1. Vazquez rend Vargas nerveux

A Bruges, l'affaire Ronald Vargas pourrit un peu plus l'atmosphère chaque jour. Le club dit " A ", Vargas dit " B ", les deux parties se déchirent dans la presse et il n'y a plus de marche arrière possible. Le Vénézuélien ne veut pas rester, mais il ne peut carrément plus rester. Ce qui l'énerve le plus, selon moi, c'est l'arrivée de l'Espagnol Victor Vazquez. Qu'il joue sur un flanc ou dans l'axe, c'est un vrai concurrent pour lui et j'imagine mal deux joueurs aussi similaires ensemble dans l'équipe.
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A Bruges, l'affaire Ronald Vargas pourrit un peu plus l'atmosphère chaque jour. Le club dit " A ", Vargas dit " B ", les deux parties se déchirent dans la presse et il n'y a plus de marche arrière possible. Le Vénézuélien ne veut pas rester, mais il ne peut carrément plus rester. Ce qui l'énerve le plus, selon moi, c'est l'arrivée de l'Espagnol Victor Vazquez. Qu'il joue sur un flanc ou dans l'axe, c'est un vrai concurrent pour lui et j'imagine mal deux joueurs aussi similaires ensemble dans l'équipe. Ce sont deux footballeurs qui donnent des impulsions offensives et misent sur leur créativité et sur leur sens de l'initiative. Si les dirigeants souhaitent vraiment conserver Vargas, je m'étonne qu'ils n'aient pas bouclé le dossier avant qu'il parte en vacances. Ils avaient tout le temps. En faisant traîner les choses, ils ont laissé la méfiance s'installer entre les deux camps.Back to the roots ! On a donné la priorité à des gars qui ont beaucoup de caractère, à quelques joueurs nordiques. Mais ça ne correspond pas au style d'Adrie Koster : un football plutôt frivole avec une part d'improvisation. Est-ce qu'il pourra imposer sa façon de jouer à ce groupe ? Je crains aussi des problèmes relationnels aux entraînements car il y a plusieurs joueurs auxquels on a dit qu'ils avaient intérêt à aller voir ailleurs : Carl Hoefkens sait qu'il n'est plus trop le bienvenu ; Dorege Kouemaha et Joseph Akpala doivent bosser à côté d'un nouveau paquet encombrant, Björn Vleminckx... Il faut aussi gérer les cas de Karel Geraerts, Jeroen Simaeys et Glenn Verbauwhede, toujours sous contrat mais exclus du noyau pro. Cela fait beaucoup de risques de frictions. Patrick Vanoppen, le nouveau président du Beerschot, est allé dans le centre-ville déguisé en ours : n'importe quoi ! On attend de gens pareils qu'ils aient un minimum de tenue, pas qu'ils fassent du cirque. Je suis pour les patrons de clubs discrets. Les gens de Zulte dérapent aussi quand ils annoncent qu'ils veulent un budget comparable à celui du Club et visent le titre dans les trois ans. Avoir de l'ambition, c'est bien. Dire n'importe quoi, non ! On a entendu des discours pareils à Charleroi, à Mouscron et à Beveren, on voit où ils en sont aujourd'hui. Le Standard a repris les entraînements sans coach et tout le monde s'inquiète mais moi pas. Les deux composantes essentielles de la deuxième place et de la victoire en Coupe sont toujours là : LucienD'Onofrio et le noyau. On n'a encore vendu personne et c'est quand même le groupe le plus doué de Belgique. Au niveau sportif, on a révolutionné beaucoup de choses au Club Bruges et à Anderlecht, mais tout est stable au Standard. Est-ce que c'est si important d'avoir absolument un nouvel entraîneur à six semaines du championnat ? Tout va quand même se décanter très vite. Et la priorité, c'est que Lucien D'Onofrio reste le grand patron du club. Si Lucien D'Onofrio garde finalement le pouvoir, je pense que Dominique redeviendra entraîneur. Pour le court terme, ce serait une bonne chose. On conserve les deux frères, Sergio Conceiçao et le groupe, alors le Standard sera bien plus redoutable qu'avec des investisseurs étrangers à sa tête. On ne peut pas dire que les transferts de Matias Suarez et Kanu aient été des réussites extraordinaires pour Anderlecht. Et il y a plusieurs autres Sud-Américains qui ont échoué ces dernières années. Mais le club continue à recruter là-bas. Après Diogo, c'est un autre Brésilien, Samuel, qui débarque. J'ai des doutes. Rien ne dit qu'ils vont s'adapter facilement : ils ont encore tout à prouver au plus haut niveau. La direction dit qu'elle va frapper un grand coup quand Romelu Lukaku aura été vendu. C'est l'immense talent que tout le monde veut mais que personne ne prend... Il y a déjà cinq nouveaux, mais personne pour remplacer Mbark Boussoufa. Le nouveau leader, on l'attend toujours. J'ai l'impression que Lukaku va finalement rester, qu'il n'y aura donc pas l'argent pour un gros poisson et que la saison commencera sans successeur pour le Marocain. Avec toutes les conséquences prévisibles. Je suis vraiment curieux de voir ce que l'UEFA, sa commission de fair-play financier et Jean-Luc Dehaene vont pouvoir faire. On nous dit que tout va être contrôlé au niveau des dépenses mais les grandes équipes européennes continuent à jeter l'argent par les fenêtres. Barcelone, avec ses 400 millions de dettes, achète Alexis Sanchez et veut Cesc Fabregas ! J'ai un problème. On ose mettre des banques en faillite, des pays sont à deux doigts de l'être, mais tous les grands clubs passent à travers les mailles du filet. On fait disparaître Portsmouth ou le RBC Roosendaal, mais les gros s'en tirent toujours. Quand fera-t-on un premier exemple qui ouvrirait les yeux de tout le monde ? Co Adriaanse a déjà été approché par le Club Bruges mais il était impayable. Il vient de signer à Twente, à la place de Michel Preud'homme. C'est un très bon choix car Adriaanse a plein de qualités : il connaît le foot international comme sa poche, a le sens de la discipline et prône toujours un football spectaculaire. Avec tout mon respect pour des coaches comme Adrie Koster ou Francky Dury, c'est dommage qu'un type comme Adriaanse n'ait jamais travaillé chez nous. PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE DANVOYE; PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE DANVOYE; PROPOS RECUEILLIS PAR P