1 2010 l' annus horribilis du Club Bruges

Une défaite à Courtrai, lors de la journée d'ouverture, n'était déjà pas normale dans le chef d'un grand club qui se respecte, comme Bruges. Une nouvelle défaite lors du derby, agrémentée de deux exclusions, s'assimile déjà à une réelle catastrophe. Au train où vont les choses, j'ai bien peur que l'année 2010 devienne un annus horribilis pour les Bleu et Noir. Le premier tour de la compétition 2009 sous la houlette d'Adrie Koster avait été prometteur. Mais après la trêve hivernale, le moteur des Flandriens s'était subitement grippé au point de déboucher sur un deuxième volet catastrophique et des play-offs indignes d'un prétendu candidat-champion avec, comme triste épilogue, une défaite 6-2 contre La Gantoise.
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Une défaite à Courtrai, lors de la journée d'ouverture, n'était déjà pas normale dans le chef d'un grand club qui se respecte, comme Bruges. Une nouvelle défaite lors du derby, agrémentée de deux exclusions, s'assimile déjà à une réelle catastrophe. Au train où vont les choses, j'ai bien peur que l'année 2010 devienne un annus horribilis pour les Bleu et Noir. Le premier tour de la compétition 2009 sous la houlette d'Adrie Koster avait été prometteur. Mais après la trêve hivernale, le moteur des Flandriens s'était subitement grippé au point de déboucher sur un deuxième volet catastrophique et des play-offs indignes d'un prétendu candidat-champion avec, comme triste épilogue, une défaite 6-2 contre La Gantoise. Le Club n'est toujours pas plus fringant aujourd'hui et c'est inquiétant à quelques heures de son entrée en lice européenne face au Dinamo Minsk. A ce train-là, Bruges sera un oiseau pour le chat. Anderlecht n'a pas tous ces problèmes. Des trois grands traditionnels, c'est lui qui est de loin le plus séduisant. L'équipe tourne déjà bien, même si elle alterne encore des temps forts et faibles au cours d'un seul et même match, comme elle l'a montré face au Germinal Beerschot. En surface et en profondeur, le Sporting me semble paré pour mener à bien ses objectifs sur la scène nationale et européenne. Ce qui ne gâte rien, c'est qu'il peut compter in extremis sur un renfort de choix avec le revenant Jan Polak. Vu le départ de Van Damme et l'absence de Lucas Biglia pour blessure, le concours du Tchèque au côté de Cheikhou Kouyaté sera précieux au Partian Belgrade. J'avais dit la semaine passée que trois postes m'interpellaient chez les Diables. A une exception près, ils posent toujours débat à présent. Si Logan Bailly, Jean-François Gillet et Silvio Proto se valent à peu de choses près, Guillaume Gillet et Nicolas Lombaerts ne sont pas de véritables solutions aux backs. L'Anderlechtois a manifestement un problème de positionnement à ce niveau car il laisse trop facilement son opposant direct lui filer dans le dos. Quant à l'autre, il est plus à l'aise dans un rôle axial. On pourrait faire coulisser Thomas Vermaelen à sa place, même s'il joue en position centrale à Arsenal. Personnellement, je serais plutôt favorable à la titularisation de Jelle Van Damme sur le flanc gauche. Reste à trouver une solution de l'autre côté. Certains plaident chaudement en faveur de Vincent Kompany mais le joueur lui-même semble réfractaire. Faut-il le faire jouer contre son gré ? Je ne pense pas. En attendant, le temps passe et les interrogations subsistent. Je me fais du souci car le renouveau se fait désespérément attendre. Face à la Finlande, j'avais l'impression de voir les mêmes travers qu'avec la France à la Coupe du Monde : des noms mais pas de véritable équipe. A Turku, on aurait pu jouer pendant 10 heures sans se procurer une seule occasion de but. Il est temps que les gars se lèvent. A défaut, il faudra opérer une saignée. Mieux vaut jouer avec une formation moins qualitative mais où la cohésion est grande qu'avec des noms dont le rendement laisse singulièrement à désirer. Sinon, on risque d'accumuler les déconvenues, même contre les petits de notre poule qualificative. En coulisse, par contre, on ne peut pas dire qu'on manque d'engagement. Certains dépassent même allégrement les bornes. Je songe bien évidemment à Philippe Collin, qui a tiré à boulets rouges sur tout : le 4-3-3, alors qu'il est favorable à une approche plus prudente, la faible prestation de Christian Benteke, qui aurait soi-disant pu être remplacé avantageusement par Romelu Lukaku, etc... Je trouve que ce n'est pas le rôle du vice-président de la fédération de faire des déclarations pareilles. A l'Union belge, on s'est débarrassé de Jean-Marie Philips parce qu'il avait la langue trop bien pendue. Et voilà que celui qui l'a dégommé imite à présent son exemple. Quel vaudeville ! A choisir entre Birmingham ou Fulham, Moussa Dembélé a sans doute fait le bon choix en optant pour le club londonien. Sous la houlette de Roy Hodgson, celui-ci est devenu une bonne équipe du sub-top en Premier League. La preuve par leur accession en finale de l'Europa League en mai passé face à l'Atletico Madrid. Jusqu'à présent, Dembélé a progressé de manière méthodique puisqu'il est passé du Germinal Beerschot à Willem II puis à l'AZ avant d'opter pour l'Angleterre. Ceci dit, il a quand même un peu coincé la saison dernière avec les gars d'Alkmaar. Et après des débuts prometteurs, il a également marqué le pas chez les Diables. J'ose espérer pour lui que son séjour à Craven Cottage sera synonyme d'un nouvel élan. Il doit repartir du bon pied s'il veut confirmer les espoirs qui avaient été placés en lui. Si Fulham peut briguer une place en Europa League, la Ligue des Champions me semble quand même hors d'atteinte. A mes yeux, cinq équipes se disputeront les quatre places qualificatives : Chelsea et Manchester United, qui entrent en ligne de compte pour la victoire en championnat, auxquels il convient d'ajouter Arsenal, Manchester City et Tottenham. L'année passée, à cette époque, j'avais dit que les Citizens étaient capables de s'immiscer dans le top 4 au détriment de Liverpool. Finalement, ils avaient été battus sur le fil par les Spurs. Cette fois, compte tenu de leurs achats, City devrait atteindre cet objectif. Au cours de la première journée, j'ai constaté que quelques-uns de nos compatriotes avaient tenu le haut du pavé : Vincent Kompany avec Manchester City à Tottenham justement et Thomas Vermaelen avec les Gunners chez les Reds. Mais il n'y a pas qu'en Angleterre que nos Belgicains se signalent. Björn Vleminckx détient également la grande forme au NEC Nimègue et Dries Mertens est tout bon aussi à Utrecht. PROPOS RECUEILLIS PAR BRUNO GOVERS- PHOTOS: REPORTERS