Deux bons mois : le séjour de Raymond Mommens dans le staff de recrutement du Sporting d'Anderlecht n'aura pas duré longtemps. Il y était entré en fonction en juillet dernier (le premier choix de la direction était Danny Ost, mais celui-ci avait préféré rester à l'Olympic), mais la semaine passée, retour à Charleroi...
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Deux bons mois : le séjour de Raymond Mommens dans le staff de recrutement du Sporting d'Anderlecht n'aura pas duré longtemps. Il y était entré en fonction en juillet dernier (le premier choix de la direction était Danny Ost, mais celui-ci avait préféré rester à l'Olympic), mais la semaine passée, retour à Charleroi... Mommens n'a jamais trouvé ses marques dans l'organisation anderlechtoise. A Charleroi, il était habitué à entrer chaque jour dans le bureau des Bayat et dans le vestiaire de Jacky Mathijssen. Dès qu'il donnait un avis positif sur un joueur, il y avait de grandes chances que des négociations soient entamées. A Anderlecht, : il n'était qu'une pièce d'une équipe de six personnes et n'a jamais trouvé son chemin dans ce dédale. En plus de deux mois, il n'a rencontré Frankie Vercauteren qu'une seule fois. S'il voulait un rendez-vous avec le coach, il devait suivre la (lourde) procédure de la maison : remettre une demande officielle et attendre. D'où cette phrase de Mommens lors de son retour à Charleroi : " Anderlecht n'est pas un club, c'est une usine ". Qu'il l'avoue ou non, Mommens traîne comme un boulet le flop Cyril Théréau. Le club ne lui reproche pas ouvertement ce transfert raté, mais le Français était associé à Mommens qui l'avait autrefois amené à Charleroi et a donné un avis favorable sur lui au moment de son arrivée à Anderlecht, durant l'été. Mais ce serait une erreur de mettre cet échec sur le seul dos de Mommens. Un agent nous précise : " Théréau était condamné à se planter à Anderlecht. Il a une vis qui sort de sa jambe et une cuisse 30 % plus fine que l'autre ". Si c'est vrai, le staff médical porte la première responsabilité. On connaît les bons joueurs que Mommens a amenés à Charleroi, des inconnus arrivés pour des cacahuètes et mal payés qui ont explosé puis (pour certains) rapporté une fortune au club lors de leur vente. Cet été, Mommens n'était plus concerné par le recrutement de Charleroi et - hasard ou pas ? -, les joueurs arrivés n'ont encore rien apporté : Damien Miceli, Filippo Porco, Baptiste Ulens, RémiSergio, Romain Dutrieux, Michaël N'Dri. C'est sans doute pour renverser la tendance que Charleroi a repris Mommens ! PIERRE DANVOYE