisés du genou contre Lokeren. Une énième blessure dans une carrière encore courte... Le Racing, en pleine lutte pour le titre contre Anderlecht, en subit les conséquences de plein fouet : les Limbourgeois, qui aiment à écarter le jeu, ont littéralement été amputés d'une aile. Genk aurait-il conquis le titre si Chatelle ne s'était blessé ? L'intéressé n'a jamais formellement démenti cette assertion. Il a effectué sa rentrée à Genk il y a un peu plus d'un mois mais il n'était guère tenté par un plus long séjour. Anderlecht s'est manifesté et a chipé l'ailier. Il y a un an, notre magazine avait élu Hans Cornelis meilleur défenseur du premier tour. La valeur du Flandrien a quelque peu pâti des ratés de Genk mais Cornelis reste le prototype de l'arrière latéral moderne : il a un bon jeu de position, il joue haut, monte jusqu'à la ligne du rectangle adverse et délivre des passes millimétrées. Genk fait confiance à Cornelis puisqu'il a prolongé son contrat jusqu'en 2011 dès décembre 2006. Octobre 2006, par une froide soirée hivernale à Vienne. L'Austria Vienne, monstre sacré d'Autriche, ne tourne plus rond. Zulte Waregem l'enfonce encore un peu plus : 1-4. Tim Matthys signe un hattrick au stade Franz Horr. Le Flandrien symbolise la saison de Zulte Waregem. Quelques mois plus tôt, en finale de la Coupe de Belgique, contre Mouscron, il a fait pencher la balance du côté de Zulte, in extremis. Pourtant, sa carrière aurait dû être bien différente : une saison plus tôt, Gand avait loué Matthys. Georges Leekens lui avait conseillé d'aller voir ailleurs, car il n'obtiendrait plus sa chance. Matthys a prouvé que Leekens s'était trompé à son sujet. Le jeune gardien a débarqué à Anderlecht en 2005. Il restait sur une brillante saison à La Louvière. Il s'apprêtait à devenir le numéro un des Mauves et à faire concurrence à Stijn Stijnen en équipe nationale. Moins d'un an plus tard, son rêve s'effondrait. Une grave blessure au genou le confina pendant des mois à l'infirmerie. Guéri, il ne put bouter Zitka du but. Proto est pourtant très talentueux. Son dur labeur à l'entraînement a été récompensé par... le sélectionneur, qui l'a repris en octobre comme troisième gardien, à l'occasion des matches contre la Finlande et l'Arménie. Le Flandrien de 24 ans constitue une des surprises de cette liste. L'année dernière, il a été un des moteurs de Dender et un des meilleurs footballeurs de Division Deux. Il a signé à Malines avant que celui-ci n'ait assuré sa promotion. Il ne s'en plaindra donc pas. Il est une des révélations de cette équipe semaine après semaine. Bon à la récupération, il est aussi à l'origine de maintes attaques. On le cite sur la liste de plusieurs clubs de D1. L'aîné de ce classement précède le cadet : 18 ans séparent Doll de Hazard. Le premier pourrait être le père du second. L'ancien joueur de Seraing et d'Anderlecht vit une troisième jeunesse à Lokeren. Il reste coriace dans les duels et son expérience l'a mué en patron incontestable du Sporting. Au terme du premier tour, Doll figure à la première place du classement des moyennes de notre Top Foot, devant Stijn de Smet. Imaginez que nous nous livrions à nouveau à cet exercice dans cinq ans. Il n'est pas exclu que le numéro 50 soit le numéro un. Eden Hazard est un tout jeune talent, qui se produit à Lille, comme Mirallas, et apprend au contact de Patrick Kluivert. A l'EURO - 17 ans organisé en Belgique en mai dernier, il a révélé l'étendue de son talent. Il y a deux mois, le petit Belge (au sens littéral, puisqu'il ne mesure que 1,70 mètre) a joué ses premières minutes en équipe fanion du LOSC. Hazard est un médian offensif. Il n'est jamais meilleur que quand il opère juste derrière les attaquants. Et oui, là où tous les plus grands ont joué. par peter mangelschots - photos : reporters