Pourquoi avoir choisi Courtrai ?
...

Pourquoi avoir choisi Courtrai ? Il y avait trois items qui m'intéressaient à Courtrai : primo, la personnalité de Georges Leekens. J'ai joué avec lui, il m'a eu comme gardien et comme entraîneur des gardiens à Bruges, il m'a titularisé en équipe nationale. Nous sommes de bons amis. Deuzio, mon retour en Flandre. Je suis à 38 kilomètres de Bruges. Je rentre chez moi. J'avais vendu ma maison dans les bois car j'en avais marre de faire les allers-retours mais j'ai retrouvé une superbe maison en plein centre de Bruges. Tertio, j'ai atterri ici car il leur fallait un entraîneur des gardiens qui puisse travailler avec deux gardiens spéciaux. L'un, Kristof Van Hout, atypique morphologiquement : 2,08 m et 112 kg, cela ne se voit pas à chaque coin de rue. L'autre, Glenn Verbauwhede, l'enfant terrible qu'il faut remettre sur les rails. Comment allez-vous procéder avec deux personnalités si différentes ? A ma façon. Je préférerais travailler avec les deux séparément. Ici, je suis confronté avec deux numéros un. On verra avec Leekens qui on choisira mais de toute façon, on devra en niquer un des deux. On verra quel gardien va se fondre le mieux dans l'équipe et qui va s'adapter le mieux à ma façon de travailler. Qu'est ce qui vous attire chez Leekens ? C'est un chiant. J'aime moins les mecs qui caressent les chiens dans le sens du poil. J'aime les poissons qui nagent à contre-courant. Lui, il va faire bouger le club. Un peu comme Mathijssen à Charleroi ? Lui aussi c'est une forte personnalité mais différente de celle de Leekens. Mais, Thierry Siquet avait aussi du caractère et Stéphane Demol en a également. Et John Collins ? Je le mets sur un piédestal. C'est l'entraîneur que je classe le plus haut. Par son hygiène de vie, son optimisme et son réalisme. C'est le top. Il doit entraîner Chelsea le plus vite possible. Et je mets Tommy Craig à la même hauteur. Ils ne devraient jamais être sans boulot. Mais ils ont éprouvé beaucoup de difficultés avec les infrastructures et la mentalité de certains. Pour lui, arriver à l'heure, cirer ses chaussures, faire son stretching et sa musculation après chaque entraînement, ce sont des choses qui coulent de source. Alors qu'à Charleroi, il fallait obliger certains éléments. Où se situe Courtrai par rapport à Charleroi ? Courtrai doit encore grandir. Même si les terrains sont nickels, Charleroi a malgré tout encore un coup d'avance, à tous points de vue. Avez-vous eu d'autres contacts que Courtrai ? Collins était chaud pour me prendre. J'ai posé également ma candidature à la Fédération mais il fallait à chaque fois attendre. A un moment donné, on se dit qu'il faut jeter l'ancre. Et l'Allemagne ? Cela reste mon rêve.