Les débuts radio de Vincent Legraive à RTL Sport ont été mouvementés. Débarqué en 2001, il a dû combiner les grandes rencontres de Ligue des Champions d'Anderlecht avec les journaux du matin. Au point de dormir à la rédaction par manque de temps. Sept ans plus tard, il est toujours aux commandes des trois journaux sportifs matinaux de Bel RTL.
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Les débuts radio de Vincent Legraive à RTL Sport ont été mouvementés. Débarqué en 2001, il a dû combiner les grandes rencontres de Ligue des Champions d'Anderlecht avec les journaux du matin. Au point de dormir à la rédaction par manque de temps. Sept ans plus tard, il est toujours aux commandes des trois journaux sportifs matinaux de Bel RTL. RTL Sport, ce sont trois rendez-vous à 6 h 43, 7 h 43, 8 h 20. Quels choix éditoriaux guident ces séquences ? Le 6 h 43 est le journal de référence. C'est le plus proche du top de 7 h, c'est le plus écouté et le plus long. Le 7 h 43 est un édito un peu plus virulent. Lors du 8 h 20, l'actualité est la même qu'à 6 h 43 mais elle est condensée. Un auditeur qui écoutera ces trois journaux aura comme un goût de redite. C'est vrai mais il y a certains sujets, comme La Ligue des Champions, que nous devons répéter. Nous n'avons pas de place pour des magazines et nous sommes obligés d'être concentrés sur l'actualité. Mais nous veillons toujours à changer les formulations ou à insérer une interview. On reproche souvent aux journaux matinaux de repiquer les informations des quotidiens. Nous les lisons et quand on y trouve une information que n'avons pas, nous la prenons. Mais c'est de moins en moins le cas grâce aux nouveaux médias : les dépêches, Internet,... Le sport est aussi une matière très prévisible. La veille d'un journal, je sais déjà à 80 % de quoi je vais parler. Comment s'organise la préparation ? Je suis en studio jusqu'à 9 h. Ensuite, on commence à penser au lendemain. Je peux terminer ma journée à 11 h ou... à 17 h. Le matin, je me lève à trois heures quart pour arriver à la rédaction à quatre heures et quart. Cela fait neuf ans que je suis à Bel RTL et je m'y suis fait, même si on ne s'habitue jamais. Les journaux du matin de Bel RTL réalisent les meilleures audiences. Pourtant, si on demande à un auditeur de citer un journaliste sportif radio, il donnera plus volontiers le nom d'un journaliste de Vivacité. Ce n'est pas frustrant. La RTBF dispose de plusieurs médias, RTL un seul. Je ne fais pas ce boulot pour être reconnu. Et je n'écoute pas ce que fait la RTBF. Ce serait alors la meilleure manière de vouloir modifier une formule qui fonctionne. Or, nous sommes en tête des audiences. Ce qui n'empêche pas que Thierry Luthers et Erik Libois sont de vrais amis. Ils me font souvent cette remarque : -A RTL, vous commencez vraiment à nous em...! " (il rit).