1. 50 % de chances à nos deux rescapés européens

Si Anderlecht et le Standard avaient hérité respectivement de Hambourg et du Pana il y a quelques mois, je n'aurais pas donné cher de leurs chances de qualification. A présent, c'est différent. Le Sporting, peu à son affaire à domicile tant face à Zagreb que contre l'Ajax, est apparu complètement transformé contre l'Athletic Bilbao, à qui il a donné une formidable leçon de football. A croire que la qualification pour les 16es de l'Europa League, forcée à l'Arena d'Amsterdam, a boosté les Bruxellois. Et ce qui vaut pour eux est d'application aussi au Standard. Mine de rien, les Liégeois viennent quand même d'évincer une équipe qui avait fait le carton plein jusque-là dans la même compétition. C'est pourquoi je crois qu'ils peuvent réaliser un truc face aux Grecs. N'oublions pas qu'en phase de poule, ils avaient déjà battu l'Olympiacos à Sclessin (2-0) alors qu'ils ne s'étaient inclinés que de justesse à Athènes. C'est de bon augure. Quant aux Mauves, je leur donne 50 % de chances de passer le tour aussi, même si les Allemands ne sont pas des clients.
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Si Anderlecht et le Standard avaient hérité respectivement de Hambourg et du Pana il y a quelques mois, je n'aurais pas donné cher de leurs chances de qualification. A présent, c'est différent. Le Sporting, peu à son affaire à domicile tant face à Zagreb que contre l'Ajax, est apparu complètement transformé contre l'Athletic Bilbao, à qui il a donné une formidable leçon de football. A croire que la qualification pour les 16es de l'Europa League, forcée à l'Arena d'Amsterdam, a boosté les Bruxellois. Et ce qui vaut pour eux est d'application aussi au Standard. Mine de rien, les Liégeois viennent quand même d'évincer une équipe qui avait fait le carton plein jusque-là dans la même compétition. C'est pourquoi je crois qu'ils peuvent réaliser un truc face aux Grecs. N'oublions pas qu'en phase de poule, ils avaient déjà battu l'Olympiacos à Sclessin (2-0) alors qu'ils ne s'étaient inclinés que de justesse à Athènes. C'est de bon augure. Quant aux Mauves, je leur donne 50 % de chances de passer le tour aussi, même si les Allemands ne sont pas des clients. Plus on avance dans cette Europa League, plus on trouve des affiches intéressantes avec des clubs qui présentent un vécu en Ligue des Champions. Je songe à Benfica-Marseille, avec mes faveurs pour l'OM, ou Atletico Madrid-Sporting Lisbonne, où je pointe les Espagnols favoris. Sans oublier un Valence-Werder Brême qui vaudra le détour aussi.Le Belgique-Croatie de ce soir dépasse le cadre du simple match amical. C'est une répétition générale avant notre entrée en matière contre l'Allemagne, notre premier opposant dans le cadre des qualifications pour l'EURO 2012. Je comprends que Dick Advocaat veuille procéder à des ultimes réglages concernant les postes où il reste des incertitudes. Comme le back droit où, après avoir essayé Gill Swerts et Sepp De Roover, il entend décerner une chance à Steve Colpaert, même s'il ne s'agit pas de la véritable place du Bruxellois. Je conçois également qu'il désire faire un essai avec Romelu Lukaku aux avant-postes. Ces derniers mois, il y avait autant de pour que de contre concernant la présence du puncheur anderlechtois en sélection. Reste que le garçon a tellement progressé en l'espace d'une demi-saison, tant sur la scène belge qu'européenne, qu'il n'était plus possible de le snober. En revanche, ce que je ne pige pas, c'est la non-sélection de Jonathan Legear, qui est en état de grâce depuis plusieurs semaines. Si Kevin Mirallas a bénéficié d'une sélection, pourquoi est-elle refusée au Liégeois ? Mystère.Parmi les autres rencontres de ce mercredi, un match retient mon attention : Angleterre-Egypte à Wembley. Il sera à la fois intéressant de voir si les Pharaons, vainqueurs des trois dernières éditions de la Coupe d'Afrique des Nations, demeurent tout aussi redoutables hors de leurs terres africaines. Je suis curieux aussi de voir à l'£uvre l'équipe locale, que je pointe parmi les favorites de la Coupe du Monde avec l'Espagne et le Brésil.Les playoffs sont en ligne de mire et, par rapport aux pronostics d'avant-saison, tout porte à croire que Saint-Trond et Courtrai en seront les invités-surprise au détriment du Standard et de Genk. J'en retiens une leçon : quand on commence une saison sur les chapeaux de roues, comme les Canaris l'ont fait en caracolant à un moment donné en tête avec 17 points sur 21, on peut voir venir les événements. Par contre, quand comme les Rouches on snobe son début de parcours en accordant la priorité à la Ligue des Champions, on est marron. Idem pour Courtrai, qui s'est très vite mis à l'abri alors que Genk a dû attendre la venue de Frankie Vercauteren pour retrouver enfin quelques couleurs. En début de saison, j'étais d'avis que Manchester City était susceptible de prendre la place d'un des quatre grands traditionnels que sont Manchester United, Chelsea, Arsenal et Liverpool. A mes yeux, c'étaient surtout ces deux derniers qui semblaient les plus menacés. Si les Citizens tiennent magnifiquement la route, contrairement aux Reds, les Gunners réussissent au-delà des espérances. A un point tel qu'ils peuvent briguer le titre. Samedi passé, j'ai aimé la manière dont ils ont déjoué le piège de Stoke City. Malgré le 1-1 à dix minutes du terme, ils ont continué à jouer au football en étant finalement récompensés grâce à un penalty converti par Cesc Fabregas et à un huitième but de Thomas Vermaelen en Premier League. Quelques heures plus tard, le FC Barcelone ne procédait pas autrement avec un but inscrit in extremis par Lionel Messi au bout d'une action au sol de toute beauté et ce, après que Malaga fut revenu à 1-1. Ce beau jeu-là mérite toujours d'être récompensé. Arsenal avait déjà perdu Eduardo sur une grave blessure en 2008 et voilà que le sort s'est acharné cette fois sur Aaron Ramsay, victime d'une double fracture tibia-péroné suite à un rude contact avec Ryan Shawcross. Le coach des Gunners, Arsène Wenger, a beau se poser des questions concernant ces tuiles qui s'abattent sur ses joueurs, le football n'en reste pas moins un sport de contact où des incidents de ce genre, aussi déplorables soient-ils, peuvent se produire. Pour moi, en tout cas, Shawcross n'avait strictement rien à se reprocher sur cette phase. Sa volonté était d'aller au ballon. La fatalité en a malheureusement décidé autrement. PROPOS RECUEILLIS PAR STÉPHANE VANDE VELDE