En 2012, alors qu'il était sous contrat à Al Shabab, au Bahreïn, Hakeem Al Araibi a été arrêté en pleine rue. On l'a accusé de vandalisme dans un bureau de police, avec son frère et un troisième comparse. La famille a démenti : au moment des faits, Hakeem jouait au football. Et son match était retransmis en direct ! Les autorités ont fait la sourde oreille. Les trois hommes ont été condamnés à dix ans de prison.

Au prononcé du jugement, Al Araibi se trouvait au Qatar avec l'équipe nationale de Bahreïn. Durant ses trois mois de détention préventive, il a été torturé -noyé par intermittence et frappé aux jambes, " afin que je ne puisse plus jamais jouer au football ". Il a donc décidé de prendre la fuite par l'Iran, la Malaisie et la Thaïlande pour finir Australie, où il a obtenu l'asile politique. Selon lui, il n'a pas été condamné pour vandalisme mais parce qu'il protestait contre le régime. Hakeem a ouvertement soutenu le printemps arabe et critiqué le régime à cause de la discrimination dont son courant religieux est victime : il n'appartient pas à la même branche de l'islam que le pouvoir en place.

En décembre, Hakeem, semi-professionnel à Melbourne, a voulu effectuer son voyage de noces en Thaïlande. Il a été arrêté à l'aéroport de Bangkok. Interpol avait délivré un mandat d'arrêt international à la demande de Bahreïn. Entretemps, il a été retiré, ayant été délivré à tort, mais la police thaïlandaise n'en est pas moins intervenue. Malgré les protestations du monde sportif, Hakeem est toujours emprisonné. Bahreïn peut produire des preuves jusqu'à ce vendredi 8 février. Ensuite, il y aura un procès. La famille fait l'impossible pour éviter l'extradition du joueur, avec le soutien de la communauté internationale.

En 2012, alors qu'il était sous contrat à Al Shabab, au Bahreïn, Hakeem Al Araibi a été arrêté en pleine rue. On l'a accusé de vandalisme dans un bureau de police, avec son frère et un troisième comparse. La famille a démenti : au moment des faits, Hakeem jouait au football. Et son match était retransmis en direct ! Les autorités ont fait la sourde oreille. Les trois hommes ont été condamnés à dix ans de prison. Au prononcé du jugement, Al Araibi se trouvait au Qatar avec l'équipe nationale de Bahreïn. Durant ses trois mois de détention préventive, il a été torturé -noyé par intermittence et frappé aux jambes, " afin que je ne puisse plus jamais jouer au football ". Il a donc décidé de prendre la fuite par l'Iran, la Malaisie et la Thaïlande pour finir Australie, où il a obtenu l'asile politique. Selon lui, il n'a pas été condamné pour vandalisme mais parce qu'il protestait contre le régime. Hakeem a ouvertement soutenu le printemps arabe et critiqué le régime à cause de la discrimination dont son courant religieux est victime : il n'appartient pas à la même branche de l'islam que le pouvoir en place. En décembre, Hakeem, semi-professionnel à Melbourne, a voulu effectuer son voyage de noces en Thaïlande. Il a été arrêté à l'aéroport de Bangkok. Interpol avait délivré un mandat d'arrêt international à la demande de Bahreïn. Entretemps, il a été retiré, ayant été délivré à tort, mais la police thaïlandaise n'en est pas moins intervenue. Malgré les protestations du monde sportif, Hakeem est toujours emprisonné. Bahreïn peut produire des preuves jusqu'à ce vendredi 8 février. Ensuite, il y aura un procès. La famille fait l'impossible pour éviter l'extradition du joueur, avec le soutien de la communauté internationale.