Certes, le potentiel de Toulouse n'avait jamais été remis en question. Dans toutes les sélections et présélections des matches des Bleus, il n'était pas rare de voir un jeune ou l'autre pointer le bout de son nez. Mais le Téfécérestait sur une peu glorieuse 14e place et n'avait pas montré beaucoup d'emballement sur le marché des transferts. L'équipe du président Olivier Sadran avait même perdu, il y a une semaine, son meilleur buteur et sa vedette incontestée, André-Pierre Gignac, parti à l'OM.
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Certes, le potentiel de Toulouse n'avait jamais été remis en question. Dans toutes les sélections et présélections des matches des Bleus, il n'était pas rare de voir un jeune ou l'autre pointer le bout de son nez. Mais le Téfécérestait sur une peu glorieuse 14e place et n'avait pas montré beaucoup d'emballement sur le marché des transferts. L'équipe du président Olivier Sadran avait même perdu, il y a une semaine, son meilleur buteur et sa vedette incontestée, André-Pierre Gignac, parti à l'OM. Personne ne se doutait donc que Toulouse allait occuper le siège de leader après quatre journées en ayant engrangé le maximum de points (12 sur 12). Une telle statistique est rare puisqu'en 20 ans, seules six équipes avaient réussi pareille gageure (Monaco en 1991, PSG en 1992, Lens en 1996 et 2001, Metz en 1997 et Bordeaux en 1998). Les raisons ? 1. Une équipe inchangée et revancharde. Après une saison décevante, les velléités de départ étaient nombreuses mais l'entraîneur Alain Casanova a su persuader ses joueurs cadres de rester. Les jeunes Etienne Capoue, cité au Barça, Moussa Sissoko, appelé par Laurent Blanc pour le match amical contre la Norvège et Fodé Mansaré, le défenseur argentin Mauro Cetto, la plaque tournante Etienne Didot et l'attaquant Pablo Machado sont restés et ont entamé la saison avec un état d'esprit revanchard. Cette assise a ainsi permis à Toulouse de digérer assez calmement le départ de Gignac et l'absence sur blessure de celui que certains considèrent comme le successeur naturel de Gignac, Xavier Pentecôte. Cette stabilité est également présente à la tête du club. Le président a une ligne de conduite et Casanova, adjoint d' Elie Baup, lui a succédé en juin 2008, après dix années dans le staff technique. Même lors du dernier exercice difficile, Casanova n'a jamais été mis en difficulté par sa direction ! 2. L'éclosion de Daniel Braaten. Le buteur norvégien, lui aussi, était sur le départ. Il est finalement resté et profite des absences de Gignac et Pentecôte pour enfin saisir pleinement sa chance. Indésirable en fin de saison, le médian droit s'est métamorphosé et occupe aujourd'hui la tête du classement des buteurs après deux années difficiles (7 buts en 89 matches). Reste juste à changer l'image : car depuis la saison dernière, Toulouse traîne l'image d'une équipe très défensive. Casanova a promis de s'y employer. " On a un projet de jeu auquel les joueurs adhèrent. "LOÏC REMY, le nouvel attaquant de l'OM, pour lequel le club avait déboursé 15 millions d'euros, est rassuré. Après avoir mené une batterie de tests approfondis, il a été déclaré apte à la pratique du football. Des premiers examens avaient révélé une anomalie cardiaque. Marseille n'a pas exclu de poursuivre Nice, son précédent employeur qui, outré, affirme avoir mené les tests suffisants. LYON a réalisé le transfert de l'été en s'attachant les services de Yohan Gourcuff. Une semaine après avoir déclaré vouloir partir de Bordeaux, il a signé un contrat de trois ans pour 24 à 26,5 millions d'euros. Grâce à cette somme, Bordeaux, qui avait déboursé 15 millions il y a un an, ne s'estime pas lésé, la valeur marchande du joueur ayant pris du plomb dans l'aile après son Mondial et la fin de saison des Girondins. Pour le remplacer, le club a loué l'ancien attaquant de Lokeren et Monaco, Moussa Maâzou qui était retourné au CSKA Moscou. Enfin, les Girondins ont également acquis le médian droit de Valenciennes, Fahid Ben KhalfallahTOULOUSE a acquis le jeune attaquant de Lyon, Yanis Tafer, 19 ans sur base d'un prêt. LAURENT BLANC a sélectionné 21 joueurs pour les matches face à la Biélorussie et la Bosnie. Neuf mondialistes sont revenus en grâce : Hugo Lloris, Steve Mandanda, Cédric Carrasso, Bacary Sagna, Gaël Clichy, Mathieu Valbuena, Florent Malouda, Abou Diaby et Alou Diarra. Blanc a par ailleurs retenu ceux qui avaient été appelés pour le match amical contre la Norvège, en y ajoutant deux nouveaux, l'attaquant de Lorient Kevin Gameiro et Louis Saha. STÉPHANE VANDE VELDE