1. D'Onofrio reste où il est, c'est mieux comme ça !

Depuis le début de l'affaire, je voyais d'un mauvais £il un rapprochement entre LucienD'Onofrio et Anderlecht. J'avais été surpris que Roger Vanden Stock essaye de l'attirer. Une amitié de longue date ne permet pas tout. D'Onofrio n'a pas le profil d'un club où on veut des gens clean. Le passé et la réputation de cet homme sont trop sulfureux pour qu'il s'installe sans remous au Sporting, sa place n'est pas là-bas, point à la ligne. A partir du moment où il exigeait un vrai pouvoir que plusieurs administrateurs ne voulaient évidemment pas lui donner, ça ne pouvait déboucher que sur un échec de ce transfert très improbable.
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Depuis le début de l'affaire, je voyais d'un mauvais £il un rapprochement entre LucienD'Onofrio et Anderlecht. J'avais été surpris que Roger Vanden Stock essaye de l'attirer. Une amitié de longue date ne permet pas tout. D'Onofrio n'a pas le profil d'un club où on veut des gens clean. Le passé et la réputation de cet homme sont trop sulfureux pour qu'il s'installe sans remous au Sporting, sa place n'est pas là-bas, point à la ligne. A partir du moment où il exigeait un vrai pouvoir que plusieurs administrateurs ne voulaient évidemment pas lui donner, ça ne pouvait déboucher que sur un échec de ce transfert très improbable. Anderlecht continue à souffrir contre les petits. Il y a eu le Cercle, les gros avertissements à Westerlo et à Zulte Waregem, et maintenant une défaite logique à Malines. Point de vue jeu, on ne voit plus grand-chose depuis plusieurs semaines. Derrière, c'est fébrile. Et devant, il n'y a plus que Matias Suarez pour sauver un peu les meubles. Il était prévisible que Milan Jovanovic connaisse un creux tôt ou tard, après avoir joué aussi peu pendant un an. Et Fernando Canesin n'est plus étincelant comme en début de saison. Si on ajoute les absences de Lucas Biglia et de DieumerciMbokani, ça fait trop pour cette équipe. Beaucoup de positions sont mal tenues et la circulation de balle est insuffisante. C'est étonnant qu'un club avec un noyau aussi fourni doive se réjouir que la mini-trêve arrive ! Souvent, les individualités peuvent briller quand le collectif est bon, et vice-versa. Pour le moment, à Anderlecht, ni l'ensemble, ni les hommes ne tournent. La trêve, Tom De Sutter l'attend plus que n'importe qui. Sa relation avec Ariel Jacobs est mauvaise, Milan Jovanovic n'hésite pas à l'enguirlander en public, c'est très dur pour lui. Cela fait des mois qu'il se sent mal dans ce club. Il sait que s'il joue, c'est seulement parce que d'autres attaquants sont blessés. Mais puisqu'il est apparemment mauvais, c'est quand même bizarre que le Sporting refuse de le laisser partir chez un concurrent.On va voir contre Braga en Europa League ce que le nouveau Club Bruges a vraiment dans le ventre. Braga, c'est un autre calibre que le Cercle, le Lierse, Westerlo, Saint-Trond et Maribor. Jusqu'à présent, Christoph Daum n'a affronté que des équipes qui, sur le papier, étaient inférieures au Club. Il a tout gagné mais il est chaque fois passé par le chas de l'aiguille. J'espérais naïvement que face à Saint-Trond, un des clubs les plus faibles de D1, Bruges allait enfin montrer quelque chose. Mais rien ne change. Contre les Portugais, un point suffit pour passer, mais si les Brugeois jouent de nouveau avec le frein à main, ce n'est pas gagné d'avance. Tu peux obtenir des bons résultats contre des petits en misant prioritairement sur la contre-attaque, mais en Coupe d'Europe et dans les play-offs, il y a peu de chance que ça réussisse aussi bien. C'est une bonne chose pour le foot que Barcelone ait ridiculisé le Real. C'était un affrontement entre deux clubs, entre deux coaches et entre deux joueurs : CristianoRonaldo et Lionel Messi. Le Barça a tout gagné. Ronaldo est passé à côté de son match, il a raté une occasion pour faire 2-0, une autre chance pour revenir à 2-2, et quelques coups francs bien placés. Messi, lui, a fait ce qu'il devait faire. Et JoséMourinho ne peut décidément pas s'empêcher d'être de mauvaise foi. Ce serait tellement bien si l'homme était aussi brillant que le coach ! Il a osé dire que Messi méritait d'être exclu. Il commet deux petites fautes et il aurait fallu lui donner deux cartes jaunes ? C'est grave de parler comme ça. Surtout quand on a dans son équipe un Pepe et un Sergio Ramos qui, eux, auraient dû rentrer au vestiaire avant les autres. Glen De Boeck a pris une fameuse leçon d'humilité. Quand il est parti aux Pays-Bas, il a dit qu'il sentait plus de respect là-bas qu'en Belgique, que tout était mieux chez les Hollandais, etc. Quelques mois plus tard, où est-il ? Sans boulot, après deux expériences qui ont mal tourné. Il a beaucoup mis son ego en avant suite à ses bons résultats avec le Cercle, mais au Beerschot et à Venlo, on ne gardera pas un grand souvenir de lui. En plus, dès qu'il est parti, le VVV s'est mis à gagner. Il est au même point qu'avant de commencer au Cercle : face à une page blanche, il doit de nouveau tout prouver, comme un parfait novice qui débarque sur le marché des entraîneurs.C'est étonnant que les champions de ces trois grandes puissances ne soient plus en Ligue des Champions après la phase de poules. La bombe, c'est évidemment l'élimination sans gloire de Manchester United. Lille n'a guère fait illusion. Et le Borussia Dortmund termine bon dernier de son groupe. Pour les clubs belges, c'est une mauvaise chose dans le sens où des grands clubs comme United, City et Valence pourraient se retrouver sur notre route en Europa League. Mais il y a aussi un aspect positif pour nous. Quand on voit le CSKA Moscou, Bâle et Apoel Nicosie toujours présents en Ligue des Champions, ça doit nous donner de l'espoir. C'est une réponse aux dirigeants belges qui partent battus d'avance quand ils évoquent la Ligue des Champions, disent qu'on n'y a définitivement plus notre place, parlent de trop petits budgets, de concurrence déloyale, etc. Il y a des clubs qui arrivent à très bien travailler sans avoir des moyens démesurés. PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE DANVOYE - PHOTOS IMAGEGLOBE