1 Quelle réaction d'Anderlecht à la décision de Jacobs ?

J'avoue être surpris par la décision d' Ariel Jacobs de vouloir mettre un terme à ses activités de coach à 56 ans, autrement dit à l'apogée de sa carrière. La question que je me pose est de savoir s'il restera dans le milieu du football ou si les événements récents ayant trait à Marcin Wasilewski et Axel Witsel le pousseront à emprunter une autre voie. Une chose est certaine : le Sporting doit dès à présent se mettre en quête d'un successeur. Ce qui est cocasse, c'est que le Diegemois en personne avait préconisé, avant sa propre investiture, la venue d'un mentor néerlandais de renom, comme Dick Advocaat, Louis van Gaal ou Co Adriaanse chez les Mauve et Blanc... et que le premier se retrouvera finalement à la tête des Diables Rouges !
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J'avoue être surpris par la décision d' Ariel Jacobs de vouloir mettre un terme à ses activités de coach à 56 ans, autrement dit à l'apogée de sa carrière. La question que je me pose est de savoir s'il restera dans le milieu du football ou si les événements récents ayant trait à Marcin Wasilewski et Axel Witsel le pousseront à emprunter une autre voie. Une chose est certaine : le Sporting doit dès à présent se mettre en quête d'un successeur. Ce qui est cocasse, c'est que le Diegemois en personne avait préconisé, avant sa propre investiture, la venue d'un mentor néerlandais de renom, comme Dick Advocaat, Louis van Gaal ou Co Adriaanse chez les Mauve et Blanc... et que le premier se retrouvera finalement à la tête des Diables Rouges ! La manière dont les joueurs anderlechtois réagiront aux intentions de celui qui les dirige. La tentation sera peut-être grande, pour ceux qui ne font pas figure de priorité, de terminer la saison en roue libre. Les autres, en revanche, auront à c£ur de se défoncer tant et plus pour lui. Ce qui est sûr, c'est que les vrais pros se distingueront alors des pseudo-pros.Hormis la Belgique, un seul pays de la zone européenne a concédé une défaite par 5 buts d'écart : Andorre, qui s'est fait étriller 5-0 en Ukraine. Les Diables ont peut-être un peu moins à rougir de cette correction que les Pyrénéens, en ce sens que l'Espagne a rang de ténor du football mondial. Il n'empêche que cet uppercut est inquiétant. On a parlé, à un moment donné, de renouveau chez nous, après des prestations encourageantes face à la Roja, à Bruxelles, et en Turquie, au début de cette campagne qualificative. Mais, depuis, il a bel et bien fallu déchanter, au point qu'on se demande aujourd'hui quelle est la valeur réelle de notre sélection. La réponse passera ce mercredi par l'Arménie. On verra si nos compatriotes sont plus proches de la Turquie ou des maillons faibles du groupe que sont l'Estonie et l'Arménie que nous rencontrerons à Erevan. J'ose espérer que dans ce match, les Diables Rouges marqueront des points sur tous les tableaux. Outre l'enjeu, il y a beaucoup à faire aussi au niveau du jeu tout court. A La Corogne, seul Moussa Dembélé a été à la hauteur, tant individuellement que collectivement. C'est évidemment trop peu pour réaliser un résultat enviable. Il est grand temp que les talents individuels se fondent dans la collectivité. La journée de ce mercredi sera cruciale aussi pour quelques autres nations. Dans le groupe 1, le Portugal jouera son match de la dernière chance en Hongrie ; dans le 7, la France n'aura pas le droit à l'erreur non plus en Serbie, leader du groupe. C'est louable que tant l'Union belge, par l'entremise de son président, François De Keersmaecker, que la Ligue pro, par le biais de son homme fort, Ivan De Witte, veulent réunir les directions d'Anderlecht et du Standard pour rasséréner les esprits. Mais j'estime que les dignitaires du football belge auraient dû prendre cette mesure plus tôt. Et plus particulièrement après les test-matches, qui avaient déjà dégénéré. Il a fallu attendre un blessé grave pour qu'on s'active subitement à la Maison de Verre et c'est bien dommage. Puisqu'il n'est plus possible de revenir en arrière, je conseillerais à notre fédération d'aller résolument de l'avant à présent. Notamment, en se montrant beaucoup plus intransigeante sur les phases qui mettent en péril l'intégrité physique des joueurs. A mes yeux, un tackle les deux pieds en avant devrait être sanctionné immédiatement d'une carte rouge - assortie de 4 matches de suspension - et ce, qu'il y ait contact ou non avec l'adversaire. Idem pour les coups de coude. Si ces mesures-là sont prises, certains réfléchiront avant de commettre des actes inconsidérés. Avec 3 points sur 15, il fallait bien s'attendre à une révolution de palais au Germinal Beerschot. Elle est finalement intervenue sous la forme du licenciement d' Aimé Anthuenis. Au Kiel, il faudra tout de même s'interroger un jour sur le défilé incessant des coaches. D'autant plus que les Rats présentent la particularité de récupérer parfois des entraîneurs qu'ils ont virés ou qu'ils n'ont pas maintenus en fonction précédemment. C'est le cas de Jos Daerden, qui revient par la toute grande porte, alors qu'il l'avait claquée en 2005-06, parce qu'il ne savait pas de quoi allait être fait son avenir au stade Olympique. A l'époque, le Limbourgeois avait succédé à Marc Brys. Et qui avait pris la relève du grand Jos en 2006-07 ? Le même Brys, comme par hasard ! Daerden a l'avantage appréciable de connaître le club comme sa poche. En outre, il a déjà travaillé avec plusieurs anciens comme Pieterjan Monteyne, Kurt Van Dooren, ou Wim De Decker. A mes yeux, il est tout à fait capable de ramener les Anversois parmi les 6 premiers, ce qui constituait leur objectif prioritaire cette saison. Il n'y a pas qu'à l'échelon des entraîneurs que ces retours se vérifient. Quelques joueurs sont revenus au Kiel aussi après un départ houleux. Je songe à Tosin Dosunmu ou Daniel Cruz par exemple. Pourquoi ne pas les avoir gardés, tout simplement ? PROPOS RECUEILLIS PAR BRUNO GOVERS