63x Diable Rouge (23 buts), a joué en attaque pour Bruges, Anderlecht, Sheffield Wed., PSV, Gand et G. Beerschot. 5x champion de Belgique, 1x des Pays-Bas, 4x Footballeur Pro, Soulier d'Or 91.
...

63x Diable Rouge (23 buts), a joué en attaque pour Bruges, Anderlecht, Sheffield Wed., PSV, Gand et G. Beerschot. 5x champion de Belgique, 1x des Pays-Bas, 4x Footballeur Pro, Soulier d'Or 91. La grande maison de Madrid a cru ces dernières années qu'elle décrocherait les plus beaux succès en se payant les meilleurs footballeurs du monde. Le Real a tout acheté en jetant l'argent par les fenêtres. Pourtant, cela ne suffit pas pour bâtir une belle équipe. Le Real s'apprête à vivre un fameux changement. José Mourinho est adoré par ses joueurs et fait passer le collectif avant tout. Cela ne l'intéresse pas de monopoliser le ballon sans rien en faire. Le Real va découvrir l'organisation, l'efficacité mais Mourinho s'adaptera, comme il le fit à Chelsea et à l'Inter. Là, il avait tenu compte des traditions et son charisme lui a permis d'y ajouter sa vision. Les critiques à l'égard de Mourinho sont trop sévères. On a vite oublié que l'Inter avait largement dominé le Barça lors de la demi-finale aller. En première mi-temps, les Catalans ont été repoussés dans leur camp. C'était impressionnant. Mourinho ne partage pas les idées des entraîneurs hollandais qui ont marqué le football espagnol. A leurs yeux, le spectacle passe avant le résultat. Pour Mourinho, c'est le contraire. Ce jour-là, mon club de l'époque, le Club Bruges, s'était envolé pour le Sénégal, le pays de deux de nos équipiers (Tew Mamadou et Antoine Coly) où nous avons disputé trois matches et fait un peu de tourisme. C'est en arrivant là-bas que nous avons pris la mesure du drame qui s'était joué à Bruxelles. J'ai revu récemment les images de cette tragique soirée. Avec le recul, on se croirait au Moyen Âge. Tout a changé, surtout en matière de communication. Les services d'ordre étaient totalement dépassés par manque d'informations. Pour moi, il est toujours incompréhensible que le match se soit déroulé. Il est temps de passer à la vitesse supérieure car les pays qui nous entourent sont bien plus avancés. Cet écart ne peut pas s'agrandir. Et c'est aussi pour cela que notre candidature à l'organisation d'un Mondial est tellement importante. La fièvre monte et tous les pays qui ont rendez-vous en Afrique du Sud se préparent. Le sélectionneur néerlandais a communiqué sa liste des heureux élus. L'absence d'Orlando Engelaar, l'ancien joueur de Genk, a étonné aux Pays-Bas. On suppose que Bert Van Maarwijk a opté pour plus d'organisation et de rigueur. En principe, les Pays-Bas devraient franchir le cap de leur groupe. Et, à l'heure du money-time, ils seront peut-être emportés par leur enthousiasme et l'impression que plus rien ne peut leur arriver. Cette ligne n'a plus un Jaap Stam qui se contentait d'accomplir son job défensif. Et même à son époque, les backs montaient sans cesse. Si la Hollande ne règle pas ce problème, on ne pourra pas la ranger parmi les favoris, même si elle pense le contraire. Cette faiblesse se payera cash face aux grandes équipes.Les Français ont l'habitude d'organiser de grands événements : Coupe du Monde 98, Euro 84, Tour de France, Coupe du Monde de Rugby, etc. Ils avaient été battus par Londres pour l'organisation des Jeux Olympiques 2012. Ils tiennent leur revanche et, il faut s'en rappeler, la France avait remporté l'Euro 84 et le Mondial 98 qui avaient boosté leur football. Je suppose que la présence de Michel Platini à la tête de l'UEFA aura été utile ! En 2000, le duo belgo-néerlandais avait décroché la mise sur pied de l'Euro, deux ans seulement après que le Mondial se soit déroulé à côté de chez nous. Cette proximité dans le temps et ce voisinage n'avaient alors pas posé de problèmes aux yeux des votants. Sera-ce encore le cas cette fois-ci ? J'espère et je suppose que la Belgique a apporté son soutien à la France (qui a émergé devant la Turquie) et que Paris soutiendra notre candidature pour l'organisation du Mondial 2018 ou 2022. Les dirigeants du Cercle Bruges ont étonné en désignant le successeur de Glen De Boeck parti au Germinal Beerschot. Le choix de Bob Peeters est aussi osé que marquant et surprenant. Et pourtant, il colle avec la philosophie de ce club. Malgré un passé de T2 à Anderlecht, De Boeck manquait aussi d'expérience et cela ne l'a pas empêché de réussir. Peeters a seulement £uvré une saison en tant qu'entraîneur des jeunes de Gand. L'ancien buteur du Lierse est au pied du mur. Cet homme ambitieux devra changer. En Flandre, c'est un personnage médiatique qui avait crevé l'écran par ses qualités de chroniqueur très amusant. Puis, il est devenu un excellent consultant. Il a donc l'art de s'adapter et ce sera nécessaire. Je suis curieux de voir ce que cela va donner... La concurrence est sévère et tous nos coaches ne trouveront pas forcément du travail au plus haut niveau du football belge. Une tendance : les clubs de D1 ont accordé la priorité à des T1 belges. Le Club Bruges était la seule exception en début de semaine mais toutes les messes n'étaient pas dites. PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE BILIC - PHOTOS: BELGA