Espérons que Kompany ne s'égare plus...

Dans l'affaire du renvoi de VincentKompany, on a dit et écrit beaucoup de choses. Le seul qui soit resté discret sur le sujet est DickAdvocaat, et c'est très bien. La discipline et la ponctualité doivent être des règles, pas de la matière à remplir des pages. Le coach néerlandais s'emploie à ce que tous ses joueurs adoptent le comportement adéquat. Aucun Diable Rouge n'a encore acquis suffisamment de crédit pour mériter un statut spécial. Et d'ailleurs, faut-il faire des exceptions ? Dans les grands pays, la discipline est aussi la règle. Certaines équipes nationales disposent d'un réservoir suffisamment large pour évincer les récalcitrants sans que cela ne porte préjudice. Ce n'est pas le cas en Belgique. Même si personne n'est irremplaçable, ce serait dommage de devoir se passer d'un joueur aussi talentueux que Kompany.
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Dans l'affaire du renvoi de VincentKompany, on a dit et écrit beaucoup de choses. Le seul qui soit resté discret sur le sujet est DickAdvocaat, et c'est très bien. La discipline et la ponctualité doivent être des règles, pas de la matière à remplir des pages. Le coach néerlandais s'emploie à ce que tous ses joueurs adoptent le comportement adéquat. Aucun Diable Rouge n'a encore acquis suffisamment de crédit pour mériter un statut spécial. Et d'ailleurs, faut-il faire des exceptions ? Dans les grands pays, la discipline est aussi la règle. Certaines équipes nationales disposent d'un réservoir suffisamment large pour évincer les récalcitrants sans que cela ne porte préjudice. Ce n'est pas le cas en Belgique. Même si personne n'est irremplaçable, ce serait dommage de devoir se passer d'un joueur aussi talentueux que Kompany. Advocaat a démontré qu'il était enclin à pardonner. Il n'avait pas apprécié l'attitude de Marouane Fellaini, qui avait fait l'impasse sur le match en Estonie pour des problèmes dentaires alors qu'il s'était déclaré bon pour le service avec Everton, mais le joueur a fait amende honorable et a su convaincre le sélectionneur, par ses prestations sur le terrain, qu'il méritait une deuxième chance. Puisse Kompany avoir compris la leçon.On a coutume de dire qu'il n'est pas facile de jouer face à un mur, lorsqu'il y a peu d'espaces. Le Germinal Beerschot a démontré, à Bruges, qu'il n'était pas toujours facile non plus de jouer lorsqu'il y a... beaucoup d'espaces ! Certes, les Anversois se sont imposés au stade Jan Breydel, mais au vu de leurs occasions, ils auraient pu humilier leurs hôtes avec un score de 1-5 ou 1-6, s'ils avaient fait preuve d'un peu plus de réalisme. Je préfère toujours une équipe dominatrice, mais le jeu de contre-attaque du GB est très beau à voir aussi. Avec FarisHaroun, TosinDosunmu et SherjillMcDonald, il possède les joueurs pour jouer de cette manière mais il leur manque des qualités de finisseurs. Le GB s'en sort aussi grâce à des " vétérans " comme PhilippeClement derrière. Dans la même lignée, on peut placer le succès de La Gantoise contre le Standard. Si le championnat se poursuit à ce rythme, avec des équipes du subtop qui s'évertuent à faire la nique à celles du top, les playoffs pourraient se révéler très passionnants. En défense, Daniel Van Buyten, Nicolas Lombaerts et Thomas Vermaelen s'affirment comme des quasi certitudes. Dans l'entrejeu, Jan Vertonghen et Marouane Fellaini également. Steven Defour et Moussa Dembélé, lorsqu'ils seront aptes au service, devraient aussi faire partie du lot. Sur les flancs, Eden Hazard et Kevin Mirallas ont marqué des points. Tom De Mul n'a pas encore reçu sa chance, encore faudrait-il pour cela qu'il joue dans son club. D'où l'importance d'un bon choix de carrière, qu'il n'a manifestement pas fait en quittant l'Ajax pour le FC Séville. Les incertitudes d'Advocaat se situent à deux postes précis : ceux d'arrière droit et d'attaquant de pointe. Au poste de gardien, il devra trancher entre deux bons portiers.Il y a eu Angleterre-Allemagne en 1966, Argentine-Angleterre en 1986 et maintenant France-Irlande. En plus de 40 ans, la technologie s'est développée mais la FIFA refuse d'évoluer. De telles erreurs, dans des matches d'une telle importance, devraient pourtant pouvoir être évitées en consultant, ne fût-ce que brièvement, un écran TV. La FIFA s'entête dans son attitude conservatrice. Je trouve scandaleux la manière dont la France s'est qualifiée pour la Coupe du Monde, et les hautes instances de la FFF seraient sorties grandies si elles avaient demandé que le match soit rejoué. C'eût été une belle manière de poser un geste fort dans la voie de ce fair-play dont parlent tant les dirigeants du football mondial. Faudra-t-il qu'un jour, un club ou une fédération intente un procès auprès de la justice civile pour " traitement malhonnête " de la part de la FIFA, pour que le principal organisme du football mondial se décide enfin à évoluer ? Le Portugal s'est qualifié avec beaucoup de chance au détriment de la Bosnie-Herzégovine. Je m'attendais à ce que les Bosniaques passent. Les éliminations de la Russie et de l'Ukraine, les deux principales puissances de l'ex-URSS, constituent aussi des surprises pour moi. Les Russes ont payé très cher le but concédé, tout à la fin du match aller, face à la Slovénie. Les Slovènes avaient donné la réplique aux Diables Rouges, en février à Genk, et ils ne m'avaient pas impressionné. Mais leur qualification démontre que, même si les grands pays finissent généralement par arracher leur ticket, il reste toujours de la place pour un Petit Poucet. Un ouvrage sur Barcelone sort ce mercredi. Précisément au moment où le club aborde une semaine de vérité. Hier, le Barça jouait quasiment sa survie en Ligue des Champions face à un Inter Milan où JoséMourinho digérerait mal une nouvelle élimination précoce. Et dimanche, c'est le clásico face au Real Madrid qui figure au programme du Barça. Il l'abordera avec un point de retard. Pour moi, c'est une surprise de voir les Madrilènes déjà en tête du classement. Leur style de jeu ne porte pas encore leur marque de fabrique, mais les résultats sont là. PROPOS RECUEILLIS PAR DANIEL DEVOS