" Nous avons joué une fois l'un contre l'autre et il a été beaucoup trop fort pour moi ", a récemment souri Alexander Zverev senior, alors qu'il était aux côtés d' Ivan Lendl sur un court. Les deux hommes se connaissent depuis plus de quarante ans. Ils sont tous deux nés en 1960, Lendl en Tchécoslovaquie, Zverev en Union Soviétique. Leurs chemins se sont croisés pour la première fois à l'EURO U18. Le score : 6-3, 6-3.

Un an plus tard, en 1978, Lendl enlevait le tournoi junior de Roland Garros et de Wimbledon et achevait la saison au rang de meilleur junior du monde, avant de passer professionnel. Début 1983, il était numéro un mondial. " Ce n'était pas une surprise ", raconte Zverev, qui est allé chercher son salut à l'Occident, comme Lendl. Le Tchécoslovaque a émigré aux States en 1986 tandis que cinq ans plus tard, Zverev et sa femme s'établissaient à Hambourg, où est né leur deuxième fils, Alexander junior, alias Sacha.

Le père n'a pas fait carrière. Il n'a jamais dépassé le rang 307 mais il a transmis son amour du sport à ses enfants. Son fils aîné, Mischa (31 ans), s'est hissé au rang 27 cet été tandis qu'en novembre 2017, Sacha a occupé un moment la troisième place. Il est quatrième tête de série aux ATP Finals. Il est aussi le plus jeune du top dix mondial mais il ne se distingue pas encore dans les grands tournois. Son quart de finale au dernier Wimbledon constitue sa meilleure performance depuis ses débuts pros en 2013.

Lendl, qui a remporté huit grands chelems, est chargé de changer ça. Le Tchèque a coaché Andy Murray de 2012 à 2014 et lui a permis de remporter deux grands chelems, l'US Open 2012 puis Wimbledon 2013, puis, après une pause, de s'adjuger Wimbledon et le titre olympique à Rio, ainsi que la première place du classement mondial. Leurs chemins se sont séparés à la fin de l'année passée, suite aux problèmes physiques récurrents de l'Écossais. La famille allemande du tennis a saisi sa chance.

Boris Becker, qui avait piloté Novak Djokovic vers l'élite, paraissait être le premier choix mais sa vie privée tumultueuse a effrayé Zverev. En plus, son préparateur physique, Jez Green, insistait pour travailler avec Lendl. " Jez, qui est plus qu'un coach pour moi, faisait partie du team de Murray, avec Ivan. Il est extrêmement exigeant mais c'est nécessaire. Je suis disposé à travailler sans ménagement pour franchir le dernier pas. C'est possible avec Ivan, qui a émargé à l'élite absolue comme joueur et comme entraîneur. Mon père et lui se connaissent depuis longtemps mais il n'a pas été facile de le convaincre. Il n'était disposé à m'aider que si je voulais lutter pour la victoire dans les plus grands tournois ", explique Zverev Junior, qui a progressé tactiquement, physiquement et mentalement ces derniers mois. " Le travail est la base de tout ", a déclaré Lendl, étonnamment disert. " Durant ma carrière, je ne me suis jamais laissé distraire par la victoire ni la défaite. Je ne me posais qu'une question : m'étais-je donné suffisamment de mal ? "

" Nous avons joué une fois l'un contre l'autre et il a été beaucoup trop fort pour moi ", a récemment souri Alexander Zverev senior, alors qu'il était aux côtés d' Ivan Lendl sur un court. Les deux hommes se connaissent depuis plus de quarante ans. Ils sont tous deux nés en 1960, Lendl en Tchécoslovaquie, Zverev en Union Soviétique. Leurs chemins se sont croisés pour la première fois à l'EURO U18. Le score : 6-3, 6-3. Un an plus tard, en 1978, Lendl enlevait le tournoi junior de Roland Garros et de Wimbledon et achevait la saison au rang de meilleur junior du monde, avant de passer professionnel. Début 1983, il était numéro un mondial. " Ce n'était pas une surprise ", raconte Zverev, qui est allé chercher son salut à l'Occident, comme Lendl. Le Tchécoslovaque a émigré aux States en 1986 tandis que cinq ans plus tard, Zverev et sa femme s'établissaient à Hambourg, où est né leur deuxième fils, Alexander junior, alias Sacha. Le père n'a pas fait carrière. Il n'a jamais dépassé le rang 307 mais il a transmis son amour du sport à ses enfants. Son fils aîné, Mischa (31 ans), s'est hissé au rang 27 cet été tandis qu'en novembre 2017, Sacha a occupé un moment la troisième place. Il est quatrième tête de série aux ATP Finals. Il est aussi le plus jeune du top dix mondial mais il ne se distingue pas encore dans les grands tournois. Son quart de finale au dernier Wimbledon constitue sa meilleure performance depuis ses débuts pros en 2013. Lendl, qui a remporté huit grands chelems, est chargé de changer ça. Le Tchèque a coaché Andy Murray de 2012 à 2014 et lui a permis de remporter deux grands chelems, l'US Open 2012 puis Wimbledon 2013, puis, après une pause, de s'adjuger Wimbledon et le titre olympique à Rio, ainsi que la première place du classement mondial. Leurs chemins se sont séparés à la fin de l'année passée, suite aux problèmes physiques récurrents de l'Écossais. La famille allemande du tennis a saisi sa chance. Boris Becker, qui avait piloté Novak Djokovic vers l'élite, paraissait être le premier choix mais sa vie privée tumultueuse a effrayé Zverev. En plus, son préparateur physique, Jez Green, insistait pour travailler avec Lendl. " Jez, qui est plus qu'un coach pour moi, faisait partie du team de Murray, avec Ivan. Il est extrêmement exigeant mais c'est nécessaire. Je suis disposé à travailler sans ménagement pour franchir le dernier pas. C'est possible avec Ivan, qui a émargé à l'élite absolue comme joueur et comme entraîneur. Mon père et lui se connaissent depuis longtemps mais il n'a pas été facile de le convaincre. Il n'était disposé à m'aider que si je voulais lutter pour la victoire dans les plus grands tournois ", explique Zverev Junior, qui a progressé tactiquement, physiquement et mentalement ces derniers mois. " Le travail est la base de tout ", a déclaré Lendl, étonnamment disert. " Durant ma carrière, je ne me suis jamais laissé distraire par la victoire ni la défaite. Je ne me posais qu'une question : m'étais-je donné suffisamment de mal ? "