Depuis le début de la saison, Ivan Leko se distingue par la dignité de son comportement. Y compris dans la défaite. Jamais, l'entraîneur du Club Bruges ne s'en est pris à quelqu'un. Il se définit comme un romantique, un amoureux du football. Il parle comme ça : ses mots viennent du coeur. Leko ne se prête pas à des petits jeux ni ne se pavane. Il est passionné et il travaille d'arrache-pied.

Dimanche dernier, après la défaite contre Anderlecht, le Croate était toutefois très ému. Il s'est énervé de ce qui a marqué tout le match : les interventions malheureuses du VAR. Il en a conclu qu'il avait été trop naïf. Pourtant, malgré son émotion et sa colère retenue, l'entraîneur du Club Bruges ne s'est pas départi de sa sérénité. Reste à espérer qu'après cette sortie, il redevienne lui-même.

Une fois de plus, l'arbitre vidéo a été fustigé à l'issue de Bruges-Anderlecht. La technologie est censée améliorer l'honnêteté du jeu et il ne faut pas la démolir. Mais le VAR ne souffre pas seulement de troubles de croissance : le système craque de toutes parts. Il y a des remarques après chaque match. Il n'y a pas la moindre uniformité de décision, on laisse une part trop grande à l'interprétation et l'énervement croît de semaine en semaine, sans qu'on intervienne, en haut lieu, alors qu'il ne doit pas être si difficile de délivrer des consignes claires.

Même si chacun doit balayer devant sa porte, on peut comprendre que le Club Bruges se sente floué. Un but d' Abdoulay Diaby annulé à Anderlecht pour hors-jeu, un but hors-jeu de Lukasz Teodorczyk accordé à Bruges sans consulter le VAR : à elles seules, ces deux phases pèsent sur le décompte final. Il n'est pas facile de garder la tête froide dans ces conditions et ça explique le gros faux-pas de Bart Verhaeghe, même si c'est incompréhensible de la part de quelqu'un qui occupe un poste-clef au sein du football belge et qui devrait donc se maîtriser.

Bart Verhaeghe devrait prendre exemple sur son entraîneur.

L'émoi ne peut dissimuler la réalité. Et la réalité, c'est que le Club Bruges a gagné deux de ses sept matches en PO1, dont un en dernière minute, contre le RC Genk. La réalité, c'est aussi que les Blauw en Zwart ont un problème de gardien depuis le début de la saison et que ce problème a refait surface contre Anderlecht. Déclarer que les quatre gardiens du Club peuvent partir la semaine précédant ce choc n'était pas vraiment la meilleure chose à faire.

Indépendamment des failles de l'arbitrage, Anderlecht a été la meilleure équipe au stade Jan Breydel, dimanche. Les Bruxellois ont joué avec contrôle et maturité, les Brugeois avec nervosité et sans rythme, comme ils ont achevé le championnat régulier. Si leur avance est restée aussi importante, c'est grâce aux échecs répétés de leurs concurrents.

Subitement, tout est possible dans cette compétition. En fonction des résultats de jeudi, tant le Club Bruges qu'Anderlecht peuvent être champions le week-end prochain, tandis que le Standard conserve des vues sur le titre. Les Rouches foncent comme une tornade sur les PO1 : 16 points sur 21, 16 buts. Le 5-0 infligé à Genk indique l'état d'esprit des joueurs. Ils ont remis un coup d'accélérateur après que Michel Peud'homme eut semblé utiliser la presse pour clamer, au beau milieu des play-offs, qu'il voulait redevenir l'entraîneur du Standard. Sa déclaration était très malheureuse à ce stade de la compétition.

Elle semble plutôt stimuler le groupe. Les joueurs sont manifestement en osmose avec leur entraîneur, Ricardo Sa Pinto. Dans ces conditions, il devient de plus en plus difficile, pour la direction liégeoise, de prendre congé du Portugais.

Ivan Leko, belgaimage
Ivan Leko © belgaimage
Depuis le début de la saison, Ivan Leko se distingue par la dignité de son comportement. Y compris dans la défaite. Jamais, l'entraîneur du Club Bruges ne s'en est pris à quelqu'un. Il se définit comme un romantique, un amoureux du football. Il parle comme ça : ses mots viennent du coeur. Leko ne se prête pas à des petits jeux ni ne se pavane. Il est passionné et il travaille d'arrache-pied. Dimanche dernier, après la défaite contre Anderlecht, le Croate était toutefois très ému. Il s'est énervé de ce qui a marqué tout le match : les interventions malheureuses du VAR. Il en a conclu qu'il avait été trop naïf. Pourtant, malgré son émotion et sa colère retenue, l'entraîneur du Club Bruges ne s'est pas départi de sa sérénité. Reste à espérer qu'après cette sortie, il redevienne lui-même. Une fois de plus, l'arbitre vidéo a été fustigé à l'issue de Bruges-Anderlecht. La technologie est censée améliorer l'honnêteté du jeu et il ne faut pas la démolir. Mais le VAR ne souffre pas seulement de troubles de croissance : le système craque de toutes parts. Il y a des remarques après chaque match. Il n'y a pas la moindre uniformité de décision, on laisse une part trop grande à l'interprétation et l'énervement croît de semaine en semaine, sans qu'on intervienne, en haut lieu, alors qu'il ne doit pas être si difficile de délivrer des consignes claires. Même si chacun doit balayer devant sa porte, on peut comprendre que le Club Bruges se sente floué. Un but d' Abdoulay Diaby annulé à Anderlecht pour hors-jeu, un but hors-jeu de Lukasz Teodorczyk accordé à Bruges sans consulter le VAR : à elles seules, ces deux phases pèsent sur le décompte final. Il n'est pas facile de garder la tête froide dans ces conditions et ça explique le gros faux-pas de Bart Verhaeghe, même si c'est incompréhensible de la part de quelqu'un qui occupe un poste-clef au sein du football belge et qui devrait donc se maîtriser. L'émoi ne peut dissimuler la réalité. Et la réalité, c'est que le Club Bruges a gagné deux de ses sept matches en PO1, dont un en dernière minute, contre le RC Genk. La réalité, c'est aussi que les Blauw en Zwart ont un problème de gardien depuis le début de la saison et que ce problème a refait surface contre Anderlecht. Déclarer que les quatre gardiens du Club peuvent partir la semaine précédant ce choc n'était pas vraiment la meilleure chose à faire. Indépendamment des failles de l'arbitrage, Anderlecht a été la meilleure équipe au stade Jan Breydel, dimanche. Les Bruxellois ont joué avec contrôle et maturité, les Brugeois avec nervosité et sans rythme, comme ils ont achevé le championnat régulier. Si leur avance est restée aussi importante, c'est grâce aux échecs répétés de leurs concurrents. Subitement, tout est possible dans cette compétition. En fonction des résultats de jeudi, tant le Club Bruges qu'Anderlecht peuvent être champions le week-end prochain, tandis que le Standard conserve des vues sur le titre. Les Rouches foncent comme une tornade sur les PO1 : 16 points sur 21, 16 buts. Le 5-0 infligé à Genk indique l'état d'esprit des joueurs. Ils ont remis un coup d'accélérateur après que Michel Peud'homme eut semblé utiliser la presse pour clamer, au beau milieu des play-offs, qu'il voulait redevenir l'entraîneur du Standard. Sa déclaration était très malheureuse à ce stade de la compétition. Elle semble plutôt stimuler le groupe. Les joueurs sont manifestement en osmose avec leur entraîneur, Ricardo Sa Pinto. Dans ces conditions, il devient de plus en plus difficile, pour la direction liégeoise, de prendre congé du Portugais.