VINCENT KOMPANY 9/10

D on't you wish your defence had Kom-pa-ny ? Voici l'un des tubes (sur l'air du hit des Pussycats Dolls) qu'entonnent de plus en plus régulièrement les fans des Citizens. Et on les comprend : Vincent Kompany a réalisé The season, celle dont on l'imaginait un jour capable quand à seulement 18 ans, il décrocha le Soulier d'Or. Déjà très bon l'an dernier, surtout depuis l'arrivée de Roberto Mancini à la place de Mark Hugues qui l'installa définitivement en défense centrale, Vinnie est passé à " monstrueux ", s'affirmant indéboulonnable au sein du club le plus riche du monde. D'autant que ses blessures à répétition semblent être désormais de lointains souvenirs. Mieux encore, en l'absence de Carlos Tevez, dont la couronne a vacillé cette saison, c'est l'ex-Anderlechtois qui s'est emparé du brassard de capitaine, un nouveau statut qu'il devrait garder l'an prochain (les joueurs de City en ont fait le v£u récemment), tout comme chez les Diables.
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D on't you wish your defence had Kom-pa-ny ? Voici l'un des tubes (sur l'air du hit des Pussycats Dolls) qu'entonnent de plus en plus régulièrement les fans des Citizens. Et on les comprend : Vincent Kompany a réalisé The season, celle dont on l'imaginait un jour capable quand à seulement 18 ans, il décrocha le Soulier d'Or. Déjà très bon l'an dernier, surtout depuis l'arrivée de Roberto Mancini à la place de Mark Hugues qui l'installa définitivement en défense centrale, Vinnie est passé à " monstrueux ", s'affirmant indéboulonnable au sein du club le plus riche du monde. D'autant que ses blessures à répétition semblent être désormais de lointains souvenirs. Mieux encore, en l'absence de Carlos Tevez, dont la couronne a vacillé cette saison, c'est l'ex-Anderlechtois qui s'est emparé du brassard de capitaine, un nouveau statut qu'il devrait garder l'an prochain (les joueurs de City en ont fait le v£u récemment), tout comme chez les Diables. " Il peut devenir le meilleur défenseur du monde, j'en suis convaincu " a affirmé dernièrement son mentor italien " Il joue tout le temps à un niveau incroyablement élevé et sa mentalité est exemplaire. " Les louanges ne se sont pas arrêtées au sein du giron du club. Martin Keown, ex-défenseur d'Arsenal, et qui joue aujourd'hui au chroniqueur pour le Daily Mail, avait en avril publié un billet avec le titre évocateur " Pourquoi Kompany est le meilleur défenseur de Premier League ". Stats à l'appui (interception, relance, tackles, etc), on pouvait voir que Komp' figurait dans tous les tops 5, rayon arrières, de Premier League. Et l'ex-rugueux Gunner n'est pas seul à le penser. Après avoir remporté son premier trophée (la Cup) depuis son arrivée au club en 2008 et décroché un ticket pour la Ligue des Champions, Vince a été élu dans le meilleur onze de la saison au côté de Nemanja Vidic (Manchester United). Les supporters des Skyblues, qui veulent en faire " a true legend ", l'ont forcément élu joueur de la saison, de même que ses coéquipiers. What else ? Ah si, un nouveau contrat réévalué à 136.000 euros la semaine (!) qui le hisse à hauteur d'un Didier Drogba. Top of the game, tout simplement. Y'a pas de hasard : deux fois meilleur espoir de L1, troisième derrière Lisandro et Lucho la saison dernière au hit- parade de la L1, notre joyau national a logiquement été sacré meilleur joueur cette saison. Certains tiqueront qu'au niveau du bilan chiffré pur et dur, Eden Hazard avec ses huit buts et 10 assists, est loin derrière un Gervinho (qui ne faisait même pas partie des trois nominés !) qui culmine à 15 buts et 10 assists alors qu'il occupe sensiblement la même position, sur l'autre flanc (le droit). Mais à sa décharge, Eden aime prendre le ballon plus bas que l'Ivoirien, créer des intervalles, ce qui l'amène logiquement à être moins efficace en zone de conclusion. " Je dois progresser dans mes frappes et prendre ma chance davantage ", confiait-il à l'Equipe. Le 6 mars 2011, Eden en a toutefois claqué une qui compte triple, une mine du pied gauche dans la lunette de Steve Mandanda pour l'un des plus beaux buts de la saison. Et assurément l'un des plus importants puisqu'il lança Lille vers un succès au Vélodrome (1-2) alors que l'OM, en cas de victoire, revenait sur les talons des Nordistes. Ce but, qui masqua ce soir-là une prestation moyenne, a