Le bonheur, c'est quand les ennuis dorment profondément. Les orages d'été ont tonné dans le ciel de Sclessin, au point de retourner l'effectif, de secouer le staff technique et d'essorer l'ancien top de la direction. Après la pluie des vacances, le beau temps ? Les Liégeois ont confié leurs ambitions aux bons soins du solide et sympathique Ron Jans. Le T1 néerlandais s'est rapidement fondu dans son nouvel environnement, a appris à s'exprimer en français à la vitesse de l'éclair tout en portant la bonne parole du jeu offensif. Le Standard a déploré des départs, certains importants, d'autres moins ( Mémé Tchité, Gohi Bi Cyriac, Felipe, Birkir Bjarnason, et...

Le bonheur, c'est quand les ennuis dorment profondément. Les orages d'été ont tonné dans le ciel de Sclessin, au point de retourner l'effectif, de secouer le staff technique et d'essorer l'ancien top de la direction. Après la pluie des vacances, le beau temps ? Les Liégeois ont confié leurs ambitions aux bons soins du solide et sympathique Ron Jans. Le T1 néerlandais s'est rapidement fondu dans son nouvel environnement, a appris à s'exprimer en français à la vitesse de l'éclair tout en portant la bonne parole du jeu offensif. Le Standard a déploré des départs, certains importants, d'autres moins ( Mémé Tchité, Gohi Bi Cyriac, Felipe, Birkir Bjarnason, etc.), mais a activement recruté ( Eiji Kawashima, Marvin Ogunjimi, Frédéric Bulot, Dudu Biton, Astrid Ajdarevic, DannyVerbeek). Cette fois, contrairement à la saison passée, Jean-François de Sart a eu le temps de faire son marché avant le début du championnat : le Standard doit souligner ses ambitions. Sans être extraordinaire, la défense a été solide la saison passée (3e ligne arrière de la phase classique avec 33 buts contre et 4e des PO1 : - 17 buts) mais Jans a sorti la caisse à outils pour donner une autre allure à ce secteur. Anthony Moris n'est pas condamné d'office après avoir eu sa chance durant les PO1, mais doit patienter et acquérir des planches dans le sillage de Kawashima, titulaire, chargé de remplacer Sinan Bolat, blessé et sur le flanc pour des mois. Jans a rapidement songé à Jelle Van Damme pour le centre du bastion défensif où ce grand gabarit est plus à l'aise que dans la ligne médiane. Van Damme peut y être associé à Laurent Ciman, Yohan Tavares ou Kanu, s'il ne part pas. Réginal Goreux et Daniel Opare ont des arguments pour le poste d'arrière droit comme c'est le cas de Sébastien Pocognoli et du polyvalent Rami Gershon, à gauche. Comme tout entraîneur néerlandais qui se respecte, Jans prône une bonne conservation du ballon au niveau de la ligne médiane. William Vainqueur est chargé de régler la circulation devant la défense. Souvent excellent, le pare-chocs français s'est éteint fin 2011-2012 ; il ne peut plus connaître de passage à vide et doit évoluer plus haut. Il y a du neuf à ses côtés avec Ajdarevic, Bulot et Verbeek, un couloir gauche très offensif. Sans oublier le fin technicien qu'est Nacho Gonzalez ou les Yoni Buyens, Maor Buzaglo, Luis Seijas ou GeoffreyMujangiBia, cela permet à Jans de varier les coups et de miser sur une ligne médiane composée de trois ou quatre médians selon les données des matches. Insuffisamment soutenue et handicapée par les blessures, la division offensive n'a pas répondu à l'attente la saison dernière, que ce soit lors de la phase classique (+ 43 buts, 8e attaque) ou tout au long des PO1 (+ 10 buts, 6e attaque). Le transfert de Christian Benteke à Genk et les pépins de Tchité ou de Cyriac expliquent cette anémie. Biton et Ogunjimi sont chargés de faire oublier Mémé et Gohi Bi passés au Club Bruges et à Anderlecht. A deux, ils détiennent des arguments. Venu du Wisla Cracovie, après un passage à Charleroi, Biton est un renard des surfaces et un pivot intéressant. Ogunjimi dispose d'un bon potentiel technique et d'un évident sens du but. Leur complémentarité constitue un atout. Si Dudu s'est lié au Standard pour quatre ans, Marvin a été prêté pour un an par Majorque. Michy Batshuayi a tout pour accentuer ses progrès et profiter de sa pointe de vitesse. Le Standard ne doit plus gérer l'héritage de Luciano D'Onofrio et a eu le temps de choisir ses cartes. Après une saison de transition, les excuses seront d'autant plus malvenues que les Rouches n'ont pas le moindre rendez-vous européen à leur agenda. Les Liégeois se sont offerts un solide lifting : sera-ce suffisant ? PAR PIERRE BILIC