1 La plongée européenne de nos clubs

Il faut s'en faire une raison : d'année en année, le fossé se creuse entre nos représentants et leurs adversaires européens. Surtout s'ils émargent à l'Angleterre, l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne, voire la France, à présent. Je constate que si le Sporting était encore parvenu à accrocher l'OL lors de leur dernière confrontation en phase des poules de la Ligue des Champions 2003-04 (1 à 0 pour Lyon chez lui et même score en faveur d'Anderlecht au Parc Astrid), cette fois, il n'y avait vraiment pas photo. En l'espace d'une demi-douzaine d'années, la puissance financière a fait la différence entre des Gones abonnés à l'épreuve majeure depuis dix ans, et des Bruxellois qui peinent de plus en plus pour y arriver. Tout porte d'ailleurs à croire que leur tâche, de même que celle de nos autres engagés, sera de plus en plus ardue car notre coefficient européen ne cesse lui aussi de plonger.
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Il faut s'en faire une raison : d'année en année, le fossé se creuse entre nos représentants et leurs adversaires européens. Surtout s'ils émargent à l'Angleterre, l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne, voire la France, à présent. Je constate que si le Sporting était encore parvenu à accrocher l'OL lors de leur dernière confrontation en phase des poules de la Ligue des Champions 2003-04 (1 à 0 pour Lyon chez lui et même score en faveur d'Anderlecht au Parc Astrid), cette fois, il n'y avait vraiment pas photo. En l'espace d'une demi-douzaine d'années, la puissance financière a fait la différence entre des Gones abonnés à l'épreuve majeure depuis dix ans, et des Bruxellois qui peinent de plus en plus pour y arriver. Tout porte d'ailleurs à croire que leur tâche, de même que celle de nos autres engagés, sera de plus en plus ardue car notre coefficient européen ne cesse lui aussi de plonger. à voir aussi l'état de santé du football belge par rapport aux nations qui ne font pas partie du top en Europe. Une indication en ce sens sera le résultat d'ensemble forgé par le Club Bruges contre les Polonais de Lech Poznan. N'oublions pas que les Bleu et Noir avaient déjà peiné face aux Finlandais de Lahti. Depuis le début de saison, Wesley Sonck est souvent réserviste à Bruges. Bizarre, dans la mesure où le Club, par la voix de son nouveau coach, Adrie Koster, s'est ému à plus d'une reprise de l'absence d'un véritable finisseur dans ses rangs. Or, Wes présente bel et bien ce profil, comme il l'a prouvé dans les diverses équipes où il a joué, et même en équipe nationale. à voir aussi on dit que son manager avait demandé une entrevue à la direction afin que tout le monde sache à quoi s'en tenir. Logique, car un élément de ce calibre sur le banc de touche n'est pas une solution. Sonck n'est pas aisément gérable dans un groupe, a fortiori si sa situation personnelle laisse à désirer. De deux choses l'une : soit on lui accorde une nouvelle chance, soit le joueur doit se résoudre à changer de cadre de travail. Mais je ne peux quand même pas imaginer qu'un footballeur de sa trempe, ne soit plus d'aucune utilité au stade Jan Breydel. On attendait beaucoup, cette saison, des Bavarois et de leur nouveau mentor, Louis van Gaal. Mais après trois journées à peine, c'est déjà la soupe à la grimace chez les Munichois. Deux sur neuf, ce n'était pas vraiment le départ escompté. L'entraîneur hollandais, qui a toujours l'habitude de faire la leçon à tout le monde, y compris la presse, peut s'attendre à un fameux retour de flamme. En championnat, indépendamment d'Anderlecht, c'est La Gantoise qui répond sans conteste à l'attente. Ses dirigeants avaient donné trois ans à leur coach, Michel Preud'homme, pour construire une phalange appelée à titiller les meilleurs. Ce tableau de marche est respecté : les Buffalos, qui avaient terminé à la 4e place du championnat en 2008-09, se sont hissés entre-temps au 2e échelon, derrière Anderlecht et semblent plus fringants à ce stade de la compétition que le Club Bruges et le Standard. De semaine en semaine, les différentes pièces du puzzle gantois s'imbriquent de mieux en mieux. à voir aussi la bonne santé actuelle du FC Malines et de Saint-Trond, qu'on n'attendait pas dans le Top 6. Deux équipes qui, hormis leurs qualités intrinsèques, marchent aussi et surtout à l'enthousiasme, appuyées par un public de feu. Cette dimension-là est une composante importante du football aussi. A fortiori lorsqu'on a moins de moyens que la concurrence. Face à Genk, Eden Hazard s'est signalé une fois de plus par quelques actions de la meilleure veine. Notamment sur l'une ou l'autre chevauchée fantastique, où il a combiné vitesse d'exécution, maîtrise du cuir et vision du jeu. Il est actuellement le plus grand talent du foot belge. Ce qui me sidère chez lui, c'est son extraordinaire maturité. A 18 ans, il joue déjà comme un chevronné, choisissant toujours judicieusement sa position et veillant à garder les choses simples. Son timing est également l'un de ses autres atouts. A Lille, il a sans doute trouvé le cadre idéal pour s'épanouir avant de viser un jour plus haut. à voir aussi un autre jeune qui fait fureur actuellement, c'est Thomas Vermaelen. Il avait déjà séduit lors de la première sortie des Gunners en championnat, à Everton, et a remis le couvert en Coupe d'Europe, au Celtic. Diriger de main de maître sa défense dans l'enfer de Parkhead,voilà qui n'est assurément pas donné à toutle monde. PROPOS RECUEILLIS PAR BRUNO GOVERS