1 Le Real peut inquiéter le Barça

Vainqueur de la Copa del Rey, le Real de José Mourinho semble bel et bien avoir trouvé la parade face au Barça. Quelle différence, en tout cas, entre l'équipe madrilène qui s'était fait étriller par 5-0 au Camp Nou il y a quelques mois et celle qui vient de donner coup sur coup deux bonnes répliques aux Blaugranas : en championnat d'abord, en arrachant un partage 1-1 à 10 contre 11 et mercredi passé en coupe nationale en s'imposant par le plus petit écart. La clé de ces bonnes performances aura été un entrejeu musclé, formé de Pepe, Sami Khedira et Xabi Alonso, pour contrer les artistes au pied léger adverses que sont Xavi, Sergio Busquets et Andres Iniesta. Ce n'était pas toujours très joli, surtout dans le chef de la grande faucheuse qu'est Pepe, mais il faut bien reconnaître que c'est efficace.
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Vainqueur de la Copa del Rey, le Real de José Mourinho semble bel et bien avoir trouvé la parade face au Barça. Quelle différence, en tout cas, entre l'équipe madrilène qui s'était fait étriller par 5-0 au Camp Nou il y a quelques mois et celle qui vient de donner coup sur coup deux bonnes répliques aux Blaugranas : en championnat d'abord, en arrachant un partage 1-1 à 10 contre 11 et mercredi passé en coupe nationale en s'imposant par le plus petit écart. La clé de ces bonnes performances aura été un entrejeu musclé, formé de Pepe, Sami Khedira et Xabi Alonso, pour contrer les artistes au pied léger adverses que sont Xavi, Sergio Busquets et Andres Iniesta. Ce n'était pas toujours très joli, surtout dans le chef de la grande faucheuse qu'est Pepe, mais il faut bien reconnaître que c'est efficace. Le Special One a adressé là un joli pied de nez à ses détracteurs, au rang desquels on mentionnera tout particulièrement Johan Cruijff. Adepte de l'art pour l'art en toutes circonstances, le Néerlandais a quand même quelquefois bu la tasse. Notamment lors de la finale de la Ligue des Champions 1994 lorsque les Barcelonais, avec Hristo Stoïchkov et Romario avaient été laminés par l'AC Milan. Au risque de me tromper, je ne crois pas que ce genre de mésaventure risquerait d'arriver dans une rencontre de ce type avec le Portugais. Il trouvera toujours un antidote, j'en suis certain. Sur un match, je lui accorderai toujours mes faveurs. Sur deux, c'est différent. C'est pourquoi, si le Real part avec un petit avantage sur le Barça ce soir, en demi-finale de la Ligue des Champions, je pense quand même que sur l'ensemble des deux confrontations, les Catalans auront le mot de la fin. A l'instar de José Mourinho, Didier Deschamps paraît être lui aussi un entraîneur des plus performants, même si la manière n'est pas toujours au rendez-vous. Après avoir conquis le titre avec l'Olympique Marseille la saison passée, l'ancien international français vient de gagner la Coupe de la Ligue en battant Montpellier par 1-0. Et ce n'est peut-être pas tout puisque l'OM est toujours bien placé dans la course au titre. J'avoue avoir beaucoup d'admiration pour Raul. En lieu et place d'un rôle dans l'ombre qui lui aurait très vraisemblablement été réservé au Real cette année, l'attaquant a préféré, à 33 ans, rebondir ailleurs. Et plus particulièrement dans un club participant à la Ligue des Champions, comme Schalke 04, histoire d'alimenter un peu plus encore son total-buts dans cette compétition, où il était en lice pour le titre de meilleur réalisateur de tous les temps au côté du Milanais Pippo Inzaghi. Raul a dépassé l'Italien et il n'a sans doute pas fini de nous étonner. Il est simplement dommage que cette légende vivante du football espagnol n'ait été retenu ni pour la phase finale de l'EURO 2008 ni pour la Coupe du Monde en Afrique du Sud. Car plus que tout autre, il aurait mérité de voir ces deux sacres figurer sur son palmarès. Au même titre, d'ailleurs, que la Copa del Rey, une épreuve que le Real n'avait plus gagnée depuis 18 ans, à un moment où le glorieux n°7 ne faisait pas encore partie du noyau A ! Du côté de Manchester United, on retrouve aussi un joueur, Ryan Giggs, qui a tout gagné en formation de club mais dont le palmarès est vierge avec l'équipe nationale. Mais il aurait difficilement pu en aller autrement pour lui, dans la mesure où le Pays de Galles n'a jamais fait partie de la cour des grands. Ce qui ne l'empêche pas de fournir de temps à autre de grands joueurs au monde du football. Comme Gareth Bale, le gaucher de Tottenham, qui vient d'être sacré meilleur joueur de l'année en Premier League. On peut dire ce qu'on veut des play-offs, mais la formule a au moins le mérite de nous tenir en haleine jusqu'au bout. En principe, la lutte pour le titre aurait dû se circonscrire à deux équipes, Anderlecht et Genk, mais un troisième larron s'est ajouté avec le Standard, qui peut carrément ambitionner le doublé alors qu'il s'était qualifié in extremis pour les play-offs 1. Personnellement, je ne suis pas de ceux qui, comme Trond Sollied, trouveraient scandaleux que les Liégeois l'emportent dans la course au titre ou encore que ce sacre ferait désordre pour une équipe qui comptait 16 points de retard sur le RSCA avant d'aborder la deuxième phase de la compétition. Désolé, mais le règlement est le règlement. Ses critères ont été fixés depuis longtemps et ce n'est pas en pleine lutte finale que certains doivent y trouver subitement à redire. La division des points par deux et le maintien des cartes, on le savait avant d'entrer dans le vif du sujet. Alors, pourquoi toutes ces jérémiades ? S'il y a des choses à modifier, il faut s'y atteler avant ou après mais pas pendant le déroulement de l'épreuve ! Reste que ce serait quand même gros qu'Anderlecht et La Gantoise, qui ont ardemment plaidé en faveur de la sauvegarde des play-offs se retrouvent les mains vides au décompte final. Les Buffalos, surtout, ont intérêt à se méfier !Les Zèbres poussés vers la porte de sortie en D1, c'était prévisible. On aura vraiment tout vu au Mambourg cette saison. Même un coach qui n'aura duré qu'un match, c'est tout dire. Charleroi, c'est un incroyable gâchis, dont le principal responsable est Abbas Bayat. Il croit avoir inventé lé football mais a encore tout à apprendre. A commencer par respecter le public. A mon époque, les Zèbres inspiraient la crainte. Aujourd'hui, ils ne suscitent que compassion. J'ose espérer pour eux que leur séjour dans l'antichambre ne s'éternisera pas. La place de Charleroi est au plus haut niveau du football belge. Comme l'Antwerp d'ailleurs.PROPOS RECUEILIIS PAR BRUNO GOVERS