Vendredi passé, 1er juillet, le Royal Antwerp Football Club, doyen de nos clubs, a soufflé ses 125 bougies. Un anniversaire sans grand flonflon du côté du Bosuil où, pour la circonstance, seuls quelques inconditionnels avaient embouché les trompettes, qui à la célèbre Groenplaats, qui encore devant le stade de Deurne. Où rien n'était programmé le jour même, car les festivités ne débuteront qu'au mois d'août par un match de gala face au club avec lequel les Anversois ont établi depuis quelques années un accord de collaboration : le grand Manchester United !
...

Vendredi passé, 1er juillet, le Royal Antwerp Football Club, doyen de nos clubs, a soufflé ses 125 bougies. Un anniversaire sans grand flonflon du côté du Bosuil où, pour la circonstance, seuls quelques inconditionnels avaient embouché les trompettes, qui à la célèbre Groenplaats, qui encore devant le stade de Deurne. Où rien n'était programmé le jour même, car les festivités ne débuteront qu'au mois d'août par un match de gala face au club avec lequel les Anversois ont établi depuis quelques années un accord de collaboration : le grand Manchester United ! De Great et même Old, le RAFC n'a plus que le nom aujourd'hui, lui qui n'a pas su tirer profit de sa présence inespérée au sein du tour final de D2, à la fin de la défunte campagne, pour rallier une élite qu'il avait quittée un an plus tôt. Il a joué en D1 à 96 reprises sur 125 depuis sa tenue sur les fonts baptismaux. Pour lui, ce n'est toutefois que partie remise, sans doute, et gageons qu'au terme d'une année placée sous le signe des célébrations de tous genres, les Sinjoren retrouveront la place qui leur est chère au plus haut niveau. Car c'est là et nulle part ailleurs que se situe la véritable place d'un club qui a bien mérité du football : quatre titres (1929, 31, 44, 57), deux Coupes (1955, 1992) et, dans la foulée, une finale de CE2 perdue 3-1 contre Parme en 1993. De tous les glorieux aînés, c'est l'actuel champion, le Club Bruges, matricule 3, qui se porte le mieux, talonné par deux clubs, le Standard et Anderlecht dont les numéros d'affiliation, le 16 et le 35 respectivement, traduisent à suffisance combien l'ancien peut s'avérer durable à condition d'être bien entretenu et bichonné. A cet égard, pourquoi le cacher, les Bleu et Noir nous ont fait peur récemment. Car durant cette période, il ne fut question chez eux que de départs. Après ceux, enregistrés de longue date, de Peter Van der Heyden, à destination de Wolfsburg et de Hans Cornélis, au Racing Genk, le rythme s'intensifia subitement avec les départs de Nastja Ceh pour l'Austria Vienne, de David Rozehnal au PSG et, surtout, de Timmy Simons au PSV Eindhoven. Avec, pour compléter le tableau, l'adieu de l'entraîneur Trond Sollied, passé dans les rangs de l'Olympiakos du Pirée. L'espace de quelques heures, nous avons cru que les Bleu et Noir ne se remettraient jamais d'un tel uppercut. Mais le Club ne serait pas le Club si, en coulisse, ses bonzes n'avaient anticipé toutes ces man£uvres. En deux temps trois mouvements, la parade a été trouvée avec les embrigadements respectifs de Joos Valgaeren en remplacement de David Rozehnal, d' Ivan Leko pour Nastja Ceh, et de Sven Vermant dans le cas de Timmy Simons. Sans oublier un autre transfert encore, réalisé davantage par opportunité que par besoin, celui de Grégory Dufer. Autant de beau monde qui sera confié aux mains expertes de Jan Ceulemans, délogé à Westerlo un an avant la fin de son contrat et qui sera censé harmoniser l'ensemble en un tournemain car l'Europe, c'est déjà pour ainsi dire demain. Son homologue anderlechtois Frankie Vercauteren ne sera pas confronté à l'assemblage du puzzle d'une manière aussi épineuse. C'est que, malgré un tas d'individualités bien en cour auprès du gratin européen, le Sporting a réussi à garder l'essentiel de ses forces vives, à l'exception du seul Aruna Dindane qui n'a pu résister aux sirènes lensoises. Christian Wilhelmsson, autre objet de sollicitude est toujours là aussi, et bien là. Mais la meilleure nouvelle, au Parc Astrid, c'est évidemment les termes d'un nouvel accord de longue durée (2010) avec Vincent Kompany. La rumeur veut que le Footballeur Pro et Jeune Pro de l'Année 2005 ait demandé tout simplement à son club, en guise de salaire, un euro symbolique de plus que le meilleur contrat joueur en cours au Sporting actuellement. De quoi faire de lui, à 19 ans, le joueur le mieux payé des Mauves et, plus que probablement, du pays. Mais Vince valait bien un effort à l'aune de son immense talent. par Bruno GoversKompany aurait demandé d'être payé UN EURO DE PLUS que le joueur le mieux payé d'Anderlecht.