Le 100m hommes

Finale : dimanche 11 à 19 h 50 (heure belge)
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Finale : dimanche 11 à 19 h 50 (heure belge) Favori : Usain Bolt (Jam) Outsiders : Justin Gatlin (USA), Nesta Carter (Jam), Michael Rodgers (USA) Dès le dimanche 11, ce qui pourrait être la course majeure de ces Mondiaux aura lieu à 19 h 50, heure belge. On vous parle ici de la finale du 100m messieurs. Usain Bolt en sera le grandissime favori. Détenteur de la meilleure performance mondiale de l'année (9.85) depuis que les chronos de Tyson Gay, contrôlé positif, ont été effacés des tablettes, le sextuple champion olympique voudra prendre sa revanche sur Daegu. Pour rappel, en 2011, il avait été l'auteur d'un faux départ en finale du 100m. Ce qui avait permis à Yohan Blake de se coiffer des lauriers mondiaux. Cette fois, le compatriote de Bolt, blessé, n'est pas là. Pas plus que Tyson Gay, donc, et Asafa Powell, pris pour dopage - ce dernier n'avait de toute façon pas décroché sa qualification lors des sélections jamaïquaines. Du coup, la Foudre aura pour principaux rivaux son compatriote Nesta Carter, l'Américain Michael Rodgers s'il parvient à être compétitif sur trois courses d'affilée. Et surtout Justin Gatlin, qui l'a battu cette année à Rome. On sera curieux de voir à l'oeuvre le jeune surdoué japonais Yoshihide Kiryu, qui a 17 ans, a déjà couru en 10.01. Finale : mardi 13 à 19 h 50 Favoris : Kirani James (Grn) et LaShawn Merritt (USA) Outsiders : Luguelin Santos (Dom), Youssef Masrahi (Ksa), Tony McQuay (USA), Kevin et Jonathan Borlée Kevin et Jonathan Borlée réussiront-ils à faire aussi bien qu'aux Mondiaux 2011 et aux JO 2012, à savoir se qualifier ensemble pour la finale du 400m ? " C'est notre but ", explique le premier, qui était monté sur la troisième marche du podium en Corée du Sud. " Après, tout peut se produire. " Reste que les deux premières places semblent promises au Grenadin KiraniJames, champion olympique à Londres, et à LaShawn Merritt, titré à Pékin en 2008. Les deux paraissent au-dessus du lot. " Leurs chronos parlent pour eux mais il y a quand même de la place pour passer ", assure Jacques Borlée, le papa des twins. " Kevin et Jonathan ont mis plus de temps à se mettre dedans que les autres années mais ils montent en régime au meilleur moment. Croyez-moi : ils seront prêts pour la bagarre. " C'est tout ce que l'on souhaite aux jumeaux qui constituent, une fois de plus, les têtes de gondole de la délégation belge. On espère les voir en finale du 400m le mardi 13 à 19 h 50. Finale : vendredi 16 à 19 h 30 Favori : Etats-Unis Outsiders : Jamaïque, Bahamas, Grande-Bretagne, Russie et Belgique Présent parmi les six meilleurs relais du monde depuis son apparition au plus haut niveau lors des JO 2008, le 4x400m belge aura de nouveau une belle carte à jouer. " Nous faisons figure d'outsiders ", dit Jacques Borlée, le sélectionneur. Après une année 2012 faite de contrastes - titre européen et sixième place aux JO de Londres -, les troupes belges semblent revenues à leur meilleur niveau. " On est peut-être même plus fort qu'en 2008 lorsque l'on avait établi le record de Belgique ", poursuit Jacques. A l'époque, les jumeaux faisaient leurs débuts sur la scène internationale et c'est avec Cédric Van Branteghem, vaillant capitaine d'équipe, et Arnaud Ghislain, alors plein de promesses, qu'ils avaient signé un très probant 2 : 59.37, synonyme de cinquième place olympique. Aujourd'hui, c'est avec cinq athlètes sous les 46 secondes que les Belges vont à Moscou. " Idéalement, il faudrait que Kevin et Jonathan fassent leurs tours de piste respectifs en moins de 45 secondes et que les deux autres fassent aussi bien qu'aux Championnats de Belgique. " Will Oyowe y a porté son record à 45.88 et Antoine Gillet à 45.98. Mais la nouveauté vient surtout - et encore - de la famille Borlée. Dylan, de cinq ans le cadet de Kevin et Jonathan, a désormais une meilleure marque personnelle à 45.80. Il ne fait aucun doute qu'il sera aux côtés de ses frères dans ce relais, ce qui ajoute à l'aspect historique des choses. " Jamais, trois frères n'ont couru ensemble à ce niveau ", rappelle Jonathan. " Pour nous, c'est comme un rêve qui se réalise. " Il y a donc fort à parier que ce relais suscitera plus que jamais la curiosité des observateurs du monde entier. Reste à espérer qu'il répondra présent lors de la finale mondiale prévue le vendredi 16 à 19 h 30, heure belge. Finale : samedi 17 à 16h Favorite : Anna Chicherova (Rus) Outsiders : Brigetta Barrett (USA), Svetlana Shkolina (Rus) On le sait, Tia Hellebaut a pris sa retraite cette année. Elle ne se mêlera donc pas à la lutte pour une place sur le podium du saut en hauteur. Comme la championne olympique 2008, on suivra avec attention une compétition qui s'annonce passionnante. Sacrée en 2012 aux JO de Londres, Anna Chicherova voudra défendre son titre mondial conquis il y a deux ans à Daegu, en Corée du Sud. Mais le succès ne lui est pas promis car la Russe va devoir venir à bout de féroces concurrentes. Elle devra tenir à l'oeil sa compatriote Shkolina, qui ne demande qu'à lui barrer la route vers l'or. Enfin, la plus grande menace pourrait venir de Brigetta Barrett. A 22 ans, l'Américaine apparaît déjà comme le nouveau phénomène de la discipline. Ce, d'autant plus qu'elle semble imperméable à toute forme de stress. A noter que, chez les hommes, l'Ukrainien Bohdan Bondarenko, qui a déjà franchi une barre à 2,41m, pourrait bien faire tomber, le jeudi 14, le record du monde mythique détenu par le Cubain Javier Sotomayor, qui avait passé 2,45m en 1993. Finale : lundi 12 à 17h Favori : Renaud Lavillenie (Fra) Outsiders : Raphael Holzdeppe (All), Björn Otto (All), Malte Mohr (All) et Brad Walker (USA) Auteur des quatre meilleures performances mondiales de l'année, Renaud Lavillenie semble intouchable. Comme à chacune des dernières compétitions auxquelles il a pris part, le Français sera son principal adversaire. Fin juillet à Londres, il a placé son record personnel à 6,02m. Mieux : il s'est attaqué au record, considéré jusqu'ici comme imbattable, du tsar SergueïBubka (6,14m en 1994). Champion olympique à Londres, il cherchera à devenir champion du monde après sa troisième place de 2011. Derrière lui, trois Allemands et un Américain se tiennent prêts au cas où le Français ne devait pas assumer son statut d'archi-favori. PAR DAVID LEHAIRE À MOSCOU - PHOTOS: IMAGEGLOBE