Il y a dix jours, le duel entre Abbas Bayat et Stéphane Pauwels a vite dégénéré sur le plateau de Studio 1 La tribune, le chroniqueur se faisant traiter de clown et d'ignorant.
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Il y a dix jours, le duel entre Abbas Bayat et Stéphane Pauwels a vite dégénéré sur le plateau de Studio 1 La tribune, le chroniqueur se faisant traiter de clown et d'ignorant. Est-on allé trop loin ? Michel Lecomte : Oui. Mais c'est une émission de débat. Elle entraîne des avis divergents et quelquefois de la crispation. Ici on était au-delà... Stéphane n'a jamais fait l'unanimité, mais il ne fallait pas tomber dans la grossièreté et l'insulte " clown " est limite. M. Bayat s'exprime avec une passion excessive. Il a allumé la mèche de façon assez agressive. A-t-il perdu encore plus de crédit ? C'est un personnage qui a des difficultés avec la gestion de ses émotions et face à la contradiction. Cela s'est senti. A Charleroi, d'autres personnes le vivent mal. Il a défendu le bilan sportif de son club. On a rappelé le décalage qu'il y avait entre ses ambitions et le fait qu'il en était assez loin. L'après-émission a-t-elle été houleuse ? Non. Abbas Bayat est parti en reconnaissant que ce genre d'émission avait une légitimité. En coulisses, il a parlé une vingtaine de minutes, en anglais, avec Carl Huybrechts. Le français est sa quatrième langue et venir défendre son point de vue dans ces conditions était courageux. Stéphane l'a reconnu. Car on en connaît qui esquivent le débat. Après, c'est à lui de gérer les conséquences de son intervention : il sait que tout sera disséqué dans les moindres détails. Comment jugez-vous Stéphane Pauwels ? Ce n'est ni un clown, ni un ignorant. Il se nourrit de football et il a un point de vue. J'ai apprécié son point de vue sur Romelu Lukaku et la comparaison qu'il avait faite, à l'époque, avec Eden Hazard. Je lis aujourd'hui, dans la bouche de Roger, son papa, que Romelu doit encore beaucoup apprendre.... Stéphane doit garder sa spontanéité et ne pas dépasser certaines limites face à la provocation. C'est un équilibre difficile à atteindre. Lundi dernier, sur le plateau, personne n'a manqué de respect à Abbas Bayat. C'était le meilleur duel ? Je ne vais pas l'oublier. Le débat a pris des proportions inattendues. L'essentiel, c'est que chaque spectateur ait pu se forger sa propose opinion. Même s'il restait beaucoup de questions à poser. Ce clash n'a pas eu d'incidence sur l'audience, qui est restée normale (plus de 150.000 spectateurs). Oui mais les gens et la presse en ont beaucoup parlé, la vidéo a fait un tabac sur notre site web www.rtbf.be/sport. Plus de 20.000 visites.... Studio 1 la Tribune a une identité et c'est la diversité qui constitue notre force. Notre second invité David Vandenbroeck a aussi été excellent.