63x Diable Rouge (23 buts), a joué en attaque pour Bruges, Anderlecht, Sheffield Wed., PSV, Gand et G. Beerschot. 5x champion de Belgique, 1x des Pays-Bas, 4x Footballeur Pro, Soulier d'Or 91.
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63x Diable Rouge (23 buts), a joué en attaque pour Bruges, Anderlecht, Sheffield Wed., PSV, Gand et G. Beerschot. 5x champion de Belgique, 1x des Pays-Bas, 4x Footballeur Pro, Soulier d'Or 91. Quel départ laborieux. A commencer par la France, dont le malaise a éclaté au grand jour avec le renvoi de NicolasAnelka. L'Angleterre n'a rien montré non plus : incapable de battre les Etats-Unis et l'Algérie. Le malaise a également éclaté dans l'équipe à la rose, avec des critiques de WayneRooney envers les supporters, mais lui au moins a eu le bon goût de s'excuser. L'Angleterre devra se racheter une conduite cet après-midi contre la Slovénie. L'Allemagne, encensée après sa large victoire contre l'Australie, est dans ses petits souliers au moment d'affronter le Ghana ce soir : la surprenante défaite subie face à la Serbie a placé la Mannschaft au bord de l'élimination. L'Espagne a été fidèle à elle-même au niveau de la possession du ballon, mais a manqué de percussion et s'est placée dans de sales draps en perdant contre la Suisse. L'Italie s'est montrée incapable de battre le Paraguay et la Nouvelle-Zélande, mais peut encore s'en sortir dans un groupe facile. Est-ce un manque de fraîcheur lié à une longue saison ? Une question d'adaptation ? En descendant dans l'hémisphère Sud, les Européens sont passés de l'été à l'hiver. On a beau être en Afrique, il fait froid. Seuls les Pays-Bas n'ont pas déçu sur le plan des résultats : les Oranje ont été les premiers à décrocher leur billet pour les huitièmes de finale, mais la manière n'a enthousiasmé personne. Leurs deux victoires ont été tout sauf spectaculaires. BertvanMarwijk ne prône plus le tout à l'attaque, avec sept ou huit joueurs devant le ballon, comme ses prédécesseurs. Sa tactique est plus calculée. Mais c'est peut-être bon signe : jadis, les Hollandais s'éteignaient après un premier feu d'artifice. Avant le début de la compétition, chacun se disait que les équipes africaines, sur leur continent, avaient de grandes chances d'aller loin. Or, elles semblent souffrir du même mal que les équipes européennes. Elles ne jouent pas mal au football, mais manquent de percussion. A l'image du Cameroun, qui a bien joué contre le Danemark mais s'est incliné. Du Nigeria, qui a laissé la victoire à la Grèce. Ou même de la Côte d'Ivoire, qui est tombée sur plus forte qu'elle face au Brésil. Cela pourrait valoir l'un ou l'autre huitième de finale explosif, comme Brésil-Espagne ou Pays-Bas-Italie.Je suis étonné de la facilité avec laquelle la direction rouche s'est séparée de MarcosCamozzato. Certes, le Brésilien souhaitait changer d'air, mais le Standard n'a rien fait pour le retenir. Je comprends mieux que les BlauwenZwart aient sauté sur l'occasion : même si sa dernière saison a été difficile, à l'image de celle du Standard, Camozzato avait démontré qu'il était l'un des meilleurs arrières droits du championnat de Belgique. A 27 ans, il ne peut pas avoir perdu toutes ses qualités. Le choix de LaurentCiman m'interpelle également. Le Standard cherchait-il simplement à acquérir un arrière droit pour remplacer Camozzato, ou voulait-il mettre le grappin sur un défenseur polyvalent ? Car la meilleure place de Ciman me paraît en défense centrale. Même à Courtrai, c'est là qu'il a joué le plus souvent. Je suis curieux de voir si le Standard cherchera encore à attirer un nouvel arrière droit ou s'il considère que Ciman est la solution toute trouvée pour ce poste. Il n'y a pas que certaines approximations des gardiens de but. A la construction, certains semblent avoir peur de trop appuyer leurs passes, de crainte que le ballon fuse. Les centres sont souvent mal calibrés. Sur les coups francs, c'est perceptible aussi : les tentatives de lobs subtiles au-dessus du mur échouent régulièrement. Lassés, les tireurs préfèrent alors frapper en force. Pendant toute la saison, je m'étais demandé pourquoi l'Argentine avait éprouvé tant de mal à se qualifier. J'ai la réponse : l'opposition qu'elle a rencontrée sur le continent sud-américain était de qualité. On connaissait la valeur du Brésil, qui confirme, mais j'ai été épaté par le jeu technique et fluide du Chili, et même du Paraguay et de l'Uruguay. Le Mexique, autre pays latino même s'il a disputé les qualifications dans la zone Amérique du Nord et Caraïbes, est de la même veine : la victoire conquise au stade Roi Baudouin contre l'Italie n'était pas un hasard.Le Brésil et l'Argentine sont pour moi les grands favoris de l'épreuve, sur ce que j'ai vu lors de la première semaine. Je n'enterre pas encore complètement l'Espagne, mais elle devra sortir le grand jeu vendredi contre le Chili. Je me demande ce qui a subitement poussé l'Union belge à vouloir se débarrasser de Jean- MariePhilips. Vu de l'extérieur, je n'ai pas eu l'impression qu'il y avait des divergences incompatibles entre FrançoisDeKeersmaecker, PhilippeCollin et lui. Leurs visions d'avenir respectives ne correspondaient-elles pas ? Ou Philips paie-t-il le prix pour toutes les péripéties qui ont ébranlé l'Union belge au cours des 12 derniers mois ? Mystère ! Philips a £uvré en professionnel dans son domaine, et semblait tenir à son poste puisqu'il s'y est accroché, en refusant de démissionner. Il semble toujours désireux de travailler également, et pourrait rejoindre Lokeren. La question qui se pose désormais est : qui va remplacer Philips comme CEO de l'Union belge ? Et là, je me demande si le départ de Filips Dhondt du Club Bruges était totalement innocent... PROPOS RECUEILLIS PAR BRUNO GOVERS