La première colonne au terme de sa première saison en D1 : pour Mons, le bilan de cette découverte de l'élite est tout à fait positif. Dès la campagne de préparation, Marc Grosjean avait signalé qu'il ne pointerait rien d'autre que le maintien. Mais il était clair que ce noyau pouvait viser plus haut. Mons avait transféré des joueurs mis sur une voie de garage ailleurs mais dont on ne doutait pas du niveau ( Roussel, Ciobotariu, ...

La première colonne au terme de sa première saison en D1 : pour Mons, le bilan de cette découverte de l'élite est tout à fait positif. Dès la campagne de préparation, Marc Grosjean avait signalé qu'il ne pointerait rien d'autre que le maintien. Mais il était clair que ce noyau pouvait viser plus haut. Mons avait transféré des joueurs mis sur une voie de garage ailleurs mais dont on ne doutait pas du niveau ( Roussel, Ciobotariu, Joly) ainsi que des gars devenus trop chers dans leur ancien club mais eux aussi talentueux ( Suray, Rivenet). Faire évoluer des footballeurs pareils à un très bon niveau n'est pas un exploit sans précédent. De nombreux entraîneurs y seraient parvenus. Le principal mérite de Grosjean est d'avoir su faire, avec des joueurs plus ou moins anonymes de D2, de vrais titulaires en D1 : Gorniak, Douai, La Placa, Berquemanne. Et d'avoir composé rapidement un groupe solidaire avec les vedettes du tour final et la kyrielle de joueurs débarqués durant l'été. Tout le monde a reçu sa chance durant la campagne de préparation, et des joueurs sur lesquels le coach ne comptait pas du tout au départ (Gorniak par exemple) l'ont saisie à pleines mains pour devenir incontournables. Mons a le vent dans le dos. La première saison en D1 a produit des résultats inespérés. Le club peut compter sur un important soutien politique, sur un président fortuné et sur un manager qui connaît la musique. C'est prometteur. Le chantier du nouveau stade vient aussi de débuter. Les installations, c'était un des gros points faibles de Mons. La lacune sera comblée progressivement, avec la construction d'une nouvelle tribune par an. Seul point négatif : la... productivité de Cédric Roussel. Oublié du côté de Wolverhampton, il est revenu en Belgique sur la pointe des pieds. Beaucoup trop lourd en début de saison, il a conservé la confiance de Grosjean et a prouvé, après quelques journées, qu'il n'avait pas laissé son sens du but en Angleterre. Pour Mons, il aurait toutefois été préférable que Roussel marque un peu moins... Le club aurait ainsi eu une chance de le conserver. Mais en emmenant le classement des buteurs et en devenant Diable Rouge, Roussel a suscité des convoitises. Il est clairement devenu trop grand pour l'Albert et il faudra maintenant remplacer ce joueur qui jouait un rôle capital (pas seulement offensif) dans l'équipe. Le niveau qu'atteindra le successeur de Roussel dans quelques mois conditionnera la deuxième saison de Mons en D1 : confirmation ou retour dans le rang ?n