définitivement placardé le titre de " phénomène " au dos du numéro 26 du LOSC. Et fort logiquement, la meute des plus grands clubs européens (Manchester, Bayern Munich, Real, Barça, etc ;) de se montrer de plus en plus intéressée alors qu'elle avait le Brainou à l'£il depuis un petit temps déjà. Après le buzz Zizou en fin d'exercice 2009-2010, qui voulait l'amener à la Casa Blanca, Eden est désormais le fameux " plan b " du Barça titre Mundo Deportivo. Avant l'emballement, notre international, dont le contrat à Lille court jusqu'en 2015, est assuré en restant chez les Ch'tis de jouer l'an prochain la Ligue des Champions après l'exploit du doublé Coupe-championnat. Au LOSC, tout le monde rêve qu'il reste à la maison. Chez les Diables, on rêve qu'il éclate enfin. Toute proportion gardée, Eden sous Leekens, c'est un peu comme Messi sous Maradona : ça ne fonctionne pas (loin de là l'idée de comparer le coaching de Long Couteau avec cette truffe de Diego). Gros bémol à régler afin de faire taire les (trop) nombreux suspicieux au nord du pays. Il y a deux ans, le NEC Nimègue avait cassé sa tirelire pour lui : 1,8 million d'euros pour l'extirper du FC Malinois, un record dans l'histoire du cercle néerlandais. 24 mois plus tard, il est une nouvelle fois entré dans les annales par sa revente récente à Bruges pour 3,3 millions d'euros. Une plus-value d'1,5 million due à sa métamorphose. " Durant sa première saison, il s'était surtout signalé par un travail inlassable entre les lignes ", observe Jack de Gier, ex Lierse, en charge avec Patrick Kluivert des attaquants de NEC. " Du coup, Björn n'avait planté que 8 goals. Cette année, nous lui avons demandé de se maintenir constamment dans le camp adverse. Le résultat ne s'est pas fait attendre ". 23 buts et meilleur réalisateur du foot hollandais. Un honneur que le NEC n'avait plus connu depuis 1968 et les 19 tulipes plantées par Hans Venneker. " Terminer en tête de ce classement quand on ne fait pas partie d'une formation du top, c'est extra ", souligne Michel Preud'homme, qui avait voulu attirer autrefois le puncheur blond à Gand. " A 25 ans, il est lancé et Bruges se frottera les mains avec lui ". Vleminckx a paraphé un contrat de 5 ans et sera aux mains de l'entraîneur spécifique des attaquants, Kenneth Brylle. " Par son style et sa physionomie, Björn n'est pas sans me rappeler Dirk Kuijt ", dit le Danois. " Je vais tout mettre en £uvre pour qu'il marche sur ses traces ". Il y a un an, il restait sur une saison en D2, à Apeldoorn, où il avait fait forte impression au point d'attirer l'attention des champions des Pays-Bas. Avec lui, Twente a confirmé (victoire en Coupe et lutte pour le titre jusqu'à la dernière journée) et montré de très belles choses en Ligue des Champions. Ses statistiques parlent pour lui : 33 matches et 7 buts en championnat, 11 matches et 3 buts en coupes d'Europe, plus trois matches avec les Diables Rouges et six matches de Coupe (et trois goals) et vous obtenez 53 rencontres officielles pour ce joueur de 20 ans ! Nacer Chadli n'a pas traîné pour sa première saison au plus haut niveau. Le meilleur ami d' Axel Witsel a rapidement séduit Michel Preud'homme, qui ne le connaissait pas, au sein d'un 4-3-3 dans lequel il s'occupait du couloir gauche. Rapide, dribbleur, accrocheur, Chadli a également prouvé, en Autriche et contre l'Azerbaïdjan, qu'il ne rechignait aucunement au travail défensif. Les lecteurs de Voetbal International l'ont élu dans l'onze-type de l'année. En avril, le site goal.com l'avait même placé à la 10e place du classement des transferts les plus réussis de l'année : " Il était considéré comme le plus grand talent de D2 mais l'Ajax le pensait trop... inconstant ". Preud'homme a ajouté qu'il avait la carrure pour évoluer dans un grand club. La Hollande l'adore et son ancien entraîneur. Il y a un an, régulièrement réserviste, il quittait le PSV Eindhoven et n'était plus Diable. Aujourd'hui, il passe pour une valeur sûre de la Bundesliga. A Nuremberg, qui a fini dans le top 6 (ce club n'a fait mieux que deux fois depuis la fin des années 60), il a épaté comme arracheur de ballons qui ne s'avoue jamais vaincu et qui fait irradier son professionnalisme exemplaire. Il n'y a que huit joueurs qui n'ont pas raté une seule minute du championnat d'Allemagne. Simons en fait partie avec des héros comme Philipp Lahm, Manuel