63 x Diable Rouge (23 buts), a joué en attaque pour Bruges, Anderlecht, Sheffield Wed., PSV, Gand et G. Beerschot. 5 x champion de Belgique, 1 x des Pays-Bas, 4 x Footballeur Pro, Soulier d'Or 91.
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63 x Diable Rouge (23 buts), a joué en attaque pour Bruges, Anderlecht, Sheffield Wed., PSV, Gand et G. Beerschot. 5 x champion de Belgique, 1 x des Pays-Bas, 4 x Footballeur Pro, Soulier d'Or 91. Si RyanGiggs a été couronné Joueur de l'Année en Angleterre la saison passée, ce prix ressemblait à s'y méprendre à un lifetime achievement. Il visait prioritairement à récompenser l'intéressé pour l'ensemble de sa prestigieuse carrière. Cette fois, l'honneur qui a rejailli sur Wayne Rooney concerne bel et bien cette campagne-ci. L'attaquant anglais a d'autant plus de mérite que le poids de la division offensive des Mancunians reposait uniquement sur ses épaules, le club champion s'étant séparé à l'intersaison de Carlos Tevez et Cristiano Ronaldo. Malgré cette perte, Manchester United n'en a pas moins carburé tout au long de la saison grâce au rendement de son homme de pointe. Si les Red Devils ont quelque peu fléchi ces dernières semaines, c'était en raison des pépins physiques de Rooney. Sa santé influera sans doute d'une même manière sur le parcours des Anglais lors de la prochaine Coupe du Monde. Si l'intéressé est en pleine possession de ses moyens, je vois l'Angleterre atteindre au bas mot les demi-finales. Sans lui, par contre, les hommes de Fabio Capello auront du mal. Si plusieurs internationaux, comme Frank Lampard ou John Terry, sont encore très affûtés à ce stade de la compétition, Steven Gerrard donne des signes d'inquiétude. A l'image de tout Liverpool d'ailleurs. Chelsea est virtuellement champion lui aussi. Je ne vois pas, en tout cas, comment Wigan pourrait, lors de la dernière journée, entraver la marche en avant d'une formation qui a accumulé les scores-fleuves et marqué près de 100 buts. Ici aussi, il convient de mettre en exergue le feeling de l'entraîneur, Carlo Ancelotti, qui n'a pas hésité à former le duo Didier Drogba-Nicolas Anelka, que beaucoup considéraient peu complémentaire. Sans compter qu'à leurs côtés, un troisième homme s'est complètement épanoui : Salomon Kalou. Ce trident-là, aucun autre club ne le possède aux Iles.En début de saison, j'avais déclaré que les Reds auraient sans doute des difficultés à conserver leur rang dans le top-4 aux côtés de Chelsea, Arsenal et Manchester United. A mes yeux, Manchester City était capable de jouer les trouble-fête. Ces prévisions se vérifient, à cette nuance près que les troupes de Rafael Benitez doivent se méfier également d'Aston Villa et de Tottenham. Liverpool est en fin de cycle. Et les répercussions seront sans doute nombreuses à l'échelon de l'effectif et de son encadrement puisque Benitez est cité à la Juventus, au même titre que Javier Mascherano et Fernando Torres ne devraient pas faire de vieux os non plus à Anfield Road. Atletico Madrid-Fulham en apothéose de la C2 est la preuve qu'il n'y en a pas que pour la première garniture dans cette épreuve. Avec un peu de chance, des clubs du sub-top peuvent aller loin aussi, comme l'illustre la présence de ces deux clubs qui font partie du ventre mou dans leur championnat respectif. Comme Anderlecht et le Standard ont prouvé, face à l'Athletic Bilbao et le Panathinaikos, qu'ils pouvaient fort bien faire un résultat à ce niveau, je pense que la Belgique peut être ambitieuse en Europa League. D'ailleurs, si Anderlecht s'était qualifié au détriment du HSV, on aurait déjà eu cette année un club belge en demi-finale de la C2. Cela doit nous encourager à persévérer.Décrié en début de saison, le Bayern Munich est susceptible aujourd'hui de réaliser la passe de trois, comme l'Ajax, le PSV, le Celtic, le FC Barcelone et Manchester United l'ont fait autrefois. C'est dire si la vérité d'un jour est très rarement celle du lendemain et que les dirigeants du club bavarois ont eu 100 fois raison de maintenir leur confiance en leur coach Louisvan Gaal. La réussite des Munichois porte indéniablement sa griffe. Entre l'équipe qui s'était fait ridiculiser par le Barça au Camp Nou la saison passée et celui qui a fait joujou avec Lyon à Gerland la semaine dernière, il y avait un gouffre. Ce qui me sidère, c'est la manière dont pas mal de joueurs bavarois se sont bonifiés sous sa férule. Et notamment Daniel Van Buyten, qui aura été franchement exemplaire d'un bout à l'autre de la saison. Avec le recul, il est regrettable que le Néerlandais, approché en tout premier lieu l'année passée, par l'Union belge ait décliné l'offre... Après l'AZ, couronné champion la saison passée aux Pays-Bas, c'est un autre club de province, le FC Twente, qui a enlevé la palme à nouveau au détriment de l'Ajax. Si les joueurs d'Enschede sont à englober dans le même éloge, un élément doit quand même être tiré du lot : Bryan Ruiz, exceptionnel tout au long de ce championnat. Le Costa Ricain aura été un investissement en or pour les Tukkers, tant sur le terrain qu'à la bourse des valeurs car sa cote est estimée à 20 millions d'euros à présent. Ce qui représente un bel accroissement pour un joueur acquis pour quatre fois moins. La direction anderlechtoise peut nourrir certains regrets concernant ce joueur qu'elle convoitait il y a un an. D'accord, le club a enlevé un 30e titre sans son concours mais un joueur de sa trempe aurait à coup sûr constitué un plus sur la scène européenne. Ruiz n'a pas fini de nous étonner. Pour moi, c'est un garçon qui peut viser plus haut. Dans un championnat à dominante technique, comme l'Espagne. PROPOS RECUEILLIS PAR DANIEL DEVOS- PHOTOS: REPORTERS