Kirchholding GmbH, sis à Munich, a acquis dès 1996 les droits de retransmission des Mondiaux de 2002 et de 2006. Il aurait une dette de plus de 5,6 milliards d'euros. Le deuxième groupe médiatique d'Allemagne, après Bertelsmann ( RTL) possède aussi les droits de la Formule 1 dans le monde entier et est propriétaire des chaînes Prosieben et ...

Kirchholding GmbH, sis à Munich, a acquis dès 1996 les droits de retransmission des Mondiaux de 2002 et de 2006. Il aurait une dette de plus de 5,6 milliards d'euros. Le deuxième groupe médiatique d'Allemagne, après Bertelsmann ( RTL) possède aussi les droits de la Formule 1 dans le monde entier et est propriétaire des chaînes Prosieben et Sat 1. Kirch possède aussi 40% des actions d' Axel Springer, l'éditeur du Bild, le quotidien populaire. Toutefois, la solidarité n'est pas un vain mot, dans le monde de la presse. Quand le Chancelier Schröder s'est inquiété des problèmes de Leo Kirch, la Deutsche Bank, la Dresdner Bank et la Bayerische Landesbank ont promis leur soutien. Ensuite, Mediaset et Fininvest, propriétés du Premier italien Silvio Berlusconi, ont fait savoir qu'elle ne laisseraient pas tomber Kirch. Entre-temps, le groupe Kirch a déjà récupéré une partie du 1,683 milliard qu'elle doit à la FIFA, grâce à diverses chaînes. Direct TV a été la plus généreuse, pour obtenir les droits de l'Amérique du Sud et du Mexique: 444,74 millions d'euros. La BBC/ITV suit avec 255,5 millions d'euros. Via Digital (Espagne), TF1, la RAI et MSL/Univision (USA) ont payé des sommes oscillant de 130 à 200 millions d'euros. Le budget est donc à peu près bouclé. L' ARD et la ZDF n'ont versé que 127,7 millions d'euros pour le marché allemand mais ça ne concerne que 2002, puisqu'elles organisent l'épreuve suivante. En Belgique, la VRT a négocié au nom de la RTBF. D'après des sources sûres, il s'agirait de cinq millions d'euros, les 3/8e étant à charge de la RTBF. Maintenant, toujours selon Guido Tognoni, le seul péril qui menacerait encore le prochain Mondial serait l'incapacité de Kirch à produire le signal international mais il vient toutefois de recevoir l'assurance du Français Francis Tellier, le patron du Main Broadcasting Center de Tokyo, que jusqu'à présent, Kirch avait rempli toutes ses obligations. Dans trois mois, nous aurons les premières images. Elles auront coûté un fameux paquet d'argent. Mick Michels,