Neuer... et un autre Belge, Filip Daems (Mönchengladbach). A Nuremberg, il est le seul intouchable et fait aussi partie des quatre hommes qui ont joué l'intégralité des quatre matches en Coupe. Pour son entraîneur, Simons a été son koningstransfer, son transfert roi ! Il a signé pour deux ans et la direction a déjà essayé de le faire prolonger. Il se tâte. Et Anderlecht a tout récemment tenté de profiter de ses hésitations : le Sporting lui a fait une offre, qu'il a rejetée. Après avoir été évincé par Dick Advocaat, Simons a été rappelé par Georges Leekens. Il est incontournable dans l'équipe de départ depuis le premier rendez-vous éliminatoire pour l'EURO, vient de jouer son 83e match et est cinquième du classement de tous les temps. A une cap d' EnzoScifo. Et à trois de Franky Van der Elst et Eric Gerets. Trois, c'est le nombre de matches qu'il reste à disputer dans cette campagne. L'automne prochain, il pourrait donc ne plus avoir que le recordman Jan Ceulemans devant lui. Il dit : " J'avais quitté le PSV pour retrouver ma place en équipe nationale. J'ai fait un très bon choix. " Quand Simon Mignolet est parti en Angleterre, tout le monde pensait qu'il agissait avec trop d'impulsion. A Sunderland, club de milieu de classement, il devait composer avec Craig Gordon, gardien de la sélection écossaise mais surtout le plus cher gardien de toute l'histoire du football anglais (12 millions de livres). Grâce aux blessures de Gordon, Mignolet a eu la chance de commencer le championnat et de faire très bonne impression dès ses premiers matches. Son arrêt cinq étoiles face à Arsenal allait sceller sa réputation. Dans ses 13 premiers matches, il allait rendre six clean sheets. " Quand il est arrivé, on ne s'attendait pas à compter sur lui d'entrée, mais les circonstances nous ont poussé à le lancer. Et il s'est tout de suite avéré bien plus consistant et mature qu'on l'avait imaginé ", déclara le manager Steve Bruce. Le retour de Gordon allait le repousser sur le banc mais de rechute en rechute, l'Ecossais dut laisser à quelques reprises sa place au Belge. Le match contre Birmingham, le 20 avril, lors duquel il fut coupable sur les deux buts, en pleine bataille contre la relégation, aurait pu le condamner mais... Gordon dut se résigner à une opération. La cote de Mignolet avait plongé mais lors des cinq derniers duels, il fut un des éléments clés du sauvetage des Black Cats. Pour sa première saison en Premier League, Mignolet aura disputé 23 rencontres (contre 15 pour Gordon) et même s'il a concédé plus de buts (1,58 contre 1,48 but par match) que son concurrent, il a également été responsable de 8 des 12 clean sheets. Manchester City a appris que Jan Vertonghen coûtait 11,5 millions d'euros, signe que ce joueur désormais bien ancré au centre de la défense ajacide depuis deux ans, a réussi une excellente saison. " Le titre de l'Ajax repose sur l'arrivée de Frank De Boer et la solidité de la défense centrale ", n'a pas hésité à affirmer Aad de Mos, consultant pour la presse hollandaise. Les lecteurs du magazine Voetbal International voyaient en Vertonghen (32 matches, 6 buts), le joueur-clé de l'Ajax ! " C'est lui qui a fait la différence entre Twente et l'Ajax pour le titre ", a ajouté Ronald Koeman. " Dans le match du titre, il voulait gagner : il était fort, agressif et précis, tant dans les gestes défensifs que dans la construction. " Nommé parfois capitaine (comme Maarten Stekelenburg), il s'est érigé en leader et n'a cessé de s'améliorer comme défenseur. Lors du référendum du onze de l'année, Vertonghen fut le joueur de l'Ajax le plus sollicité. Meilleur défenseur de 2011, seul le médian de Twente, Theo Janssen recueillit plus de voix que lui ! Vertonghen voulait marquer l'histoire de l'Ajax et peut passer à l'échelon supérieur. Koeman a dit qu'il le verrait bien à Barcelone mais tous les noms évoqués sont ceux de grands clubs. Problème : à force d'évoluer dans l'axe défensif, Vertonghen, très polyvalent il y a encore deux ans, perd ses repères à gauche (où il est utilisé en équipe nationale) et dans l'entrejeu (où il avoue ne plus avoir l'habitude de courir 90 minutes durant). Sa carrière chez les Diables pourrait pâtir de ce choix de poste où il entre en concurrence avec Vincent Kompany, Thomas Vermaelen, Daniel Van Buyten et Nicolas Lombaerts. Les fans du FC Utrecht l'ont affublé du