Il y a dix jours, le ciel tombait sur la tête du Racing Club de Lens, qui 19 ans après avoir connu sa dernière relégation, plongeait en D2. Alors que les Sang et Or visaient une cinquième place, rien n'a tourné comme espéré.
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Il y a dix jours, le ciel tombait sur la tête du Racing Club de Lens, qui 19 ans après avoir connu sa dernière relégation, plongeait en D2. Alors que les Sang et Or visaient une cinquième place, rien n'a tourné comme espéré. Le président lensois, en toute humilité, a reconnu avoir fait des erreurs et porte, en partie, la responsabilité de l'échec. Tout commença avec le départ de Francis Gillot qui venait d'échouer aux portes de la Ligue des Champions, il y a un an. " Il aurait mieux fallu le garder ", re- connaît Gervais Martel aujourd'hui. La nomination de Guy Roux fut un gâchis. Les joueurs rigolaient de ses méthodes à l'ancienne (" Le bouillon, c'est bon pour la santé ") et filmaient les entraînements sur leur GSM et se les envoyaient. Le recrutement estival fut décevant. Seul Vedran Runje s'avère être une réussite. Le duo Jean-Pierre Papin-Daniel Leclercq fut également loin d'être convaincant. Notamment dans la gestion de leur communication. Ainsi, certains ne s'expliquent pas qu'on ait choisi l'entraînement du jeudi pour ouvrir les portes au public. Dans tous les clubs de Ligue 1, le jeudi est le jour le plus cool et les visiteurs sont repartis avec l'image de touristes en tête. L'avenir de Papin est fortement remis en question. Les noms affluent pour le remplacer (comme Frédéric Hantz, Jean-Guy Wallemme ou Bruno Metsu) mais Martel devrait choisir un habitué de la Ligue 2 car Metsu et Ludovic Batelli ont déjà refusé. Quant à Leclercq, il a été confirmé mais davantage dans un poste de directeur technique. On veut faire du Druide le gardien des valeurs sang et or. Cependant, si Lens se sépare de son entraîneur, il va falloir lui payer les indemnités de départ. Or, la descente en Ligue 2 a déjà conduit à une perte sèche de 34 millions d'euros (dont 25 millions de droits tv). Cependant, l'exemple récent de Nantes (qui après une vague de restructuration annoncée n'a finalement licencié que six personnes) peut inciter les Lensois à l'optimisme. Nantes a connu une saison avec une moyenne de 22.000 spectateurs (contre 29.000 en Ligue 1). Preuve que la Ligue 2 est viable pour un club populaire. Pour renflouer les caisses, les ventes du Brésilien Hilton, du Croate Runje et des Serbes Nenad Kovasevic et Milan Bisevac sont assurées. Le budget de 48 millions d'euros cette saison sera certes raboté mais sera supérieur à celui de Nantes (20 millions). " On ne sera plus Lens mais le Lyon de la Ligue 2 ", a assuré d'ailleurs Leclercq. Certains joueurs sont encore tentés par une aventure en Ligue 2. Et non des moindres, Julien Sablé, l'ancien capitaine de Saint-Etienne, Eric Carrière, Olivier Monterrubio, voire même Runje, réfléchissent à la possibilité de continuer en L2. LYON a remporté la Coupe de France et réalise pour la première fois de son histoire le doublé Coupe-championnat. L'OL a battu le PSG (qui disputait la deuxième finale de son année après la Coupe de la Ligue) 1-0 après prolongations. A l'issue de celles-ci, le gardien Grégory Coupet (un des trois joueurs avec Juninho et Sydney Govou à avoir remporté les sept titres) a annoncé son départ. " J'avais envie de choisir ma sortie ". Il a déclaré vouloir goûter au championnat anglais mais n'écarte pas la possibilité d'arrêter si aucun club ne se montre intéressé. Par ailleurs, ce doublé a un goût de revanche pour Alain Perrin, l'entraîneur de Lyon, fortement critiqué mais qui réussit là où ses prédécesseurs ont failli. " Je suis venu pour durer ", a-t-il déclaré. Quant au président Jean-Michel Aulas, pas avare de commentaires déplacés, il dit que son club a réalisé un quadruplé (Coupe-championnat-Trophée des champions et... Coupe de la Paix à Séoul). " La Coupe de la Paix, ce sont des matches dignes de la Ligue des Champions ". Ah bon ? LUDOVIC BATELLI, l'entraîneur d'Amiens, cité à Lens (dans un rôle de T2) et à Mons, a signé à Troyes (L2) où il remplace Denis Troch. CARLO MOLINARI, le président emblématique de Metz, a annoncé qu'il allait prendre un peu de recul, suite à la relégation de son club en Ligue 2, et vendre une partie de ses avoirs. JEAN II MAKOUN, le médian récupérateur de Lille, a annoncé son désir de départ. Par contre, Rio Mavuba, prêté par Villareal, veut rester. STEVE MANDANDA, le gardien de l'OM, a été élu joueur de l'année à Marseille. DAVID TRéZEGUET a expliqué qu'il ne comprenait pas sa mise à l'écart du groupe des Bleus : " C'est inacceptable. J'ai montré sur le terrain que je méritais ma place ". PSG : Simon Tahar ne sait pas encore s'il sera toujours le président la saison prochaine mais il souhaite que Paul Le Guen en reste le coach. MARC-ANTOINE FORTUNE, l'attaquant de Nancy sous contrat jusqu'en 2009, a prolongé de deux ans STéPHANE VANDE VELDE