1. Daum grand patron du Club : simplement logique

Christoph Daum avait à peine signé au Club Bruges qu'on revoyait l'organigramme sportif. Sven Vermant et Henk Mariman sont dégradés. L'Allemand montre de quel bois il se chauffe : il veut prendre toutes les grandes décisions sportives. Vu son parcours et son charisme, cela ne me paraît pas anormal. Il ne vient pas pour se plier aux mesures prises par d'autres personnes. Il veut être le seul à discuter des sujets sportifs les plus importants avec le président et le directeur.
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Christoph Daum avait à peine signé au Club Bruges qu'on revoyait l'organigramme sportif. Sven Vermant et Henk Mariman sont dégradés. L'Allemand montre de quel bois il se chauffe : il veut prendre toutes les grandes décisions sportives. Vu son parcours et son charisme, cela ne me paraît pas anormal. Il ne vient pas pour se plier aux mesures prises par d'autres personnes. Il veut être le seul à discuter des sujets sportifs les plus importants avec le président et le directeur. Daum sera un anti- AdrieKoster, un homme très brave qui voulait d'abord que son équipe joue bien au foot. Avec le nouveau coach, on aura ce cocktail : discipline, travail intensif, mentalité dans le vestiaire et sur le terrain, respect d'une hiérarchie. Quand on a travaillé au top en Allemagne et en Turquie, on exige que ça roule. Il va vite imprimer sa griffe sur le fonctionnement quotidien du Club. Il est un peu sur le retour mais ça reste un tout grand nom. Il aura un premier gros test dès ce dimanche : le derby contre le Cercle. Je sors un gros point positif de la victoire des Diables Rouges contre la Roumanie : avec Anthony Vanden Borre, on tient peut-être enfin notre back droit. C'est le seul qu'on a sous la main pour le moment ! Si sa tête suit enfin ses jambes, on est sauvé pour quelques années. Mais il y a aussi des motifs d'inquiétude après ce match. La Belgique souffre toujours du même problème que le Club Bruges : elle ne parvient pas à gérer un résultat. Pour le même prix, on se fait rejoindre bêtement dans les dernières minutes. Quand tu as autant de qualités individuelles, tu traduis ta domination en chiffres, point à la ligne. Une autre chose qui m'inquiète : on a eu la confirmation que Georges Leekens n'avait toujours pas un vrai attaquant de pointe. Romelu Lukaku ne joue pas avec Chelsea, Kevin Mirallas n'impressionne pas en équipe nationale, Moussa Dembélé n'a pas le profil, Marvin Ogunjimi est dans le trou. Reste Igor de Camargo, qui a joué dans ce rôle contre le Kazakhstan, mais il n'est pas assez rapide pour faire mal à des adversaires d'un haut niveau. Donc, je me demande si le coach ne devrait pas revoir son système. A sa place, j'alignerais deux faux attaquants de pointe dans un 4-4-2, deux hommes excentrés : Dries Mertens à gauche, Nacer Chadli à droite. Je positionnerais un losange dans la ligne médiane : Timmy Simons derrière (je crains que Steven Defour titulaire incontournable, ça ne soit pas pour demain), Marouane Fellaini à gauche, Axel Witsel à droite, Eden Hazard devant. Ce serait une façon de désorienter les arrières centraux adverses, qui n'auraient pas d'opposant direct, et nos médians pourraient ainsi plus facilement s'infiltrer. Tu peux t'en sortir comme ça quand tu n'as pas un tueur comme Mario Gomez ou Edin Dzeko. C'est ce que le Barça fait avec Lionel Messi... Je ne reviendrais à l'occupation actuelle que le jour où on aura un attaquant de pointe qui transforme facilement ses occasions. Peut-être Lukaku quand il se sera imposé à Chelsea. Je ne suis pas certain que le Brésil sera le king sud-américain lors de la Coupe du Monde. L'Uruguay a épaté en Afrique du Sud et elle continue sur sa lancée. En éliminatoires, elle vient de torpiller le Chili, qui n'est pourtant pas un nain. Avec quatre buts de Luis Suarez. Il est sur le toit du foot mondial depuis un bon moment et son pays fait la même chose. Abbas Bayat a le beau rôle pour le moment : Charleroi gagne depuis plusieurs semaines, vient de s'imposer dans le match au sommet à Eupen et se rapproche très fort de la première place en D2. Alors, le boss continue à sortir le bazooka. Il vient de confirmer dans Le Soir ses propos de la semaine précédente à Vivacité : un entraîneur ne sert finalement à rien, ou pas grand-chose. Mais pourquoi, alors, en a-t-il engagé autant depuis qu'il est président ? Il les humilie publiquement et démolit la corporation. Selon lui, c'est à l'université qu'on apprend à bien gérer un groupe de footballeurs, pas en ayant été un grand joueur. C'est ça, oui... Et TiborBalog, dans l'histoire ? Son employeur le fait passer pour rien. Charleroi n'est vraiment pas le club dans lequel je rêverais de bosser ! Suite aux bouleversements politiques en Egypte, Maged Samy n'arrive plus à faire sortir de grosses sommes d'argent de son pays. On parle d'un trou de 20 millions et il doit trouver 2 millions avant la fin de l'année, sous peine de ne plus recevoir la licence. Quand tu as une trentaine de joueurs sous contrat et des salaires déraisonnables, tu dois bien te planter un jour ou l'autre. PAR MARC DEGRYSE