surnom pompeux de Messi du Galgenwaard. Référence à ses 169 centimètres... comme le génial Argentin du Barça. " En l'espace de deux saisons, il s'est érigé en maestro ", observe Foeke Booy, DT du club. " Au bout de sa première campagne, il avait déjà surpris tout le monde en héritant du Soulier d'Argent derrière l'Ajacide Luis Suarez, meilleur joueur de la compétition. Son impact a été plus grand encore ces derniers mois. " Ses dribbles et autres actions d'éclat ne sont pas passés inaperçus auprès des ténors. A Twente notamment, où un certain Nacer Chadli aspire à reformer avec lui le tandem de feu qu'ils constituèrent à l'AGOVV Apeldoorn. Ou au PSV, qui voit en cet ailier de poche déroutant, le successeur tout désigné d' Ibrahim Afellay, parti au FC Barcelone en janvier. A moins que l'Ajax, désireux déjà d'embrigader le joueur lors du mercato d'hiver, ne mette tout le monde d'accord. Ancien d'Anderlecht, où il a fait ses classes d'âge de 11 à 18 ans, le club bruxellois aurait bien aimé le récupérer. Mais sa valeur marchande de Mertens n'a cessé de gonfler. Transféré pour 400.000 euros de l'AGOVV en 2009, sa tête était mise à prix pour 5 millions d'euros début 2010-11... passant à près du double aujourd'hui. A ce tarif-là, le Sporting a décroché. " Le FC Utrecht a su conserver Dries cet hiver mais une séparation semble inéluctable " souligne Jan Wuytens, l'autre Belge du noyau. " Il le mérite dans la mesure où il n'a plus rien à prouver chez nous. Il est mûr pour un club du top, tout comme il frappera avec toujours plus d'insistance à la porte de l'équipe nationale dans les mois à venir. Son entrée au jeu contre la Turquie en était un premier aperçu ". N icolas Lombaerts a raté les débuts du championnat de Russie à cause d'une blessure au genou. Les bobos plus ou moins fréquents et graves constituent la face sombre de ce défenseur. Mais quel bilan au Zenit depuis 2007 ! Deux titres, une Coupe de l'UEFA et une Supercoupe d'Europe, une Coupe de Russie et une Supercoupe russe. Et il a resigné jusqu'en 2015 à des conditions revues à la hausse alors qu'au moment de son départ de Gand, on avait dit qu'il était le footballeur belge le mieux payé. Sans blessures, il est inamovible et Saint-Pétersbourg joue à nouveau la tête du classement. Restera-t-il éternellement en Russie ? Son coach, Luciano Spalletti, ne veut pas entendre parler de son départ. C'est Dick Advocaat qui l'avait autrefois transféré, mais l'Italien semble encore davantage sous son charme. Chelsea le suit, repéré lors d'un des deux matches entre le Zenit et Anderlecht, alors qu'ils étaient venus scouter Romelu Lukaku qui n'en a pas touché une contre l'ex-Gantois. Mais il affirme se plaire beaucoup en Russie : " J'ai fait du latin, ça me permet d'apprendre plus facilement le russe. J'ai encore pas mal de problèmes pour le parler, mais je le lis sans aucun problème. D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi les journalistes et les supporters russes sont à ce point anti-Advocaat. S'il qualifie l'équipe pour l'EURO, tout le monde l'aimera ". Très discret à Saint-Etienne, le joueur a rejailli en pleine lumière à l'Olympiacos. " Il s'est imposé en deux temps trois mouvements ", observe Urko Pardo, le gardien belge du club. " Après quatre matches, il a réussi à dégommer Marko Pantelic et il n'est plus jamais sorti du onze de base, plantant 14 buts. Et il a fait mouche à deux reprises contre le Panathinaïkos. En Grèce, ça te classe un joueur. De vedette tu passes au rang d'immortel. " Dès janvier, la direction s'est activée pour s'attacher les services du joueur pour 2,5 millions d'euros. La transaction s'est faite au nez et à la barbe du... Pana, toujours soucieux d'adresser un pied de nez à son rival. Mais le joueur s'est montré bon prince et a signé... même si la direction a fait durer les tractations contractuelles. Mais chaque partie y a trouvé finalement son compte. Seul bémol : l'équipe nationale. Et une relation pas vraiment optimale avec un Georges Leekens, qui lui reproche d'avoir fustigé l'absence de leaders chez les Diables Rouges quand la situation laissait à désirer sur le terrain. Le joueur a cent fois raison mais la vérité n'est pas toujours bonne à dire. Du coup, il a été relégué dans les tribunes face à l'Azerbaïdjan alors que Tom De Sutter, repêché en dernière minute et relevant de blessure, était sur la