1. Anderlecht champion !

Le sommet face à Bruges a montré qu'Anderlecht était l'équipe qui disposait de plus de qualités. Si les joueurs sont à leur niveau, les Mauves n'ont pas de concurrents pour le titre et s'ils ne sont pas sacrés, ce sera uniquement de leur faute. Ils sont bien organisés, physiquement très forts. Offensivement, ils possèdent de la vitesse et de la technique. Les propos d' Herman Van Holsbeeck sont tout à fait réalistes : Ariël Jacobs doit être champion !
...

Le sommet face à Bruges a montré qu'Anderlecht était l'équipe qui disposait de plus de qualités. Si les joueurs sont à leur niveau, les Mauves n'ont pas de concurrents pour le titre et s'ils ne sont pas sacrés, ce sera uniquement de leur faute. Ils sont bien organisés, physiquement très forts. Offensivement, ils possèdent de la vitesse et de la technique. Les propos d' Herman Van Holsbeeck sont tout à fait réalistes : Ariël Jacobs doit être champion ! Le Soulier d'Or de Matias Suarez, c'est un peu la récompense du travail et de la modestie. Il a eu besoin de trois, quatre ans pour parvenir à ce niveau de constance. C'est un joueur introverti, qui n'a pas besoin de faire la une des journaux par des déclarations fracassantes. C'est surtout avec ses pieds qu'il fait parler de lui. C'est un bon vainqueur car c'est pour ce genre de techniciens que les gens vont au stade. Pour revenir au vote, je trouve étonnant que le premier tour n'ait pas été plus décisif. C'est dommage que tous les bulletins n'aient pas été remplis. Mais le passé l'a déjà prouvé : le deuxième tour a toujours tranché. Tant mieux pour Suarez. Dans les confrontations directes, le Barça a encore l'avantage. Il dispose de plus de qualités que le Real. Par contre, Madrid se rapproche et me semble plus proche de gagner le titre car sur la longueur, le Barça manque de fraîcheur. Les Catalans sont à cinq longueurs du Real et je crois qu'ils vont encore perdre des points. Si José Mourinho n'a pas encore une équipe aussi performante que Barcelone, il peut cependant remporter la Liga. Le résultat du Standard contre le Beerschot prouve que le chemin emprunté avec des jeunes est le bon et que le travail de José Riga est excellent. Il arrive à donner de la confiance à ses jeunes. Des joueurs comme Gohi Bi Cyriac, Geoffrey Mujangi Bia ou Michy Batshuayi sont attractifs mais on n'est pas encore sûr qu'ils pourront garder ce niveau durant une saison. C'est pour cela que le départ de Mémé Tchitéconstituerait une grosse perte. Lui, il a cette expérience d'une saison complète. Il sait comment la gérer. En attendant, le Standard a montré qu'il pouvait se passer de lui, occasionnellement. Même Yoni Buyens fait des progrès. On devrait avoir des demi-finales de Coupe entre Courtrai et Mons ainsi qu'entre le Standard et Gand. Mons doit faire de la finale un objectif. Ce serait fabuleux pour ce club, déjà sauvé, qui vient de D2. Courtrai peut lui encore jouer sur deux tableaux : la Coupe et les PO1. Hein Vanhaezebrouck est ambitieux et ne voudra pas faire un choix entre les deux objectifs. Pour lui, il s'agit déjà d'un beau retour après son échec à Genk. Dimanche, à Zulte, Genk fut pitoyable. Le Racing a été gêné par l'organisation de Francky Dury qui a redonné confiance à des joueurs comme Habib Habibou, Franck Berrier ou Sammy Bossut, qui restait sur six mois compliqués. C'est triste de voir le champion évoluer de la sorte alors qu'il aurait dû franchir un palier après six mois en Ligue des Champions. Il n'y a pas d'envie, pas de grinta dans cette équipe. Les joueurs savent pourtant qu'ils doivent réaliser un bon deuxième tour s'ils veulent accéder aux PO1. Or, ils ne semblent nulle part dans leur jeu de position, leur mentalité et leur cohésion. Ce n'est pas un manque de qualités puisqu'il y a encore des garçons comme Kevin De Bruyne, Jelle Vossen ou Anthony Vanden Borre. C'est simplement une question d'attitude. Il est temps de se réveiller car il ne reste que 10 rencontres. Quant à Gand, il y a peut-être un manque d'ambition ou de lucidité. A chaque fois qu'il peut prendre la première place, il se ramasse. Quand tu es candidat au titre, tu dois prester à chaque journée. Tu ne peux pas penser que ça va aller tout seul contre le Lierse. Ce groupe n'a pas encore eu l'habitude de gérer ce genre de situations. Je pense aussi qu'il a besoin de renforts s'il veut réaliser son rêve de disputer le titre. Je ne sais pas si c'est une question d'ego ou de concurrence exacerbée mais je ne comprends pas le malaise des clubs anversois. Il y a six mois, le Beerschot a lancé beaucoup de promesses mais aujourd'hui, il n'y a plus d'argent. Il a besoin de liquidités et ne peut se renforcer. Quant à l'Antwerp, après 42 ans, il a viré le président Eddy Wauters. Tout cela renvoie une image négative : cela semble compliqué de diriger un club à Anvers. On peut se rendre compte qu'il n'y a pas de ligne conductrice, ni d'idées à long terme. On pensait que le travail de Christoph Daum durant deux mois avait payé, que l'organisation serait efficace. Le stage avait été bon et le Club Bruges avait fourni une belle prestation contre Hambourg. Cependant, à Anderlecht, les Brugeois ont été pris en vitesse, en agressivité. Il n'y avait pas assez de présence devant. A ce niveau, Björn Vleminckx, Nabil Dirar ou Thomas Meunier, ce n'était pas suffisant. Et en défense, Michael Almebäck ne m'a pas fait une bonne impression. Sous Adrie Koster, les Brugeois avaient montré beaucoup de qualités offensives mais n'étaient pas assez organisés et pas capables de garder un résultat. Aujourd'hui, au niveau football, c'est pauvre. Que ce soit sous Koster ou sous Daum, on n'arrive pas à trouver un équilibre dans cette formation. Ce groupe n'est pas assez complet pour disputer le titre. Pour cela, il faut savoir gérer 90 minutes et ce Club n'en semble pas capable. Aujourd'hui, quand on regarde le potentiel offensif exprimé sous Koster, on doit bien admettre que le Club se ménage trop peu d'occasions. PROPOS RECUEILLIS PAR STEPHANE VANDE VELDE - PHOTOS IMAGEGLOBE