1. Merci d'être venu

Le régime B-H-V s'applique toujours à Houba Street : convoqué devant la Commission des Litiges pour sa sale faute sur Capon le week-end d'avant, Benjamin De Ceulaer a pu invoquer la liberté d'emploi des langues dans le traitement de son cas. Le traducteur étant absent pour la déposition en français de l'arbitre Laforge, l'avant de poche de Westerlo a pu feindre ne rien piger... et obtenir le report de la séance. Initialement suspendu, le rusé Benji était donc bien au départ, dimanche, de ce Westerlo-Genk décisif... qui ne généra que des déçus. Pour, au vrai, se faire découper par Colley dès la 17e minute et quitter le jeu. Et tout de même finir dans cette sémillante D1B, vu le double miracle (euh...) hurlu. Oui, tout ça pour ça. Et Mathijssen de poursuivre son chemin de croix d'ex-sorcier amnésique de ses gris-gris...
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Le régime B-H-V s'applique toujours à Houba Street : convoqué devant la Commission des Litiges pour sa sale faute sur Capon le week-end d'avant, Benjamin De Ceulaer a pu invoquer la liberté d'emploi des langues dans le traitement de son cas. Le traducteur étant absent pour la déposition en français de l'arbitre Laforge, l'avant de poche de Westerlo a pu feindre ne rien piger... et obtenir le report de la séance. Initialement suspendu, le rusé Benji était donc bien au départ, dimanche, de ce Westerlo-Genk décisif... qui ne généra que des déçus. Pour, au vrai, se faire découper par Colley dès la 17e minute et quitter le jeu. Et tout de même finir dans cette sémillante D1B, vu le double miracle (euh...) hurlu. Oui, tout ça pour ça. Et Mathijssen de poursuivre son chemin de croix d'ex-sorcier amnésique de ses gris-gris... À Malines, Ferrera doit regretter le dernier transfert improbable rêvé par Van Buyten. Pour chiper Vande Walle à Malines, l'ex-pote à Venanzi aurait proposé... Landry Dimata pour baisser le prix pour VDW : un rocage " coach-gardiens versus avant prometteur ", seul Sclessin pouvait oser un truc pareil. Au final, Vande Walle a le pied pété et ne peut même plus chauffer ses portiers, Ostende tient ses play-offs et une solide plus-value à la revente... et Yannick aurait bien usé de l'ex-buffle rouche pour gagner ses play-offs 1. Sans doute attiré par la fameuse roulotte où grandirent les Pfaff, Roberto Martinez a entamé à Waasland son tour des clubs belges : le coach fédéral veut transmettre sa vision au foot d'en-bas. Tout profit pour son bar perso : du Freethiel, Coach Bob est reparti avec une bouteille de gin, cadeau du Président local. Renvoi d'ascenseur avec une cap prochaine pour Gano ? À défaut de jouer, Zinho pourra déjà doubler Stromae à la mi-temps. Car Martinez en profite aussi pour compléter ses fiches : après avoir flashé sur Mata (Charleroi), Jonckheere (Ostende) et Vanlerberghe (Malines), le plus Belge des Espagnols, influencé par les toreros d'Aspire actifs au Kehrweg, a noté le nom... Van Crombrugge : " Un gardien moderne, bon du pied et dans ses sorties, il est souvent décisif. " Qu'en pense la défense-carton d'Eupen ? Et Thibaut Courtois doit-il trembler ? Tu parles d'un stress : sur le pas de porte des play-offs 1, Malines a craqué à Gand. Pareil pour la vessie de Coosemans : surpris par un incompressible pipi en plein match, le portier sang et or n'a eu d'autre choix qu'enjamber les panneaux pub et uriner à genoux, dos aux fans. Qui, bien sûr, se sont empressés d'inonder la toile de l'ammoniaqué cliché. 