Lundi, c'était la dernière Tribune de 2011. Du changement est annoncé pour la reprise.
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Lundi, c'était la dernière Tribune de 2011. Du changement est annoncé pour la reprise. D'un point de vue journalistique, en termes de fond et de contenu, un 8 sur 10. Nous avons traité des sujets pertinents avec cet angle généraliste qui nous est propre. Nous avons reçu des invités prestigieux. Mais je ne cultive pas l'autosuffisance. On ne peut pas nier une perte d'audience d'environ 20 %. Le départ de Stéphane Pauwels n'est pas la seule explication. C'est un contexte d'ensemble. La formule s'érodait déjà la saison dernière. Jusqu'à présent, le championnat a été assez morose, avec un Anderlecht dominateur. La situation change et j'espère que la seconde partie sera un peu plus excitante. Ne négligeons pas non plus la descente de Charleroi, une région qui a le foot dans les entrailles. Cela fait partie de notre réflexion. Nous sommes repartis avec le format qui avait fait notre succès sans Pauwels. Nous aurions dû nous dire : - C'est le moment de tout restructurer ! Nous allons changer mais les gens ne doivent pas s'attendre à une remise des compteurs à zéro ou à une suppression de La tribune. Nous ne sommes pas dépendants d'un chiffre d'audience et nous sommes contractuellement liés à la Ligue. On continuera à occuper la grille du lundi soir avec un programme qui nous ressemble et avec des journalistes qui, si j'en crois les récents sondages, restent des références aux yeux du public. La question mérite d'être posée. Peut-être doivent-elles s'intercaler dans un autre moment, comme à la fin par exemple. La Tribune doit rester une émission de divertissement pour un public familial. Je n'ai pas envie qu'on tombe dans l'excès inverse en créant un produit hyper-footeux indigeste. La formule actuelle compte beaucoup de bonnes séquences : le buzzball, la page arbitrage, la séquence des jeunes, etc. On doit être plus structuré et se faire violence. Si on choisit un thème, on l'évoque jusqu'au bout. Quitte à en laisser tomber d'autres. Il est intéressé mais, vu la présence des gens de Voo, la balle est dans le camp de Belgacom. Je suis très content de le compter dans notre équipe : il suffit d'écouter Complètement Foot, le dimanche après-midi, pour se rendre compte qu'il a bonifié l'émission.