Léo, comment avez-vous rejoint le casting ?

Il y a huit mois, un représentant d'Endemol m'a téléphoné et m'a proposé le poste d'entraîneur. J'ai réfléchi avant d'accepter car je suis flamand et je ne maîtrise pas toutes les subtilités du français. Les trajets en voiture duraient 3 heures. J'ai discuté avec ma famille, je me suis rappelé que j'avais joué à Charleroi et j'ai fini par accepter.
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Il y a huit mois, un représentant d'Endemol m'a téléphoné et m'a proposé le poste d'entraîneur. J'ai réfléchi avant d'accepter car je suis flamand et je ne maîtrise pas toutes les subtilités du français. Les trajets en voiture duraient 3 heures. J'ai discuté avec ma famille, je me suis rappelé que j'avais joué à Charleroi et j'ai fini par accepter. L'évolution n'a pas été facile. On a dû changer beaucoup de choses. Mais le groupe a été réceptif. Deux éléments ont perdu plus de 20 kilos, un a participé aux 20 kilomètres de Bruxelles, etc. La première fois où j'ai vu les joueurs en action, ils ont perdu en encaissant plus de dix buts ! Mais je suis resté. J'ai senti que je devais m'engager et que les possibilités d'améliorer ce groupe existaient. Sauf que je n'imaginais pas que le niveau serait si bas... J'ai fini par comprendre qu'on aurait besoin de temps et qu'il était utopique de transformer cette équipe en 1 ou 2 mois. Non, car qu'il soit pro ou amateur, un joueur n'a qu'un but : jouer le week-end et prendre les trois points. Ils ont été surpris. Certains étaient en train de boire une bière dans le vestiaire. J'ai vite mis fin à cette habitude... De tout ! L'ambiance était bonne, les joueurs s'amusaient sur le terrain mais ils ne formaient pas une équipe. Et comme ils ne gagnaient pas de match, ils avaient perdu leur motivation. De plus, ils avaient trop de poids. Or, pour gagner un match, il faut se soigner. Changer les mentalités a été difficile. On a travaillé ensemble à raison d'un ou deux entraînement(s) par semaine. Finalement, les efforts ont payé. Le but était d'empocher une victoire et nous y sommes parvenus en début de saison (2 succès d'affilée fin août NDLR). L'aventure humaine m'a plus marqué que le parcours footballistique. Il y a certaines choses que je n'oublierai jamais... PAR SIMON BARZYCZAK" Des joueurs buvaient de la bière quand je suis arrivé dans le vestiaire d'Yvoir " LEO VAN DER ELST