1 Preud'homme sur les traces de Gerets

Après EricGerets, qui s'est taillé une belle réputation comme meneur d'hommes à l'étranger, un autre glorieux ex-Rouche semble bien parti pour devenir lui aussi un digne ambassadeur de notre foot : Michel Preud'homme. Après douze journées, le voilà qui occupe la toute première place du championnat des Pays-Bas. Et ce, grâce à une victoire par 0-1 sur le terrain du PSV Eindhoven, l'un des traditionnels candidats au titre, qui avait réussi l'exploit peu banal d'atomiser Feyenoord sur le score historique de 10-0 une semaine plus tôt. Le doute n'est plus permis aujourd'hui : les Tukkers d'Enschede ont bel et bien relayé les Rotterdamois en tant que troisième grand du football néerlandais aux côtés du PSV et de l'Ajax Amsterdam.
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Après EricGerets, qui s'est taillé une belle réputation comme meneur d'hommes à l'étranger, un autre glorieux ex-Rouche semble bien parti pour devenir lui aussi un digne ambassadeur de notre foot : Michel Preud'homme. Après douze journées, le voilà qui occupe la toute première place du championnat des Pays-Bas. Et ce, grâce à une victoire par 0-1 sur le terrain du PSV Eindhoven, l'un des traditionnels candidats au titre, qui avait réussi l'exploit peu banal d'atomiser Feyenoord sur le score historique de 10-0 une semaine plus tôt. Le doute n'est plus permis aujourd'hui : les Tukkers d'Enschede ont bel et bien relayé les Rotterdamois en tant que troisième grand du football néerlandais aux côtés du PSV et de l'Ajax Amsterdam. A une époque pas si lointaine, c'étaient encore les entraîneurs de ce pays, comme Aad de Mos ou Henk Houwaart qui montraient la voie à suivre chez nous. Au même titre que les joueurs d'ailleurs. Il est amusant de constater que le phénomène inverse est peut-être en train de se produire car on ne compte plus le nombre de nos compatriotes actifs aux Pays-Bas. Sans oublier que Gerets avait fait office d'éclaireur aussi du côté des coaches en menant le PSV au titre autrefois. Si Preud'homme en fait de même, qui dit qu'une nouvelle tradition ne s'installera pas non plus à ce niveau ? Le retour d'Emilio Ferrera à Panthrakikos, le club du nord-est de la Grèce où il s'était déjà signalé en 2009. Le Bruxellois avait alors fait fort en maintenant cette équipe parmi l'élite à l'occasion de sa première accession à ce niveau. Avec lui, les joueurs sont entre de bonnes mains, c'est sûr. Parmi nos trois représentants en Europe League ce jeudi, seule La Gantoise pourra jouer en toute décontraction. Les Buffalos n'ont quasiment plus le moindre espoir à ce niveau et il conviendra essentiellement d'accumuler de l'expérience lors de leurs deux dernières rencontres, à commencer face au Sporting Lisbonne. Pour le Club Bruges et Anderlecht, le topo est différent. Tous deux peuvent encore espérer franchir le tour mais ils n'auront plus droit au moindre faux-pas. Les Bleu et Noir doivent l'emporter contre le Dinamo Zagreb, qui n'est quand même pas un foudre de guerre. Et les Mauves n'ont pas affaire à plus forte opposition avec l'AEK Athènes. A l'aller, il n'y avait pas photo entre les deux équipes sur le terrain. Seuls les Gallois de The New Saints sont apparus encore plus faibles qu'eux au Parc Astrid cette saison. Les Bruxellois ont intérêt à se montrer ambitieux, même si les Grecs sont toujours capables de se sublimer devant leur public. Le Sporting doit entamer les débats avec la volonté de ramener la totalité de l'enjeu au lieu de jouer petit bras comme il l'avait fait à Split. A l'époque où Emilio Ferrera était à Panthrakikos, Hugo Broos vivait lui aussi sa première expérience en Grèce, à Panserraikos. Une aventure de six mois qui avait tourné court, vu que le club n'avait pu se maintenir au plus haut niveau. Par la suite, Hugo n'avait pas été plus heureux à Trabzonspor en Turquie. Je pense qu'il a choisi le chemin de l'exil trop tard dans sa carrière et qu'il n'est pas vraiment fait pour s'exprimer avec bonheur à l'étranger. Par contre, je suis d'avis qu'à 58 ans, il est loin d'avoir dit son dernier mot chez nous. Et Zulte Waregem est un challenge formidable pour lui. De toutes les successions d'entraîneurs, d'une saison à l'autre, celle de Francky Dury était sans nul doute la plus difficile à assumer. Il fallait un homme d'expérience pour relever ce défi et c'est pourquoi j'ai le sentiment que Broos fera davantage l'affaire que Bart De Roover, qui manquait singulièrement de métier pour mener sa rude tâche à bonne fin. Pointé quelquefois du doigt en raison de son âge, que ce soit dans les clubs où il a été cité ou en équipe nationale, Broos aura à c£ur de prouver qu'il n'est pas usé. Pour bien le connaître, je sais que c'est un entraîneur extrêmement motivé, et qui a la pêche. Malgré le nul concédé lors du sommet, le Standard a davantage de raisons de pavoiser que le Club. Les Brugeois n'ont manifestement pas encore éliminé tous les maux, contrairement aux Rouches, qui progressent de semaine en semaine même s'ils peuvent se mordre les doigts d'avoir encaissé deux buts pour le moins évitables. Les Liégeois possèdent un fonds de jeu et une qualité individuelle que les Flandriens ne possèdent pas en suffisance. A Bruges, seul Ronald Vargas a fait illusion, tandis que le Standard peut compter sur des gars qui ont une bonne action dans les jambes, comme Mehdi Carcela, Mémé Tchité ou Cyriac. Pour moi, ce Standard, qui avait loupé les play-offs 1 la saison passée, est aujourd'hui un véritable candidat au titre. Vu la physionomie de la rencontre, l'autre affiche de la journée aurait aussi dû se terminer sur un partage. Genk, qui a été battu pour la deuxième fois d'affilée après son revers à Courtrai, accuse peut-être un manque de fraîcheur. Anderlecht, de son côté, a renoué avec la victoire en déplacement après deux bides successifs au Standard et au Cercle. PIERRE DANVOYE