feuille de match. Récemment, Mirallas fut encore snobé contre la Turquie. Une zone d'ombre effacée par un soleil radieux le lendemain puisque le samedi 4 juin, il passait la bague au doigt de Christelle. A Anderlecht... La saison de Bologne a été tragique : quatre présidents, faillite entrevue en novembre 2010 et ces gros retards dans les versements des précomptes sur salaires et lois sociales qui ont valu trois points de pénalisation ! Bologne semblait avoir assuré son maintien à 7 ou 8 journées du terme avant de s'écraser et de devoir patienter jusqu'à l'avant-dernière journée pour avoir l'assurance mathématique de rester en Serie A. Dans ce contexte difficile, Gaby Mudingayi a disputé la meilleure de ses trois saisons sous le maillot rouge et bleu. Il figure dans le top 3 de l'équipe avec le buteur Marco Di Vaio et le milieu uruguayen Diego Perez. L'importance de Gaby a sauté au jeu dès la première journée contre l'Inter. Ce lundi-là, suite à la démission de Franco Colomba, c'est le coach des Espoirs, Paolo Magnani, qui a pris place sur le banc. Manifestement il était à côté de ses pompes quand à la 76e, il décida de remplacer Mudingayi, pourtant un des meilleurs sur le terrain ( Wesley Sneijder s'en souvient encore). Et pendant que Mudingayi, en rage, s'apprêtait à sortir, Di Vaio, le capitaine, s'est précipité vers lui pour le retenir lançant au coach : " Qu'est-ce que tu fais ? Sans lui on perd ! " Le trouillomètre à zéro, Magnani revint sur sa décision. Son successeur, AlbertoMalesani, a fortement apprécié les prestations de Mudingayi qu'il a posté dans l'axe devant la défense. A tel point qu'il se chuchote que le coach aimerait que le joueur, devenu entre-temps un des chouchous du kop bolognais, le rejoigne à Genoa, son nouveau club. Toutes nos félicitations au médian qui s'est marié avec Claudia le 3 mai, deux jours avant son 23e anniversaire, à Serramanna une localité située à 30 kilomètres de Cagliari. Le Belge se sent bien dans la capitale sarde : no stress ! Une ville où le gardien Federico Marchetti, en guerre avec le club et les supporters, peut se promener sans se faire insulter. Nainggolan s'est bien intégré dans le noyau et a grandi au point de devenir un incontournable. Il a confondu tous ceux qui voyaient en lui le simple briseur d'actions adverses, au style grossier limite casse-pattes. Le premier démenti arriva dès la deuxième journée de championnat lorsque PierpaoloBisoli, l'entraîneur du début de saison, songea à l'aligner à la place de Daniele Conti, son meneur de jeu blessé. L'expérience fut concluante et donc répétée toujours avec le même résultat positif. A son arrivée, Roberto Donadoni modifia la disposition mais Nainggolan était bien en place dans son 4-3-1-2. Dans le " 3 ", il y a un joueur fixe (Conti) et quand AndreaLazzari est présent, Nainggolan évolue à droite ; avec DavideBiondini, il glisse à gauche. Le joueur prétend qu'il s'exprime le mieux sur la droite mais on l'a vu réussir de bonnes choses des deux côtés. Il ne donne pas l'impression de subir les rencontres : il fait son jeu, un point c'est tout. Et sa régularité a attiré l'attention de deux grands clubs : Milan et Naples. En plus, son goal victorieux à la Sampdoria en février n'a laissé personne indifférent : sur l'aile gauche, il réceptionne sur une rentrée, évite deux adversaires de deux jongles surprises, rentre dans le jeu avant de placer une frappe de loin en plein angle. D'accord, elle a été légèrement déviée mais cela n'enlevait rien à la beauté du geste. D'ailleurs, les caméras ont filmé le pétillant président Massimo Cellino qui, enthousiaste, sortit à son fils assis à côté de lui : -Mais qu'est-ce qu'il nous a foutu là ? Depuis, Cellino rêve : " S'il continue ainsi, ne vous étonnez pas de le voir dans deux ou trois ans au Real Madrid ". Everton a raté son début de championnat (comme d'habitude), luttant davantage contre la relégation que pour l'Europe, avant de connaître une remontée spectaculaire. Fellaini, c'est l'inverse : débutant bien sa saison, puis connaissant un coup d'arrêt fin février, l'obligeant à une nouvelle opération après celle de 2010 à la cheville. Et pourtant, jamais, malgré des statistiques en berne (trois buts, un dans chacune des compétitions anglaises), Fellaini ne fut aussi hot. Il a tenu le milieu d'Everton et seuls Mikel Arteta et Tim Cahill sont aussi