La Bundesliga a perdu quelques joueurs intéressants, des piliers de la Mannschaft, comme Timo Werner (24 ans) et Kai Havertz (21 ans), qui ont quitté le RB Leipzig et le Bayer Leverkusen pour Chelsea, mais aussi des internationaux moins réputés du SC Fribourg comme Robin Koch (24 ans) et Luca Waldschmidt (24 ans), partis respectivement à Leeds United et Benfica. Après un moment de déception, les clubs ont certainement jubilé : ces transferts ont rapporté de l'argent et leur valent une certaine réputation. Les clubs allemands ont investi dans les talents de moins de vingt ans, leur ont permis de progresser en équipe première et ils recueillent maintenant le fruit de leurs efforts.
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La Bundesliga a perdu quelques joueurs intéressants, des piliers de la Mannschaft, comme Timo Werner (24 ans) et Kai Havertz (21 ans), qui ont quitté le RB Leipzig et le Bayer Leverkusen pour Chelsea, mais aussi des internationaux moins réputés du SC Fribourg comme Robin Koch (24 ans) et Luca Waldschmidt (24 ans), partis respectivement à Leeds United et Benfica. Après un moment de déception, les clubs ont certainement jubilé : ces transferts ont rapporté de l'argent et leur valent une certaine réputation. Les clubs allemands ont investi dans les talents de moins de vingt ans, leur ont permis de progresser en équipe première et ils recueillent maintenant le fruit de leurs efforts. Thomas Tress, le directeur financier du Borussia Dortmund, préfère ne pas trop dévoiler ses cartes, mais il a confié au Frankfurter Allgemeine Zeitung qu'il avait besoin de transferts lucratifs. " Notre modèle économique consiste à refinancer notre noyau grâce aux transferts. Nous y sommes contraints, car nous ne faisons pas le poids au niveau international. " Cet été, le Borussia n'est pas parvenu à vendre sa pépite, l'international anglais Jadon Sancho (vingt ans), aucun grand club européen n'étant prêt, en ces temps difficiles, à verser plus de cent millions d'euros pour l'avant. Mais l'année prochaine, Sancho quittera certainement Dortmund, qui l'a transféré en janvier 2017 de Manchester City pour 7,84 millions d'euros et dont on estime la valeur actuelle à 117 millions. Le Bayern, champion, vient d'investir quelque cent millions dans un centre de formation moderne et Leipzig peut également se flatter de posséder une académie à la pointe de la science. Les clubs doivent changer. Même l'école des jeunes de Dortmund n'a réussi à faire éclore que deux joueurs qui étaient au top mondial en U16 et en U17 : Christian Pulisic et Giovanni Reyna. Pour le moment, ses espoirs reposent sur Youssoufa Moukokou (quinze ans). Max Eberl a accompli un travail de pionnier à 'Gladbach. C'est lui qui a enrôlé Marco Reus, Dante Bonfim, Granit Xhaka, Max Kruse, Mahmoud Dahoud, Thorgan Hazard et Jannik Vestergaard, qu'il a revendu avec un bénéfice conséquent au bout de deux saisons maximum. " Cet argent m'a permis d'acheter deux ou trois joueurs et de relever le niveau de l'équipe ", explique Eberl, qui a mué un club abonné aux sièges éjectables en participant à la Champions League. Plusieurs jeunes loups sont à nouveau sur le point de s'imposer : Marcus Thuram, Denis Zakaria, Florian Neuhaus (23 ans) et Hannes Wolf (21 ans). " Nous avons appris à bien acheter ", déclare Oliver Mintzlaff, le CEO du RB Leipzig. " Mais nous devons revendre très vite les joueurs. " Leipzig a fait de bonnes affaires avec Werner. Transféré en 2016 du VfB Stuttgart pour quatorze millions, il vient d'être vendu pour 53 millions. Le SC Fribourg a récolté trente millions pour le transfert de Koch et de Waldschmidt, de jeunes professionnels dénués d'une grande expérience en Bundesliga, qui ont cédé à l'attrait des sirènes étrangères. " Pour nous aussi, il est essentiel de pouvoir revendre de temps en temps des joueurs avec du bénéfice ", confirme le directeur sportif Klemens Hartenbach, un ancien gardien qui a vécu dans le même bâtiment d'accueil des jeunes que l'entraîneur actuel, Christian Streich. " Toutefois, l'achat de jeunes en prévision d'une revente ne sera jamais notre modèle commercial. " L'aspect humain reste le facteur décisif à Fribourg. Les professionnels gagnent déjà des sommes considérables à vingt ans, ils jouissent déjà d'une certaine notoriété, mais ils n'ont pas encore d'expérience de la vie ni de leur statut, alors que leur famille et leur entourage les placent sous pression pour qu'ils répondent aux espoirs. " Finalement, ce sont des garçons tout simples et il est important de ne pas le perdre de vue dans nos contacts avec eux ", souligne Hartenbach.