1. Milan doit prendre Witsel... et Defour

L'AC Milan confirme son intérêt pour Axel Witsel. On se demande s'il a le niveau pour le Calcio et un club pareil. Moi, je suis rassuré. Oui, il peut briller là-bas. Et si j'étais à la place de la direction, j'essaierais de faire coup double : je prendrais aussi Steven Defour. Il y a deux places à prendre dans l'entrejeu de Milan. GennaroGattuso a 33 ans, Clarence Seedorf en a 35 : ils sont en fin de parcours et j'imagine un duo Witsel-Defour à leur place.
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L'AC Milan confirme son intérêt pour Axel Witsel. On se demande s'il a le niveau pour le Calcio et un club pareil. Moi, je suis rassuré. Oui, il peut briller là-bas. Et si j'étais à la place de la direction, j'essaierais de faire coup double : je prendrais aussi Steven Defour. Il y a deux places à prendre dans l'entrejeu de Milan. GennaroGattuso a 33 ans, Clarence Seedorf en a 35 : ils sont en fin de parcours et j'imagine un duo Witsel-Defour à leur place. Transférer les deux serait une preuve d'intelligence. Milan a collectionné des trophées avec un trio néerlandais : Marco van Basten, Frank Rijkaard et Ruud Gullit. Un duo belge pourrait aussi marquer l'histoire du club. Point de vue foot et technique, Witsel et Defour ont le niveau. Witsel est aussi prêt sur le plan physique. Il lui reste à progresser dans le mental, à être bon chaque semaine et pas seulement par périodes. Pour Defour, mes doutes sont davantage sur le plan physique. Le fameux centre médical de l'AC Milan pourrait sans doute l'aider à ne plus rater autant de matches chaque saison. Des supporters du Standard sont inquiets parce qu'il est question du rachat de leur club par un groupe néerlandais. Moi aussi, je me pose des questions. Est-il possible de bien gérer ce club à distance ?Pour Ronald Vargas, ça chauffe. Des supporters du Club Bruges ne digèrent pas qu'il se rapproche d'Anderlecht. Il se fait insulter sur internet, on lui colle une étiquette de Judas, de traître. Je connais... Quand je suis passé de Bruges à Anderlecht à la fin des années 80, j'en ai aussi entendu de toutes les couleurs. Signer chez l'ennemi, ce n'était pas ce que je voulais au départ. J'avais envie de partir à l'étranger mais je suis allé au Sporting car c'est là que l'intérêt était concret. Cela n'a pas été facile, puis les choses se sont quand même assez vite tassées. Si toutes les parties sont d'accord, qu'on les laisse faire. Ce joueur veut monter plus haut, pourquoi lui interdirait-on d'aller dans un club comme Anderlecht ? Il a les qualités techniques. Peut-être pas encore les qualités mentales : il reste fragile. Sur le terrain, ballon au pied, il peut faire aussi bien que Mbark Boussoufa. Mais il n'est pas encore le leader qu'était le Marocain et n'est pas encore aussi constant. Vargas brille par moments et baisse facilement la tête quand ça ne tourne pas. Dès que son équipe est en difficulté, il ne se préoccupe que de son propre jeu. Mehdi Carcela a assisté à la victoire du Maroc contre l'Algérie : c'est chouette. Son visage a tellement changé depuis son choc avec Chris Mavinga et son opération, qu'il aurait pu choisir de se cacher encore quelques semaines. Au lieu de cela, il a décidé de s'afficher devant le Maroc entier. Eric Gerets est toujours là quand ça chauffe. Sa cote au Maroc n'était plus très bonne après la défaite en Algérie, il a remis les choses au point avec ce 4-0 bien tassé. Une victoire spectaculaire alors qu'il n'a pas une toute grande équipe à sa disposition.Trond Sollied signe à La Gantoise pour la troisième fois et ça peut se comprendre car ils sont faits pour s'entendre. Il connaît bien la ville puisqu'il y habite, et il n'ignore rien du fonctionnement du club. Malgré deux départs, il est toujours resté sur la même longueur d'onde que Michel Louwagie et Ivan De Witte. Autre point positif : il n'a pas signé pour l'argent. Il a déjà gagné suffisamment, et s'il avait d'abord pensé à son salaire, ce n'est pas à Gand qu'il se serait engagé. Je m'interroge quand même sur les priorités de la direction. Quand tu engages Sollied, tu sais que c'est du court terme. A part au Club Bruges, il n'est jamais resté longtemps. C'est bien que le Lierse offre une chance à un jeune entraîneur comme Chris Janssens. Quand le Cercle permet à Glen De Boeck ou à Bob Peeters de débuter en D1, j'applaudis. Mais débarquer de nulle part et devoir gérer un club en difficulté, ça peut être une arme à double tranchant. Le Lierse a déjà tenté le coup avec Eric Van Meir et ça n'a pas été concluant. Dès les premiers problèmes, on ne se privera pas de rappeler que Janssens n'a aucune expérience. Désolant et décevant, c'est mon analyse de l'élection de Sepp Blatter pour un nouveau mandat de numéro 1 de la FIFA. La première question que je me pose : comment se fait-il qu'il n'y ait pas eu d'autre candidat sérieux ? Blatter est en place depuis une éternité, et pendant son règne, il y a quand même eu beaucoup de problèmes et de discussions. On pense à l'attribution des Coupes du Monde à la Russie et au Qatar mais il y a eu d'autres choses et les suspicions de corruption ont été nombreuses. Et avec tout mon respect pour l'homme, son âge est un problème. Il faut rajeunir les cadres, choisir un président jeune avec des idées fraîches, novatrices. Et se concentrer sur une personnalité qui a un passé de joueur. Il n'y a pas que Michel Platini. On peut aussi penser à Franz Beckenbauer, à Johan Cruijff ou un autre monument. Avec Platini à l'UEFA, on parle beaucoup de foot, de jeu. Avec Blatter à la FIFA, il est surtout question de pouvoir, de politique, d'intrigues. Diego Maradona exagère quand il dépeint Blatter comme un dinosaure mais il marque quand même un point sur ce coup-là ! Un bon président est aussi un homme qui prépare sa succession et son successeur. Blatter ne s'est jamais préoccupé de cela, c'est le capitaine qui s'accroche à son bateau sans se poser les bonnes questions de fond. La structure actuelle au sommet de la FIFA empêche le progrès. PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE DANVOYE