importants que lui pour les Toffees. L'été passé, Arteta avait reçu le plus gros salaire de l'histoire d'Everton car il dictait le jeu. Des pépins physiques l'ont empêché de trouver sa plénitude et son rôle de métronome, dans un style plus physique, a été repris par Fellaini. Son abattage avec si peu de déchet n'a pas échappé aux autres écuries de la Premier League. Manchester a montré son intérêt, Chelsea aussi. Et David Moyes l'a compris. Il a ouvert les négociations de prolongation de contrat avec un Big Mo qui n'a toujours pas signé. Néanmoins, la saison de Fellaini ne peut pas être considérée comme pleinement accomplie. Son club n'a rien remporté, stagnant sur l'échelle des valeurs du championnat (7e soit une place de mieux que la saison précédente mais sept points de moins). Lui n'a joué que six mois. Comme la saison précédente. Si le gardien a confirmé les bonnes dispositions affichées lors de la saison du retour en Serie A, cela n'a pas suffi pour que son équipe se maintienne une deuxième année d'affilée. La preuve que son comportement a été excellent c'est que trois clubs ont annoncé qu'ils s'intéressaient à lui : Catane et Bologne doivent anticiper les départs probables de MarianoAndujar et EmilianoViviano. Palerme a aussi fait un appel mais SalvatoreSirigu n'a pas véritablement manifesté son intention d'aller voir ailleurs et si le troisième gardien de la Squadra restait, Gillet devrait se contenter d'un rôle de doublure. Le Belge qui parle de plus en plus italien avec l'accent de Bari (il mange ses fins de mots), ne tient pas absolument à partir mais sa direction est à la recherche d'argent. Elle l'a placé sur la liste des transferts et espère en retirer un voire deux millions. Si sur le terrain, aucun reproche n'a été adressé à Gillet, certains de ses équipiers se sont montrés un peu moins conciliants dans le vestiaire. Ainsi dans certaines interviews, des joueurs - notamment Andrea Masiello lui aussi sur le départ - lui ont reproché, alors qu'il était le capitaine, de ne pas se faire entendre lorsque la tension commençait à devenir insupportable entre le noyau et le coach. Gillet estimait logiquement que GianpieroVentura n'était pas responsable de la situation. S'il est vrai que l'homme n'a pas bénéficié de circonstances idéales (vente des meilleurs éléments, nombreuses blessures et situation du club pas clairement établie), il donnait l'impression d'avoir fait son temps. Et puis ses déclarations (" Nous avons bien joué. Nous méritions de gagner "...) ont fini par lasser l'opinion publique et le noyau. Evidemment, cette demi-polémique n'aurait sans doute jamais vu le jour si les résultats avaient été aussi bons que ceux de la saison précédente. Pour Daniel Van Buyten, la saison avec les Diables s'est terminée comme elle avait commencé : très mal. Son erreur fatale en septembre contre l'Allemagne l'a longtemps poursuivi. Et récemment, face aux Turcs, il n'a pas quitté le banc. Deux matches qui sont le symbole de son année. Il y a un an, il était redevenu un king à Munich : titre, Coupe et Supercoupe d'Allemagne, finale de Ligue des Champions. Il avait pratiquement tout joué et Louis van Gaal le considérait comme le patron de la défense. Son bilan 2010-2011 est moins folichon. Aussi bien au Bayern qu'en équipe nationale, il n'est plus qu'un pion parmi l'afflux de défenseurs centraux. Cette saison, il n'a disputé que 14 matches complets en Bundesliga : il n'était pas habitué à jouer aussi peu. Et il n'a inscrit que deux buts. L'état de santé de son père le mine et il a avoué en cours de championnat que ce problème avait eu des répercussions sur son niveau : " Je ne dormais presque plus et physiquement, je m'affaiblissais de jour en jour. J'ai alors demandé au coach de m'enlever de l'équipe. Quand j'ai totalement récupéré dans ma tête et dans mon corps, je le lui ai signalé mais il m'a fallu plus longtemps que prévu pour retrouver ma place. " Big Dan n'est pas bien dans sa tête. Rien que le fait d'avoir joué à la carpe après le match contre la Turquie confirme son état d'esprit. Son avenir paraît incertain. Il restera au Bayern, où il a encore un an de contrat. Et il veut encore jouer après cela, en Allemagne ou ailleurs " parce que la motivation et le physique sont intacts ". Mais continuera-t-il à être un des cadres de l'équipe nationale à partir du moment où l'élimination pour