1. Un Ballon d'Or amplement mérité pour le Barça

Avec trois joueurs sur le podium, le Barça est évidemment le grand vainqueur du Ballon d'Or. Les esprits chagrins hollandais déplorent toujours que Wesley Sneijder n'ait pas été retenu parmi les trois nominés. Mais malgré son succès en Ligue des Champions avec l'Inter et son accession en finale de la Coupe du Monde avec les Oranje, il n'y avait pas photo entre le trio azulgrana et lui. Pour moi, Lionel Messi est actuellement le meilleur joueur du monde. Son seul bémol est d'être passé à côté de sa Coupe du Monde. Et plus particulièrement le modèle de jeu du FC Barcelone, dont Andres Iniesta et Xavi ont été des composantes remarquables.
...

Avec trois joueurs sur le podium, le Barça est évidemment le grand vainqueur du Ballon d'Or. Les esprits chagrins hollandais déplorent toujours que Wesley Sneijder n'ait pas été retenu parmi les trois nominés. Mais malgré son succès en Ligue des Champions avec l'Inter et son accession en finale de la Coupe du Monde avec les Oranje, il n'y avait pas photo entre le trio azulgrana et lui. Pour moi, Lionel Messi est actuellement le meilleur joueur du monde. Son seul bémol est d'être passé à côté de sa Coupe du Monde. Et plus particulièrement le modèle de jeu du FC Barcelone, dont Andres Iniesta et Xavi ont été des composantes remarquables. Difficile pour mois de départager ces deux-là, tant ils se tiennent de près. Le premier a offert la couronne mondiale à son pays qui a dû patienter 80 ans avant de toucher au but. Le second, c'est l'intelligence en mouvement et sans doute le seul footballeur de la planète à afficher moins d'1 % de déchet en matière de pertes de balle. Mais avec ces trois-là, plus que tout, c'est quasiment la perfection footballistique qui a été récompensée. Remember le récent 5-0 face au Real Madrid. Le mercato d'hiver en est à mi-chemin et il n'a pas été très animé, excepté peut-être en bas de classement où le Lierse et Charleroi ont effectué les grandes man£uvres en transferts entrants. En matière de sorties, je ne pense pas qu'il faudra encore s'attendre à beaucoup de mouvements d'ici la fin du mois. Du moins aux premières loges : chacun veut conserver l'essentiel de ses forces, qu'il s'agisse de Lucas Biglia ou Kevin De Bruyne. Les départs les plus marquants auront été ceux du Malinois Joachim Mununga et du Gantois Randall Azofeifa chez les Turcs de Genclerbirligi. Je n'ai pas l'impression que ces départs auront une incidence sur leurs ex clubs. De part et d'autre, on y était préparé. Le Kavé avait d'ailleurs embrigadé Mohamed Koné et les Buffalos sont suffisamment riches en profondeur pour compenser la perte du Costa Ricain, même s'ils vont regretter son coup de patte sur les phases arrêtées. Dans une conjoncture difficile, ces clubs réalisent une bonne opération avec des rentrées de plus d'un million d'euros pour chacun. Gand n'en est pas là à son coup d'essai : il a apuré une dette de près de 20 millions d'euros en six ans. Mais chapeau aussi aux Malinois qui en dépit des départs des Nana Asare, Björn Vleminckx, Koen Persoons, Jonas Ivens et Aloys Nong réussissent à tenir leur rang. aSi les clubs londoniens d'Arsenal et de Chelsea ont contesté à un moment donné la suprématie de Manchester United au début de ce millénaire, le centre de gravité du football anglais national se situe aujourd'hui chez les Mancunians. City avait échoué de peu dans la course à la qualification en Ligue des Champions, il y a quelques mois. Cette fois, je crois que les coéquipiers de Vincent Kompany toucheront au but. Les Citizens sont vraiment devenus une équipe tout-terrain, comme ils l'ont démontré, avec un peu de chance certes, lors de leur récent déplacement à Arsenal. A mes yeux, ils peuvent même concurrencer leurs frères-ennemis d'Old Trafford. Ils ont en tout cas l'avantage, par rapport aux Red Devils, de ne pas devoir compter leurs sous. La preuve par l'embrigadement du Bosniaque Edin Dzeko qui devrait encore donner plus de punch à leur division offensive. Je ne vois que les Gunners pour jouer les trouble-fête. Mais plus Chelsea : après un départ en fanfare, les gars de Carlo Ancelotti éprouvent de la peine à trouver leur deuxième souffle. Les troupes de Stamford Bridge donnent l'impression d'avoir pris un fameux coup de vieux en quelques mois à peine. Je suis curieux de voir si Liverpool va se ressaisir avec Kenny Dalglish. Cet ex-joueur emblématique du club avait conduit les Reds à leur dernier titre en 1990. Ils ont encore été troisièmes en 2006 et 2007 et deuxièmes en 2009 mais là, ils n'ont plus le potentiel pour terminer dans les six premiers. La FIFA et certains hauts dignitaires du football européen s'interrogent sur le bien-fondé de ce fameux mercato d'hiver. Moi, je suis contre. Il faudrait se limiter à une seule période de transferts par an, à l'intersaison, et qui prendrait fin au moment où la compétition recommence. Il est illogique qu'on puisse encore transférer des joueurs le 31 août, alors que le championnat a recommencé au début de ce même mois. Les clubs n'ont plus l'occasion de compenser la perte due au départ in extremis de l'un ou l'autre élément. Et faire coïncider fin des transferts et début du championnat serait plus correct envers le public qui a le droit de savoir à quoi s'en tenir exactement au moment de payer son abonnement. A l'origine, la deuxième tranche des transferts avait été conçue pour permettre à des clubs déplorant bon nombre de blessés en cours de campagne, de rectifier le tir. Je suis d'avis qu'on devrait en revenir à ce principe lors de l'interruption hivernale mais en ne tolérant qu'une seule mutation par club. PROPOS RECUEILLIS PAR BRUNO GOVERS - PAR MARC DEGRYSE