3-0 dans le coffre et zéro papier pour s'essuyer : dimanche, le roi des clean-sheets portait mal son titre. Ancien flic et ex-avaleur de kilomètres, Dury et Vanderhaeghe sauront se tenir à carreau samedi, ils n'ont jamais grillé une clope. Car pour la finale de Coupe Zulte-Ostende, l'Union Belge étrenne son Stade Roi Baudouin non-fumeur. Si Charleroi avait certes fait de la Coupe son objectif majeur, Mazzù sera donc soulagé de ne pas en être, juste pour pas devoir remettre son paquet au steward à l'entrée. Pour Eupen, demi-finaliste écarté de justesse, ça s'est joué de peu : en finale, qu'aurait donc fait Brüls sans ses clopes ? L'interdiction vaut évidemment pour les matches des Diables : et si Martinez tenait l'occasion rêvée d'encore snober sa grande cheminée de Radja ? Sinon côté santé, la Fédé n'a rien contre la promo de la chope Jupiler, des chips Croky et de l'addiction aux paris sportifs via Scooore... Dans les familles Gigot et Berge, on n'a pas manqué de commenter la raclée (2-5) tapée par Genk à Gand... même si on y a l'habitude des scores à deux chiffres. Car chez les Berge, on joue au basket : l'essuie-glaces de Genk a deux parents ex-internationaux norvégiens et un frère drafté en compète de collège US. Tony Gigot, le frangin à Samuel, affiche lui 11 caps en Equipe de France... de rugby à XIII et cachetonne pour les Dragons Catalans de Perpignan. Nourri au biberon des doubles mètres, Berge avait donc logiquement l'avantage de la taille, jeudi passé, sur le muscle du Gigot. Même si le grand Sander descend aussi d'un papy... capé au foot pour la Norvège en 1955. Reste à voir si le retour de demain nous réservera un vrai score à 4 chiffres. Question que le foot belge fasse encore pétiller cette Europaligue de bois. Voici le plus récent bénéficiaire du déjà fameux effet Broos : après 2,5 ans de glandouille, Dany Boffin redevient coach. La mobylette repointe sa frisette à Bolderberg, un club de P3 limbourgeoise... dont les joueurs doivent s'attendre à répéter les ateliers " déboulé flanc, puis centre ". Et seront aussi inspirés de nier les tuyaux de leur T1 dans les matières immobilières. Car le brave Dany y a laissé sa culotte pour moult investissements foireux. Pour l'Antwerp, la sorcellerie marche donc à distance : en préface au titre des Anversois, un documentariste abonné au Bosuil mais en tournage en Ouganda a dégotté à Kampala, la capitale locale, un... fan-club improvisé du Great Old. Au vrai, les figurants autochtones avaient été costumés de rouge et blanc, juchés sur un camion militaire et armés de Kalachnikov en plastoche. Et les joyeux turlurons de scander à tue-tête : " Royal Antwerp Football Club ! " Jusqu'à l'irruption d'un voisin vêtu d'un T-shirt blanc immaculé : " Quoi, tu ne portes pas nos couleurs " de s'exclamer le chef guérillero. Qui pour la peine... vidait son barillet-bidon sur l'oiseau de passage. Logique : thorax ensanglanté, le gus épousait du coup les couleurs du jour. Y a pas à dire, on va rire avec l'Antwerp en D1. Contrôle des Kalach à la fouille ? Le secret de la remontée magique de Gand est connu : Vanhaezebrouck utilise un logiciel français à 3 caméras pour cartographier les duels, passes et lignes de course buffalos lors des matches. Notez, ce programme STATS ne marche pas chez tout le monde : Arsenal, le PSG et le Standard en usent aussi... et pourtant Wenger sent l'écurie, Paris ne voit pas venir les remontadas et Sclessin reste abonné aux play-offs 2. Pour espérer le miracle jeudi à Genk, Coach Hein peut oublier la technologie aérienne. Dans son cahier des charges aux clubs organisateurs, l'UEFA impose une surveillance... des drones : souvenir d'un Serbie-Albanie de feu marqué par un drapeau visiteur surgi du ciel. Et vu que le Gantois Mitrovic était sur le pitch ce soir-là, il aura pu garder quelques idées pour bidouiller cette mission impossible. Mouscron est sauvé, Michel Verspecht n'a pas roulé pour rien : le speaker du Canonnier, domicilié à Charleroi, a rallié Courtrai... à vélo (130 bornes quand même) en démarrant la nuit d'avant, vêtu de sa combinaison maillot/écharpe de 1996. Car il y a 21 ans déjà, c'est aux Eperons d'Or que l'Excelsior de Leekens & Mpenza avait gratté sa montée en D1. Avec après-match animé sur la place communale par le bon Michel flanqué de... Roger Laboureur. Cette fois, Roger est resté à Andenne. PAR ERIK LIBOIS - AUSSI SUR VIVACITÉ ET WWW.RTBF.BE/SPORT