l'EURO sera mathématique ? Il faudra alors penser au Mondial brésilien, et au moment de cette phase finale, il aura 36 ans Avant d'intégrer le noyau des Diables Rouges, personne ne le connaissait en Belgique. Petit à petit, on a appris à le découvrir dans un rôle de pompier de service, sur ce côté droit dépourvu de talents. Pour Toby Alderweireld, cette saison aura servi de confirmation après avoir saisi sa chance lors du départ de Thomas Vermaelen à l'été 2009. A l'ombre de Jan Vertonghen, Alderweireld (21 ans) aura acquis ses galons de titulaire au sein de la défense championne des Pays-Bas. Dans un rôle axial, il aura montré tout son sens du placement et surtout une relance bien propre. Sans oublier son apport dans le domaine aérien. C'est d'ailleurs cette qualité-là qu'il fit parler contre Anderlecht en seizième de finale de l'Europa League. Depuis, il n'y a pas que Vertonghen qui suscite les convoitises. En avril, on apprenait qu'Arsenal le suivait assidûment et quelques mois plus tôt, le site Totalfootballmadness l'avait désigné parmi les onze stars du futur. Celui qui, la saison précédente, avait été désigné par son entraîneur Martin Jol comme espoir numéro un de l'Ajax, a donc confirmé tous les espoirs placés en lui. Si l'Ajax n'a encaissé que 30 buts et a terminé meilleure défense d' Eredivisie, il le doit à sa charnière centrale 100 % noir-jaune-rouge. " Le duo belge est particulièrement complémentaire et a fortement progressé ", écrivait l'hebdomadaire Voetbal International après le titre. " Alderweireld a une très bonne vision, ce qui lui permet d'exceller dans l'art de la passe en profondeur. Il s'accroche également très bien aux basques de l'attaquant adverse. " Seul pierre d'achoppement : il n'a pas réussi encore à convaincre le sélectionneur de le placer à sa meilleure place, dans l'axe. Mais il faut dire que quand on est confronté à Kompany, Van Buyten, Vermaelen et Lombaerts, on est déjà bien content d'être titulaire. Peu importe que cela soit à droite. M oussa Dembélé, dont le talent forçait l'admiration à Pékin, confirma dans la foulée lors de la saison du titre de l'AZ. On le crut alors formaté pour un tout grand club, mais pas de Milan AC, ni d'Arsenal. Plutôt le modeste Fulham, qui restait quand même sur une finale d'Europa League ! Il évitait la pression inhérente aux grosses cylindrées et son jeu allait y prendre du volume. Il débuta la compétition sur les chapeaux de roue, dans un poste de deuxième attaquant, moins surveillé que Clint Dempsey. Les supporters, orphelins de Bobby Zamora, blessé, l'adoptèrent immédiatement en lui dédiant un chant. Son goal contre Tottenham fut même choisi comme le plus beau goal de la saison de Fulham. Plusieurs pépins physiques (en septembre puis en novembre lors du déplacement des Diables en Russie) l'écartèrent. Revenu aux affaires fin janvier, alors que Fulham occupait une 17e place, il fut partie prenante de la bonne série du club qui échoua finalement à la 8e place. Les blessures et le rythme du championnat anglais l'émoussèrent quelque peu au second tour mais on peut globalement dire que sa première saison anglaise s'apparente à une réussite, malgré une difficulté toujours bien présente de trouver le chemin des filets (3 buts en 24 rencontres de championnat). "Ce que je pense de la saison de Logan Bailly ? C'est dégoûtant, ce qu'on lui a fait ! " Contacté à Salvador de Bahia, son coéquipier Dante Bonfim s'énerve. " Mönchengladbach a fait un premier tour catastrophique. C'était facile de trouver une cible : le gardien ! Mais tout le monde était mauvais. Je l'ai défendu à fond : cela a été mal pris au Borussia, on m'a tapé sur les doigts. Mais je n'ai pas changé d'avis : je trouve inadmissible qu'on s'amuse à shooter dans un gars qui est au sol et qu'on oublie tous les points qu'il a déjà gagnés. " Le grand héros des premiers jours (élu meilleur joueur de l'équipe par les supporters en mai 2009 après une demi-saison de Bundesliga) est devenu un gros zéro. Bailly est devenu le gardien le plus troué d'Europe. Octobre a été catastrophique : on lui a reproché le 4-4 des Diables face à l'Autriche, puis il y a eu un Gladbach - Brême historique (1-4) lorsque ses propres supporters l'ont sifflé ou applaudi ironiquement pendant 90 minutes. Sa direction lui a offert une semaine de congé (une première dans l'histoire du Borussia) puis