63 x Diable Rouge (23 buts), a joué en attaque pour Bruges, Anderlecht, Sheffield Wed., PSV, Gand et G. Beerschot. 5 x champion de Belgique, 1 x des Pays-Bas, 4 x Footballeur Pro, Soulier d'Or 91.
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63 x Diable Rouge (23 buts), a joué en attaque pour Bruges, Anderlecht, Sheffield Wed., PSV, Gand et G. Beerschot. 5 x champion de Belgique, 1 x des Pays-Bas, 4 x Footballeur Pro, Soulier d'Or 91. Le Standard avait rêvé tout haut. Le réveil a été douloureux. Mais, tout compte fait, l'élimination de l'Europa League des oeuvres de Hambourg n'est que logique. Anderlecht avait été éliminé par la même équipe au tour précédent. Or, le Sporting recèle tout de même plus de qualités en ses rangs. Les Rouches n'ont plus l'équipe des deux dernières saisons : ils ont perdu des joueurs-clefs, ont dû se passer de StevenDefour blessé. Avec son effectif actuel, c'est presque miraculeux que le Standard ait atteint les quarts de finale. Et d'ailleurs : sans le coup de tête miraculeux de SinanBolat, il n'aurait pas passé l'hiver. Ce qui m'a déçu aussi, c'est qu'on a souvent affirmé que les joueurs-vedettes jouaient à la carte. Or, jeudi passé c'était une affiche et on les a très peu vus. En particulier MilanJovanovic : depuis qu'il a remporté le Soulier d'Or, il se fait très discret. Que le Standard était footballistiquement inférieur à Hambourg, on pouvait s'en douter. Mais qu'il manque également d'énergie... Et maintenant, que va-t-il se passer avec le Standard ? Les Rouches avaient aligné leur équipe B à Genk, voici dix jours, afin de tout miser sur l'Europa League. Ma crainte de les voir se retrouver les mains vides a tendance à se confirmer. Affirmer que débuter les tours préliminaires le 15 juillet n'est pas intéressant, c'est faire preuve d'une arrogance rare. Dans la situation du Standard, on n'a pas à choisir : il faut prendre ce qu'il se présente. - Je trouve que Hambourg est une équipe très agréable à voir jouer : du beau football, beaucoup de maturité. Je suis sous le charme de Zé Roberto : à bientôt 36 ans, il est épatant. Ce n'est pas un hasard s'il a été champion du monde avec le Brésil. Aura-t-on encore l'occasion de le voir à l'£uvre en Afrique du Sud. A mes yeux, il mériterait sa place : la qualité n'a pas d'âge.Trois victoires d'affilée, en attendant le match d'hier soir contre Charleroi : il y a longtemps que ce n'était plus arrivé à Genk. FrankieVercauteren semble avoir remis les Limbourgeois sur les bons rails. Certes, la route est encore longue, mais c'est encourageant. J'espère qu'on lui laissera le temps nécessaire pour parfaire son £uvre. On l'avait déjà promis à HeinVanhaezebrouck, on a vu ce qu'il en est advenu. Un entraîneur est toujours jugé sur les résultats. Plus ceux-ci sont bons, plus on lui accorde du crédit. Mais parfois, il faut voir plus loin que les chiffres purs. - Malgré ce début de renouveau, j'ai l'impression qu'une bonne campagne de transferts sera nécessaire si Genk veut se stabiliser dans le top 6. L'équipe actuelle n'est pas assez forte pour cela. Ni, à fortiori, pour être compétitive sur la scène européenne, si tant est que le club parvienne in extremis à arracher un ticket pour l'Europa League via les play-offs 2. Frankie VercauterenJ'avais été surpris, en début de saison, que le Standard se soit défait aussi facilement d'un joueur comme ChristianBenteke. Les relations avec LaszloBölöni n'étaient pas au beau fixe, certes, mais je n'en vois pas beaucoup, dans notre compétition, des joueurs de ce profil, similaire à celui de DieumerciMbokani : rapide, puissant, bon de la tête, habile des pieds. Je trouve qu'il aurait déjà pu être très utile à Sclessin cette saison. Certes, il est encore très perfectible, mais c'est logique pour un jeune de 19 ans. Bölöni lui reprochait de ne pas travailler assez. De ce point de vue là, il a répondu aux critiques, car on ne reçoit pas sa chance avec GeorgesLeekens si l'on ne travaille pas. En revanche, si l'on fait ce qu'il vous demande, il vous le rend bien. Benteke a trouvé un excellent professeur en Leekens : un homme capable de lui redonner confiance, de le renforcer mentalement. Et il est aujourd'hui récompensé de ses efforts. Les superlatifs manquent pour évoquer la prestation de LionelMessi contre Arsenal. Le plus fou, c'est qu'il n'a encore que 22 ans. Il lui reste donc une bonne dizaine d'années, au moins, pour égaler voire dépasser Pelé et DiegoMaradona, et devenir le meilleur joueur de tous les temps. Pour cela, il devra remporter au minimum une Coupe d'une Monde. JohanCruijff et MarcovanBasten n'ont été " que " finalistes, c'est la raison pour laquelle ils sont rangés dans une catégorie inférieure. Messi en est évidemment capable. A chaque prestation, on se dit qu'il lui sera difficile de faire mieux, et pourtant il le fait : ses deux hat-tricks du mois passé sont presque oubliés, voilà qu'il a servi un quadruplé ! Où s'arrêtera-t-il ? - Il reste deux mois à Maradona pour trouver la bonne combinaison en équipe nationale d'Argentine : celle où Messi se sentirait aussi à l'aise qu'à Barcelone et atteindrait un niveau équivalent. En Catalogne, on peut presque brancher le pilote automatique : tous les joueurs se trouvent les yeux fermés. La sélection albiceste n'a encore rien d'un TGV : pour l'instant, ce n'est encore qu'une somme d'individualités. Le partage concédé dans les arrêts de jeu par Bruges donne une impression de déjà vu. Avec le Club, cette saison, c'est toujours la même histoire : les BlauwenZwart arrivent toujours un rien trop court pour réellement inquiéter un Anderlecht qui file vers le titre. Bruges n'a pas mal joué : de belles combinaisons, des occasions franches, mais une efficacité à nouveau prise en défaut. A force de laisser passer sa chance, on finit par se faire piéger. - Je pense, malgré tout, que Bruges conservera sa deuxième place. Car si Gand a fait preuve du jusqu'au-boutisme qu'on lui connaît, il a aussi démontré les lacunes footballistiques qu'on lui connaît. C'est une équipe physique, au jeu direct comme le veut Michel Preud'homme, mais qui affiche trop de déchets techniques. Pour moi, les places 1-2-3 sont acquises. PROPOS RECUEILLIS PAR DANIEL DEVOS- PHOTOS: REPORTERS