1. Anderlecht champion

Je ne vois pas qui pourrait empêcher Anderlecht de foncer vers le titre. Cette équipe est im-pres-sion-nan-te ! Partout. Poste par poste, il y a plein de satisfactions à relever. J'en cite quelques-unes. Cheikhou Kouyaté continue à grandir de semaine en semaine dans la défense centrale. Behrang Safari commence à montrer ce qu'il a dans le ventre. Chapeau à Marcin Wasilewski pour son retour. Dans l'entrejeu, le trio Lucas Biglia- Matias Suarez- Sacha Kljestan (méconnaissable par rapport à l'an passé) est deux niveaux au-dessus de la triplette Franck Berrier- Luis Manuel Seijas- William Vainqueur. Et la puissance offensive du Sporting, avec Milan Jovanovic et Dieumerci Mbokani, est carrément historique.
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Je ne vois pas qui pourrait empêcher Anderlecht de foncer vers le titre. Cette équipe est im-pres-sion-nan-te ! Partout. Poste par poste, il y a plein de satisfactions à relever. J'en cite quelques-unes. Cheikhou Kouyaté continue à grandir de semaine en semaine dans la défense centrale. Behrang Safari commence à montrer ce qu'il a dans le ventre. Chapeau à Marcin Wasilewski pour son retour. Dans l'entrejeu, le trio Lucas Biglia- Matias Suarez- Sacha Kljestan (méconnaissable par rapport à l'an passé) est deux niveaux au-dessus de la triplette Franck Berrier- Luis Manuel Seijas- William Vainqueur. Et la puissance offensive du Sporting, avec Milan Jovanovic et Dieumerci Mbokani, est carrément historique. Ce week-end, il y a le clash entre Man U et City. La saison passée, Vincent Kompany avait été impérial à cette occasion. Wayne Rooney avait passé le match dans la poche du Belge, puis il avait reçu une seule chance de but et l'avait mise dedans sur un retourné fabuleux ! Kompany est plus que jamais au sommet de son art, il vient encore de marquer deux buts en quelques jours, avec les Diables et City. Il y a eu du positif dans la campagne des Diables. Dans la colonne des actifs de Georges Leekens, je mets les progrès dans le jeu de position et dans la circulation du ballon. On revoit des Belges qui jouent bien au foot, c'est souvent propre, soigné. Mais nous sommes toujours dans la grande chambre d'hôpital où il y a un malade qui inquiète dans chaque lit ! Qu'on tourne les choses comme on veut, qu'on essaye d'être optimiste, ça ne change rien : au niveau des résultats, c'est toujours un gros échec. La campagne a été longue, il y a eu plein de matches mais de gros problèmes qui existaient au départ n'ont pas trouvé de solutions. Nous n'avons toujours pas de backs et on attend encore un tueur devant. Quand dénichera-t-on un attaquant capable de mettre deux ballons au fond quand il a trois occasions ? Ce que les Allemands ont fait contre nous était exemplaire, une vraie leçon, un cas d'école. Chaque bonne équipe nationale a un killer. Romelu Lukaku ? Il ne sort pas du trou. Igor de Camargo ? C'est bon à domicile contre les petits adversaires mais insuffisant quand les choses sérieuses commencent. Chris Janssens a pris une décision osée, courageuse : il a écarté Monsieur Wesley Sonck du groupe pour le match du Lierse à Zulte Waregem. Et son équipe a gagné pour la première fois. Il faut du cran, quand on est un aussi jeune coach, pour refouler un monument comme Sonck, une vedette, une personnalité pareille, et le plus gros contrat du club. Janssens sait aussi qu'un Sonck qui ne joue pas peut pourrir l'ambiance. Mais il a pris ses responsabilités. Si le Lierse avait encore été battu et n'avait pas marqué, ça se serait probablement retourné contre l'entraîneur et il aurait sans doute traversé des semaines difficiles. Maintenant, Sonck n'a plus qu'une chose à faire : bosser pour revenir dans l'équipe et enfin marquer un goal. Le buteur dans le noyau du Lierse, aujourd'hui, ce n'est plus lui mais Mohamed El Gabas : il a mis quatre des six buts lierrois cette saison. Sonck va encore beaucoup parler dans la presse, on le voit et on l'entend régulièrement en Flandre. Il a une chronique dans Het Nieuwsblad et il passe de temps en temps à la télé. Ses avis sont tranchés. Mais s'il n'arrive pas à parler de nouveau avec ses pieds, sa fin de carrière sera très compliquée. Encore une grosse claque (4-0 à Feyenoord) et trois points sur 27. Je ne suis pas sûr que Glen De Boeck fêtera le réveillon de Nouvel An à Venlo ! Quand il a signé là-bas, il a dit à toute la presse belge qu'il pouvait réussir avec des méthodes de travail différentes du train-train de chez nous. Le résultat n'est pas spectaculaire. Si son équipe ne se reprend pas très vite, je ne lui donne plus beaucoup de semaines en Hollande. Un coach qui fait des bonnes choses dans un club pendant deux, trois ou quatre ans peut se permettre un gros passage à vide, mais pour un inconnu qui débarque, le risque de se faire virer est cent fois plus grand. On a cru que le Standard était lancé après ses bons premiers matches en Europa League, mais avec le recul, on se rend compte qu'il reste un boulot énorme là-bas. L'équipe a eu trois gros rendez-vous belges pour montrer sa valeur : à Gand, à Genk, à Anderlecht. Chaque fois, ce fut le crash total. Comme La Gantoise l'an dernier, le Standard rate ses matches contre les grands. La différence, c'est que les Gantois parvenaient systématiquement à battre les petits et restaient donc bien classés. Ce Standard-ci n'est pas dominant, n'a pas d'équilibre, sa défense est facilement prise de vitesse, son entrejeu patauge, et devant, un joueur comme Mémé Tchité est carrément méconnaissable. Son niveau actuel est incroyable ! Tout ça manque aussi de rage de vaincre : à 2-0 pour Anderlecht, tout le monde a baissé la tête. Le Standard peut-il se qualifier pour les play-offs 1 ? Pas sûr. Peut-il jouer le titre ? Certainement pas !C'est du bonheur de voir les matches de Mons à domicile : 14 points sur 18 et déjà 19 buts marqués. Ça gicle de partout, il y a les centres de Matumona Zola et de Tim Matthys, mais aussi un Rachid Bourabia qui est une vraie révélation. Ce gars-là voit un mini couloir et il s'engouffre à la vitesse de l'éclair. Si Mons parvenait à faire la même chose en déplacement, ça ferait mal au classement. De toute façon, on peut considérer que l'équipe est sauvée. Après seulement 10 matches ! C'est tout à fait inconcevable qu'elle s'écroule. Il y a trop de qualités mentales et d'atouts foot pour en arriver là. On aura déjà les yeux tournés vers l'Angleterre ce mercredi. Je crains une gifle terrible pour Genk à Chelsea. Il y a tous les blessés, et en plus, pour trouver un joueur du Racing aussi performant que la saison dernière, il faut beaucoup chercher.PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE DANVOYE - PHOTOS IMAGEGLOBE