1 Logé, blanchi

Ne vous fiez pas à son serre-tête et à sa coupe d'éphèbe : Dennis Praet est bien un macho qui s'ignore. Sur les étiquettes des sapes de sa collection DYJCode figure en petits cacactères la mention " le linge sale occupe les femmes ". Un slogan humoristique qui ne fait pas rire du tout l'Institut pour l'égalité des hommes et des femmes : " Ça renforce les clichés dépassés où l'homme bosse et ramène l'argent, pendant que la femme reste à la maison ", explique sa porte-parole. " Simple blague ", répond-on chez Dennis Praet, où on voulait juste se démarquer des étiquettes ennuyeuses que personne ne lit. Pour prouver qu'il n'est ni sexiste, ni mysogyne, Praet a pondu une photo sur Instagram le montrant en train de repasser et de faire la lessive. Car c'est bien connu, là où il y a de la (Sampdoria) Gênes, y a du plaisir.
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Ne vous fiez pas à son serre-tête et à sa coupe d'éphèbe : Dennis Praet est bien un macho qui s'ignore. Sur les étiquettes des sapes de sa collection DYJCode figure en petits cacactères la mention " le linge sale occupe les femmes ". Un slogan humoristique qui ne fait pas rire du tout l'Institut pour l'égalité des hommes et des femmes : " Ça renforce les clichés dépassés où l'homme bosse et ramène l'argent, pendant que la femme reste à la maison ", explique sa porte-parole. " Simple blague ", répond-on chez Dennis Praet, où on voulait juste se démarquer des étiquettes ennuyeuses que personne ne lit. Pour prouver qu'il n'est ni sexiste, ni mysogyne, Praet a pondu une photo sur Instagram le montrant en train de repasser et de faire la lessive. Car c'est bien connu, là où il y a de la (Sampdoria) Gênes, y a du plaisir. De 0-2 à 2-2 vendredi soir, le Courtraisien Birger Verstraete n'a pas dû marcher loin pour digérer le retour au score tardif d'Ostende. L'ex-prêt hurlu habite une rue voisine du KVO, à... 10 mètres de l'entrée latérale du stade. À moins que KarimBelhocine ne l'ait fait reprendre le bus de Courtrai pour le débriefing ? En plus, Verstraete forme le blé côtier qui lève : il est coach de jeunes chez Marc Coucke... Malgré un léger mieux le dimanche précédent à Leignon (défaite seulement... 4-0), Pessoux a rebouffé la terre chez lui contre Schaltin B : 0-11 ! Les fatigues d'un déplacement européen ? Le T1 des Héros du Gazon (version II) pourra causer comme René Weiler après le topper mauve foiré à Bruges. La " plus mauvaise équipe de Belgique " (sic) revenait en effet d'un tournage... au Camp Nou, où les joyeux télé-turlurons ont visité le vestiaire et foulé le pitch : " On devrait jouer sur ce billard, on ne dira plus que c'est à cause du terrain qu'on se loupe ", a glissé l'un d'eux. Même le coach Leo Vander Elst écarquillait les yeux : " J'ai joué sur la pelouse du Real, mais jamais ici. " Pendant ce temps, l'autre Leo en plantait deux à Valence et faisait encore gagner ses Blaugranas. Tiens, avec Messi en pigiste contre Schaltin B, ça donne quoi ? Malgré le 5-0 encaissé au Shaktar, Hein Vanhaezebrouck n'a pas perdu son temps à Lviv : le coach buffalo a mesuré sa notoriété en signant des autographes... aux journalistes locaux ! Plus que du respect pour ses miracles de Champions League, c'était pour son droit de faciès : un journal local avait titré sur sa ressemblance frappante avec l'acteur jouant le hobbit Samsaget Gamgie dans Le Seigneur des Anneaux. Pour exister au match-retour, Hein en veut bien, quelques pouvoirs magiques. À Westerlo, FeliceMazzù était célibataire : sa femme Julie n'accompagne pas en déplacement. Mais elle mate à la télé. " Pour les matches au Mambour, je suis si nerveuse que je vais sans cesse faire pipi... et quand je reviens, Charleroi marque souvent ! " Sûr, samedi, pour ce pauvre 0-0, Julie n'a pas quitté son canapé. Et si Felice veut que ses Zèbres atomisent Genk ce soir, il aura fourni Madame en fontaines d'eau. Toujours en avance sur l'actu, l'équipe de Courtrai TV a déjà joué les élections américaines du 6 novembre. Trafiquant le débat Clinton-Trump, le monteur local a sorti quelques phrases de leur contexte pour faire du buteur-maison IdrissSaadi le sujet central de l'empoignade. Et pour une fois, les deux candidats étaient d'accord : " Il est le Number One ", " Chaque semaine, il crève l'écran " et " Je suis ses buts sur Twitter ". Et Anderlecht de pister désormais le puncheur des Kerels...En battant le Cercle samedi (2-0), OHL a bondi à la 4e place de la D1B. Il était temps, Emilio Ferrera craignait pour sa tête. Un jeune fan louvaniste l'a pris au mot : ce geek glauque a publié sur le Facebook officiel du club un photo-montage du fameux tifo de Sclessin... avec la tête du coach local pour celle de StevenDefour. Le webmaster du club a illico blacklisté l'infâme cliché et son auteur. Et OHL a gagné dans la foulée. Le nouveau choc psychologique ? Tout rigole à Courtrai : un jeu sympa qui le place à un souffle des play-offs 1 et lui fournit avec IdrissSaadi le Taureau Doré. Mais le KVK est aussi le club le plus cheap de l'élite : selon une étude comparative, Courtrai propose l'abonnement-plancher à 119 euros, quasi moitié moins qu'Anderlecht (219). Mais Lokeren propose le ticket unitaire le moins cher : 12 euros pour un billet basique, alors qu'Anderlecht et Bruges sont plus chers suivis par... le surprenant trio Malines-Waasland-Eupen. Lokeren offre aussi le merchandising le plus abordable : 55 euros pour un maillot (à Bruges, c'est... 98 boules ! ) et 9 euros pour une écharpe. Ce qui ne beurre pas davantage les épinards de Roger Lambrecht, toujours à la recherche de repreneurs et de fans pour dynamiser Daknam. À moins d'offrir un foot plus sexy que celui de Mac The Knife ? C'était annoncé, le fisc a lancé sa grande offensive sur l'argent gris du foot belge. Selon le ministre des Finances, l'Etat a déjà récupére 21,5 millions d'euros auprès de nos footeux, sous forme de salaires au noir, de droits télé et droits à l'image. Eden Hazard, Romelu Lukaku et Thibaut Courtois seraient concernés par des montages opaques, via des boîtes aux lettres fictives en Suisse et au Luxembourg. Avec le flouze à rembourser, on pige mieux que certains renâclent à baisser leurs primes de Diables. Jusqu'à ses 17 ans, GregVan Avermaet fut gardien de but à Beveren, avec un potentiel de futur pro. S'il a opté pour les cale-pieds, c'est grâce à... Théo Custers : " Le coach des gardiens a fait venir un Portugais qui a pris ma place, j'ai stoppé le foot du jour au lendemain au profit du vélo ", explique Greg. Risée du pays après le 3-0 contre la Pologne de ZibiBoniek au Mundial 82, Custers n'a pas tout foiré : il nous a donné un champion olympique. Mais de vélo. PAR ERIK LIBOIS - AUSSI SUR VIVACITÉ ET WWW.RTBF.BE/SPORT