son coach, Michael Frontzcek, l'a expédié en tribune. Quand Frontzeck a sauté, Lucien Favre a relancé le Belge. Pour quelques bons matches suivis d'un own-goal (défaite 0-1) contre Kaiserslautern. Tout s'est retourné contre lui : son panache, ses voitures, ses PV. Il a aussi sauté du noyau de Georges Leekens. Dernier coup : une peine de prison (avec sursis) suite à une partie de castagne à Liège en 2008. " Des conneries ", dit Bailly. Mais après cette condamnation, le Borussia annonçait qu'il pouvait se trouver un nouveau club : " Il sort d'une saison difficile et les supporters l'ont pris en grippe. Il a du potentiel mais plus d'avenir chez nous. " Bailly a encore deux ans de contrat. " Bon sang, qu'on l'aide au lieu de l'enfoncer ", dit Dante. " Il n'a pas perdu ses qualités. Si je suis recruteur pour un grand club, je saute sur l'occasion. Et en plus, c'est un bon gars. "Le Belgo-Brésilien du Borussia Mönchengladbach a échappé aux critiques de la presse allemande, pourtant sévère : son professionnalisme et son efficacité ont séduit tous les observateurs, comme son aptitude à conseiller et motiver ses cadets. Ses blessures ont limité son temps de jeu et incité certains à le surnommer le fantôme. Mais à l'heure H, dans les barrages pour le maintien contre le VfL Bochum, il a marqué le but de la victoire (1-0) d'un tir du pied droit, dans les arrêts de jeu du match aller puis, au retour, a délivré la passe décisive à Marco Reus, qui a égalisé (1-1). Et le club restait en Bundesliga ! Igor de Camargo (28 ans) est le meilleur buteur de 'Gladbach en championnat : 7 goals ; et deux assists. Plus un but et un assist dans les barrages, dont il a joué une vingtaine de minutes chaque fois. En championnat régulier, il n'a participé qu'à 19 joutes dont cinq dans leur intégralité. Le " transfert royal " de 'Gladbach a été poursuivi par les blessures dès son arrivée. Opéré de la cheville en juillet puis déchirure de la capsule : pas de préparation estivale et out des six premiers matches de championnat. Au second tour, sa cheville encore puis un ligament latéral interne du genou l'ont tracassé. Durant cette saison turbulente, marquée par un changement d'entraîneur, l'équipe a été fréquemment remaniée. Au second tour, elle a plus souvent évolué en 4-4-2, permettant à de Camargo d'occuper sa place de prédilection, en décrochage de l'attaque, associé à Raul Bobadilla, avant le départ de celui-ci pour Aris Salonique, puis à MikeHanke (quatre buts) ou à Mo Idrissou (cinq). Son rendement n'a pas baissé quand il a dû évoluer seul en pointe. Difficile de parler de la saison du défenseur d'Arsenal puisqu'il a vécu une saison blanche. De rechute en rechute (alors que son retour était attendu pour le mois de janvier), Vermaelen s'est surtout fait attendre. On peut y voir un bon signe : s'il n'avait pas autant convaincu et ne s'était pas érigé comme un patron de la défense dès sa première année, on n'aurait pas autant parlé de son retour. De plus, ses concurrents n'ont pas su saisir leur chance. Le Suisse Johan Djourou ? Bonne saison mais un peu tendre. Le nouvel arrivé Laurent Koscielny ? Pas mal mais quand on vient de Lorient, il faut quand même tenir le coup toute une saison. Sa faute sur le but victorieux de Birmingham en finale de Coupe de la Ligue a coûté un trophée. Sébastien Squillaci ? Foirage total. Bref, la rengaine est souvent la même à Arsernal. Offensivement, c'est très bon mais défensivement, c'est trop léger. Surtout avec Vermaelen blessé et Kolo Touréparti à City. Cependant, même si Vermaelen ne doit pas craindre pour sa place, comment son corps va-t-il récupérer ? Va-t-il retrouver le rythme et tous ses repères sur le terrain ? Son retour lors des deux dernières journées de championnat contre Aston Villa et surtout face à Fulham s'apparentèrent à un calvaire. La mi-temps face à la Turquie, au poste de back gauche, fut par contre remplie d'espoir. De plus, cette saison blanche a également enlevé une partie de la confiance que lui témoignait le manager Arsène Wenger. Désormais, Vermaelen porte une étiquette de grand blessé et le Français a déjà annoncé qu'il comptait renforcer le secteur défensif. Si un Vermaelen impérial comme en 2009-2010 n'aurait aucun souci à se faire, une rechute compliquerait la donne. THOMAS BRICMONT, PIERRE DANVOYE, BRUNO GOVERS, NICOLAS RIBAUDO, STÉPHANE VANDE VELDE.