31 décembre, l'expo universelle de " footballie " au pays de la " bravitude " arrive à son terme. Comme chaque année, ce fut Anarchy in the UK. KO les " Britons ". Ils ont tout donné. Huit matchs en un mois. Sans jamais râler. Ils le savent. Ils sont payés pour jouer. Ce sont des enfants au pays des grands. Pour eux c'est fête toute l'année alors normal qu'ils travaillent quand c'est fête pour les autres.
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31 décembre, l'expo universelle de " footballie " au pays de la " bravitude " arrive à son terme. Comme chaque année, ce fut Anarchy in the UK. KO les " Britons ". Ils ont tout donné. Huit matchs en un mois. Sans jamais râler. Ils le savent. Ils sont payés pour jouer. Ce sont des enfants au pays des grands. Pour eux c'est fête toute l'année alors normal qu'ils travaillent quand c'est fête pour les autres. Moi j'arrive au pays où les hommes rouges avaient commencé l'année au paradis, ils la finissent en enfer. Une légende s'en est allée. Dorénavant à Manchester, de légendaire au quotidien, il n'y a plus que le plus beau magasin de photos et de vareuses du monde : "Legends". Trois thèmes, sport, musique et cinéma. J'ai tellement succombé que j'ai dû reconstruire des murs chez moi. En ce jour de réveillon, il y a un maillot qui scintille en vitrine. Le numéro 44 de Man U. Il est dédicacé par notre nouveau petit génie Adnan Januzaj. Son prix ? 475 euros. Il a la cote le petit. Un peu plus loin, un autre petit. Un autre génie. La photo dédicacée d'Eden Hazard. 180 euros. On est à Manchester et ce n'est qu'une photo. Le record du magasin ? Un gant dédicacé par le plus grand. The Greatest. Mohamed Ali. Prix de vente : 6000 euros. Je me contenterais de sa photo avec Elvis qui lui ferme le peignoir. En ce jour de l'an, je croise Sir Alex dans les couloirs d'Old Trafford. Pas la première fois mais première fois sans son fameux manteau. Ce fameux loden qui lui collait à la peau et qui me rappelle qu'un jour, alors que j'attendais pour faire mes interviews à Old Trafford, j'ai vu passer une grosse malle en fer sur roulette, celle qui part au lavoir avec les équipements. Posé dessus le loden de Sir Alex. Une vraie vision. J'ai cru qu'il était mort. Un vrai cercueil avec ce linceul dessus. Dès que la raison revint, je me suis dit que c'était ça le secret. Même au pressing, Sir Alex est avec ses joueurs. Plus tard, je le retrouve dans la tribune pas très loin de moi. Pour parcourir les 20 mètres qui le séparent de son trône, il met 1/2 h. Photos mais surtout dédicaces de son autobiographie. Bizarre, que des tout jeunes ou des très vieux. Lui, toujours un p'tit mot, un p'tit sourire. Deux heures plus tard plus de sourire. Son ManU " Défergusson " encore. 2014 commence mal. Sans Van Persie pour qui ManU n'est plus digne de lui sans Sir Alex. Et puis presque sans Wayne Rooney qui n'est pas dans un grand jour. Rooney à 30 % c'est toute l'équipe qui manque de globules. Wayne un lendemain de réveillon, faut sûrement pas trop lui en demander. Avant le match un " suiveur " souvent en avance pour tout savoir sur les coulisses du club me glisse que Wayne abuse un peu. D'ailleurs les coéquipiers en ont un peu marre. D'ailleurs, le soi-disant duel aérien qui, la veille d'un match lui avait valu 20 points de suture, n'était en fait qu'une mise au " poings ". Phil Jones s'était fait l'interprète de tout le vestiaire : " Picole moins et joue plus ". Ragot ou pas, Wayne a la classe et, en match, même s'il joue mal, il est toujours irréprochable. Mais plus imbattable. ManU fait de la peine. Ce qui me vaut cette scène jamais vécue à Old Trafford. En plein match, 10 minutes de silence total. Sur la pelouse et dans les tribunes. Tout le monde est résigné. Bonne année. Tu parles. Et puis finalement, comme toujours à Old Trafford, il y a un miracle. Une heure après la fin du match, la vie, la vraie, la vie de famille nous offre une entrée dans 2014 à la hauteur de ce club. Pendant que les 30 tondeuses poussées par 30 jardiniers effacent les traces d'une nouvelle humiliation, il y a la filiation qui s'amuse. Cinq gamins jouent sur cette pelouse mythique devant 75000 sièges vides. Mais ça palpite bord terrain. Ce sont les mômes de Michael Carrick et Darren Fletcher. Les deux refont le match à travers l'insouciance de leurs enfants. Pourvu que cette année nouvelle et toutes les autres, nous fasse la générosité que cette même insouciance ne nous quitte jamais. ?Chez Legends, la vareuse dédicacée de Adnan Januzaj vaut 475 euros !