Viré par Charleroi, Mogi Bayat devait s'expliquer sur le plateau de Studio 1 La tribune, lundi dernier. Comme on pouvait s'y attendre, il a joué avec les pieds des téléspectateurs et de la bande à Michel Lecomte, qui n'est pas parvenue à lui arracher grand-chose.
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Viré par Charleroi, Mogi Bayat devait s'expliquer sur le plateau de Studio 1 La tribune, lundi dernier. Comme on pouvait s'y attendre, il a joué avec les pieds des téléspectateurs et de la bande à Michel Lecomte, qui n'est pas parvenue à lui arracher grand-chose. Michel Lecomte : Il a présenté un profil qu'il façonne depuis un certain temps, celui d'une personne moins impétueuse et plus réservée. Mais c'est vrai qu'on attendait un peu plus de sincérité et d'informations de sa part. Peut-être que les circonstances de son licenciement font qu'il est tenu à un devoir de discrétion... C'est lui qui avait déclaré qu'il s'exprimerait en exclusivité sur notre plateau. Mais il s'est quand même " lâché " dans la presse écrite avant de venir. Quand je lui ai fait la remarque, il a répondu qu'il nous accordait une exclusivité... télé et rien d'autre ! J'ai souri et j'ai compris. Il est très redoutable en termes de communication. Sur le plateau, avec son Ipad, il lisait les messages que les téléspectateurs laissaient sur le site de la RTBF ! Je le répète : via cette démarche, je pensais vraiment qu'il nous donnerait de nouvelles informations. Non pas du tout ! Mais c'est une règle implicite. Si tu annonces ta venue, c'est que tu as quelque chose à dire. Quand une personne communique, la forme peut être intéressante mais si le fond du message ne suit pas... Mogi s'est contenté d'affirmer : " Oui, j'ai dit des choses... qu'il fallait discerner entre les lignes " ou bien : " Vous ne m'avez pas posé les bonnes questions ". Effectivement, je me demande si nous avons adopté la bonne méthode. Non, l'ambiance est restée urbaine et policée. Il n'y a eu aucun débordement. Mogi s'est attardé et en a profité pour revoir le documentaire de Tout ça ne nous rendra pas le Congo qui lui était consacré. Le sujet est clos. Dans la forme, cette expression n'avait pas sa place sur un plateau télé. J'ai recadré Stéphane sur le moment et il a ensuite reconnu que c'était un incident malheureux. Il a contacté Luc Maton et je me suis moi-même expliqué avec la direction de RTL. Cela ne mérite pas d'aller plus loin.